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par rintermédiaire des pores inhalants et que cette eau est rejetée à l'extérieur par Tintermédiaire des oscules. Les pores inhalants semblent donc des milliers de petites bouches constamment ouvertes à Teau chargée de matières alimentaires ; les oscules servent d'orifice de décharge.
On comprendra facilement comment est entretenu le courant d'eau qui traverse l'Eponge si l'on veut bien jeter les yeux sur la figure 4, qui représente une coupe pratic nge
gélatineuse, YHalisarca lobularis. On vc "" de
grandes lacunes centrales, qui font part cor-
respondant à l'un des oscules, et 2* tou lux,
partant de la périphérie de l'Eponge, a vite
centrale et s'ouvrant à l'extérieur par dei itre
chose que les pores inhalants. Sur leur I ces
canaux présentent presque toujours un [ue,
tapissé par des cellules munies chacune ï ce
que l'on nomme une corbeille vibratile (f lent
des cils qui revêtent ces remarquables o d'y
séjourner, la chasse toujours dans le m( 'ant
qu'il s'agit d'expliquer. Carter, qui a illes
vibratiles, les comparait à des Volvox re lUes
la partie fondamentale de l'Éponge, l'c iont
toutes les autres parties n'étaient que des dépendances. Les Éponges étaient pour lui quelque chose comme des colonies de Volvox.
11 y a de vrai dans cette manière de voir, que la plupart des Éponges doivent être, en effet, considérées comme des colonies. Chaque oscule est le centre d'un système particulier de canaux et de cavités, qui constituent dans l'Éponge un domaine à part dont les limites sont plus ou moins nettement tracées. Parfois il y a continuité absolue entre deux domaines voisins ; mais parfois aussi la séparation est complète et chaque domaine se comporte alors comme un individu distinct. D'autre part, nombre d'Épongés ne possèdent jamais qu'un oscule ; ces dernières méritent évidemment le nom à' Éponges simples par opposition à celles dont les oscules sont multiples et qui sont des Éponges composées. Le do-
maine de chaque oscule correspond à une Éponge simple dans ces Éponges composées qui résultent par conséquent de la réunion, ou même de la fusion presque totale d'un nombre plus ou moins considérable à'Élponges simples. Seules ces dernières sont de véritables itidividîts; les autres sont des collectivités, des colo^
Tig, 24. — ÉPOKGBS CALCAIRES. — I. Olynthus primordialis, Haeckel, type de l'indivûiu êpon* glaire, — 1. Éléments miles du même. ~ 3, 4. r.eUules flagelUrères du même. — 5. Cellule amiboide eoMÎdérée comme un œuf. — 6. Coupe traosTcrsale d'un Asealtù Geçenbauri^ montrant U covehe uûbolde, les spieules, les œufs et la couche des cellules flagelUrères.
nies. G^est là^ une distinction de la plus haute importance pour rintelligence de l'organisation des Éponges ; elle fut établie pour la première fois par Oscar Schmidt (1). Tandis que les Éponges composées doivent à leur nature colo-
(I) Oscar Schmidt, Die Spongien des AdriaUschen Meeres, Leipsig, 1862 à 1870.
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niale une variété de formes pour ainsi dire infinie, en général les Eponges simples présentent, au contraire, une forme sensiblement constante. L'une des plus remarquables, celle à laquelle Hœckel (1) a ramené toutes les autres, est VOlynthus (fig. 3, n* 1), que Ton peut se figurer comme une sorte de petite urne dont l'ouverture ne serait autre chose que l'oscule de TEponge ; ses parois minces, soutenues par des spicules calcaires à trois branches, sont assez régulièrement perforées de trous, qui jouent le rôle de pores inhalants. Ces trous peuvent se fermer temporairement ; il arrive même quelquefois qu'ils se ferment tous ensemble : la cavité intérieure de Turne ne communique alors avec Fextérieur que par Toscule que Ton pourrait prendre pour une bouche.
Les parois de ÏOlynthus sont constituées par deux couches cellulaires superposées, bien distinctes. La couche interne est formée de cellules munies chacune d'un flagellum entouré à sa base d'une collerette membraneuse (fig. 5, n** 3 et 4 et fig. 22, n* 2). Ces cellules sont identiques à celles qui constituent les corbeilles vibraliles des Eponges composées, de sorte qu'on peut considérer la cavité tout entière d'un Olynthus comme ne formant qu'une grande corbeille \ibratile. On ne peut manquer d'être frappé de la ressemblance absolue des cellules flagellifères des Éponges avec les Salpingœca ou avec les individus constitutifs des colonies A'Anthophysa{ûg, 18, page 130) et de Codosiga {ûg, 17, page 129). Le noyau, le nucléole, la vésicule contractile, la collerette qui entoure le flagellum, tout concourt à établir leur identité fondamentale avec ces petits êtres. Aussi un naturaliste am.éricain, James Clark (2), a-t-il proposé de considérer les Éponges comme des colonies d'infusoires flagellifères, des colonies de Monades^ opinion que soutient également M. Saville Kent (3).
En ne considérant que la couche externe de cellules, d'autres naturalistes avaient été conduits, d'une façon analogue, à voir dans les Éponges des colonies d'Amibes, Il est impossible, à la vérité, de dis-
(i) Hsckel, Die Kalkschwàmme, 3 vol. Berlin, 1872.
(2) James Clark, On the Spongias ciliatœ as Infiisoria pigellata (Memoirs of Boston Society of Natural history, vol. i, part. 111, 1868).
(3) SdîvïlLeKeniy Annals and Magazine of Natural history, 1878.
tinguerdans cette couche des cellules nettement délimitées ; mais OD yToitde nombreux noyaux indiquant son origine cellulaire, et quand une partie quelconque de sa substance vient à être isolée, cette partie se met à exécuter des mouTcments amiboïdes de la plus
^^* — *• Coupe à traveri une Éponge calcaire {Leuofssa incrustons), montrant une corbeille .vi- ■«»iïe,awî set cellules à un teal cil, des œufs, les noyaux des cellules de la substance sarcodique «J Ml eoTcloppes des spicules. — 2. Portion d'une éponge calcaire {Sycandra compressa) montrant » eoaehe des cellules flogellifèresy et au-dessous un embryon en Toie de développement.
grande netteté. C'est là une particularité si frappante que pendant longtemps de nombreux auteurs, parmi lesquels il faut citer Dujardin, Carter, avant sa découverte des corbeilles vibratiles, Carpenter, wgenbaur, etc., ont placé les Éponges à côté des Rhizopodes.
La divergence de ces opinions doit être pour nous un enseigne* ment. Il n'est pas plus permis de dire que les Eponges sont des colonies d'Infusoires (lagellifères ou des colonies d'Amibes que de dire qu'une maison est un assemblage de moellons ou un assemblage de pièces de bois. Lia maison, une fois construite, est un objet 1 e ne définit composent, façon déterm t pas moins le qui constiti tièrement h nents d'une 1 Infusoire fl haut degré façon spécial is ces organi; t à la prospé supérieur : nents compoi ondition pr force d'évoli lividu dont il seul, il est lui à reconsi maître. C( m de l'espèc dont la mas es en