‹ Les colonies allemandes et leur valeurChapitre 9 sur 17 · ALLEMAGNE, PUISSANCE COLONIALE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE, PUISSANCE COLONIALE

mande se faisait aux méthodes coloniales ; peu à peu aussi, les populations se soumettaient sans trop d’arrières pensées à la domination étrangère. Une seule révolte sanglante avait lieu en 1911 aux Carolines, dont le motif était la dureté avec laquelle les autorités appliquaient une loi récente sur l’impôt de capitation.

Espérant donner une activité plus grande encore aux questions économiques coloniales, le Gouvernement chercha à coordonner davantage les efforts des particuliers, capitalistes ou commerçants, avec ceux de l’administration. Il existait bien le Conseil colonial, assemblée consultative chargée d’éclairer sur certains points difficiles la religion du Ministère des colonies, mais sa constitution et le rôle effacé joué par lui, ne le rendait pas apte à ce que l’on désirait obtenir, à savoir les conseils précieux de personnalités commerciales ou industrielles. Dès 1903, la presse allemande signalait l’intérêt qu’il y avait à faire appel en bien des cas à des commissions techniques.

ce L’auteur estime que le Parlement manque souvent de compétence dans les questions coloniales et formule l’espoir que, pour la solution des affaires, on recourra plus souvent que par le passé à l’avis des intéressés : colons, planteurs, négociants Coloniaux, et surtout des Chambres de commerce de Berlin, de Brême et de Hambourg qui ont créé dans leur sein des comités coloniaux » (1). Aussi von Dernburg prépara une réforme d’après laquelle le Conseil colonial était remplacé par une « Commission permanente pour soutenir l’administration coloniale en matière de questions économiques». Cette transformation s’effectua en 1911.

A la veille de la guerre, les colonies constituaient, pour l’Empire, sinon une source de revenus appréciables, du moins un « domaine colonial important assez bien réparti xsur la surface du globe pour offrir à sa politique et à son commerce des points d’attaches favorables dans toutes les parties du monde» (2). Albert Zimmermann termine son ouvrage La politique coloniale allemande par les mots suivants : « L’Empire s’est imposé de lourds sacrifices pour les

(1) Das National Deutchland.

(2) La fin de l’Epipire colonial allemand. Redelsperger. Revue Politique ci Parlementaire, 10 Février 1915.

colonies dont* les produits sont encore très loin de suffire aux besoins de la métropole, laquelle n’y importe que très peu de marchandises destinées aux indigènes, mais, avec le temps, les colonies deviendront rémunératrices et la métropole en tirera des avantages croissants ».

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