‹ Les colonies animales et la formation des organismesChapitre 17 sur 102 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

paraître que momentanément dans la région ventrale du corps de YAmphioxm^ et finalement à se confiner d'emblée dans la région dorsale chez les autres Vertébrés. La possibilité de telles modifications dans les procédés de développement montre à quel point doivent être tenues pour suspectes les catégories qu'on a essayé d'établir parmi les animaux, en s'appuyant sur le mode de formation de leurs organes ou même de leur cavité générale, sans tenir compte des lois de la tachygenèse.

Origine des éléments sexuels. — La tachygenèse semble d'ailleurs avoir eu sa part dans l'apparition môme de la génération sexuée. Elle suppose, en eiïet, l'accumulation dans l'œut d'une certaine somme de matériaux nutritifs, ou tout au moins l'acquisition par celui-ci d'un volume qui lui permette de se diviser un certain nombre de fois, pour former les éléments anatomiques de l'embryon, dans la période où ce dernier ne peut encore s'alimenter par lui-même. Les belles études de M. Maupas sur la reproduction des Infusoires montrent que l'instrument le plus actif de la formation du protoplasma et des réserves qu'il contient, c'est le noyau. A ce métier, le noyau s'use; certaines de ses parties meurent et, chez les Infusoires, sont éliminées.

Tout ce que l'on a appris le plus récemment des deux sortes d'éléments reproducteurs tend à établir que l'élément mâle et l'élément femelle proviennent d'éléments qui avaient primitivement les mômes aptitudes reproductrices [spores^ zoospores^ conidies, etc.). Les noyaux de tous les plastides des organismes qu'ils doivent reproduire contiennent un nombre déterminé, constant pour chaque espèce, de corpuscules particuliers, les chromosomes. Au moment où ils s'unissent pour former un œuf prêt à se développer, les deux éléments reproducteurs ne contiennent chacun que la moitié de ce nombre de chromosomes, d'où l'impossibilité pour eux d'évoluer séparément ; par leur union seulement ils peuvent former un plastide complet, et la nécessité de la fécondation est par cela même établie. Mais pourquoi cette réduction du nombre des chromosomes? Elle s'explique pour l'œuf si l'on admet que, grâce à l'expulsion des globules, polaires.

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