kil
Dans la zone du Golfe, l'Etat de Vera-Cruz tient le premier rang. Les terres à coton s’y trouvent en grande quantité, la culture y a fait ces dernières années des progrès importants.
Sur le Pacifique la culture s'étend sans interruption sur tout le littoral, principalement à Tepic et à Santiago, elle pourrait se développer grâce à l’étonnante fertilité du sol. L'avenir de cette culture est entièrement entre les mains des habitants ; il suffirait d’un travail régulier et de quelques irrigations pour pouvoir lutter avec les Etats-Unis dont le sol s'épuise peu à peu et où la culture devient moins rémunératrice par suite des dépenses d’engrais qu'elle entraîne, et de la cherté plus grande de la main-d'œuvre.
En Colombie, au Vénésuéla le coton cultivé estemployé
sur place : on peut évaluer la production à :
Colombier 272%. 115.000 kil.
Venezuela 212" 625.000 kil.
Au Brésil. — Le sol et le climat se prêtent fort bien
dans la plus grande partie du pays à la culture du coton, mais après avoir atteint son maximum vers 1850, cette
culture a été peu à peu remplacée par celle du café.
Voici quelques chiffres d'exportation pour l'Angle-
terre :
1810 Pre 142.846 FSU PAURRE 150.120 [SSL CARE 191.468 1202 RARE 74.010 18500002 .. 171.800 FOUR 270.560 ARTO ame 402.750 1SOS RCE el 67.950 1880 raRanr 123.300
En 1850, d’après Thomas Ellison, les exportations totales pour l’Europes’élevaient à 201.800 balles (33.500.000 K.) en 1890, 189.500 balles, dont les 8/9 pour l'Angleterre. Les principales espèces connues sont le Pernambuco. le Bahia, le Maranham. L'industrie cotonnière à pris un développement important au Brésil, tandis qu’en 1865 on ne comptait que 9 manufactures travaillant le coton, on en trouve 31 en 1875, 51 en 1885, 134 en 1895 ; en 1899 on comptait à Rio de Janeiro 279.666 broches et 9.900 métiers à tisser. Le Brésil tend done à consommer sur place le coton qu'il produit.
Le Pérou. — Par la constitution de son terrain, hautes montagnes, plateaux et vallées fertiles, ce pays présente une variété de climats telle qu’on peut y cultiver presque toutes les plantes tropicales et aussi celles des régions tempérées.
Certaines régions sont favorables à la culture du coton
qui est connu sous deux types sur le marché anglais, le
‘ Rough Peruvian ” et le ‘* Smooth Peruvian ” ; surtout
AMÉRIQUE 41 cultivé dans les départements de Pierra et de Ica, celuici est expédié en grande partie à Liverpool.
Ses exportations totales sont estimées comme suit par
les Rapports consulaires belges).
1H UD RAUNX ROMANE 4.765.858 kil.
1 RS PR NES PAUREENECE 91837;220 A ESC TE MATE SR 4.617.697 TONER Re Ce 5.586.394
Le Chili ei l'Equateur cultivent aussi le coton, mais
en fournissentune quantité peu importante.
La Guyane. — Les textiles sont particulièrement abondants en Guyane. Les cotonniers y sont arborescents et fournissent un coton d'excellente qualité à soie longue et fine ; autrefois cette culture comptait à juste titre au nombre des plus importantes de la Guyane. En 1827, l'exportation fut encore de 15.000 balles et d’après les documents recueillis lors de l'exposition de 1878, elle s'élevait à 280.000 kilos en 1836. Depuis cette époque, le chiffre de la production a graduellement diminué et, depuis 1844, on ne compte plus d’exportation. Gertainement, le sol y conviendrait fort bien à la culture. du cotonnier, mais plusieurs causes viennent l'entraver. L'incertitude constante des saisons ne permet pas toujours d'assurer la récolte dans de bonnes conditions de réussite. et de plus des travaux considérables de desséchement
seraient indispensables. Enfin, la découverte des mines,
d’or (4855) à rendu la main-d'œuvre plus onéreuse eton a dû restreindre les cultures.
Les iudigènes négligent la culture, source fondamentale de la richesse d’un pays, pour les placers aurifères dontils espèrent une fortune plus rapide. Enfin le manque de soins et l'humidité ont développé sur les plants de cotonniers une espèce d'insectes et une sorte de maladie
due à un champignon qui ravagent les cultures.
C) Antilles.
Les essais de culture entrepris à la fin du xvin° siècle avaient donné les meilleurs résultats, ainsi qu’en témoigne un mémoire adressé au roi de Danemark en 1790 par un inspecteur de l’agriculture de l’île de Sainte-Croix. Il est curieux de voir ces tentatives dans les Antilles, il y a plus d’un siècle, alors que la culture du coton aux États- Unis était encore dans sa première enfance. Le rapportsignale des cultures cotonnières dans toutes les Antilles et sur le continent. Il est plus que probable que si les colons avaient montré autant de persévérance et de travail qu'aux États-Unis et aux Indes, leurs plantations seraient aujourd'hui prospères.
Le coton qu’on rencontre d’ailleurs à l’état sauvage au nord de la mer des Antilles, y a été longtemps en honneur, le climat, le sol lui sont favorables. Les exportations des Antilles à destination de la Grande-Bretagne et
de l'Amérique du Nord s’élevèrent en 1787 jusqu’à 16 mil-
lions de livres. La Guadeloupe et ‘la Martinique réunies fournissaient sur ce total 2.300.000 livres.
Mais au xix° siècle, la production a baissé progressivement à mesure que la canne à sucre prenait plus d’importance, ctles exportations pour l'Angleterre qui passèrent de 90.634 balles en 1802 à 15.300 en 1857 se réduisent actuellement à quelques centaines de balles par année.
Indes Occidentales Anglaises. West Indies. — L’association cotonnière anglaise s'efforce de rendre à la culture du coton son ancienne importance dans ces îles et tâche de venir en aide aux planteurs pour leur permettre de remplacer la culture de la canne à sucre, maintenant peu rémunératrice par celle du coton. Elle fit en 1904 un don de 400 liv. au gouvernement des West Indies comme encouragement et fournit des graines, machines, etc... Les résultats obtenus par une dame propriétaire de Monserrat furent très encourageants, elle.obtint un profit d'environ 8 liv. par acre. Mais bien peu des propriétaires ont un capital suffisant pour entreprendre la culture du coton sans une aide pécuniaire ; au moyen d’avances garanties par la production, 15 Gouvernement et l'Association pourront les aider. |
Les résultats de 1905 furent encourageants. Le coton récolté grâce aux graines fournies fut de très bonne qualité et obtint même un prix de deux à trois pence supérieur à celui de la Caroline du Sud.
Saint-Vincent et les Barbades sont les îles les plus favo-
risées ; le sol en étant d’une qualité supérieure. Les résultats ont été également bons à Monserrat-Saint-Kitts, Nevis, Antigua ; à la Jamaïque on a encore très peu produit. L'introduction de la culture du coton permettra en outre aux planteurs de ne pas dépendre d’un article unique, le sucre.
En 1906 le coton produit augmenta encore en quantité et en qualité.
Voici les chiffres de balles exportées au 831 décembre en 1902, 1903, 1904 et 1905.
Dainte-EUGie er 7e » » 6 4 Ba DARTAS PRES SERRE 3 16 21 Vi Jamaïca (au 31 mars) ..... » 8 36 226 DeVincenti ide) MANIERE 135 108 315 349 BATDAe Sr ANT ne re » 43 480 861 CLenadT es Ter LR 619 753 786 032 Lewards Islands.......... » 148 290 982 DE LIPLIE RS RS ARR » » 4 a
Guadeloupe. — Le savant P. Labat, un des écrivains les plus autorisés qui aient étudié les Antilles, constatait, dès 1696, que leurs cotons étaient les plus renommés.
A la fin du xvi siècle et au commencement du xix° les cultures avaient acquis une grande importance à la
Guadeloupe, mais aujourd’hui la culture est complète-
ment abandonnée et les planteurs qui s’y livraient il ya quelques années encore paraissaient plus désireux de s’assurer une prime que de produire du coton.
De 1881 à fin 1896 la colonie a en effet payé aux planteurs un total de primes qui s’élevèrent à 63.585 francs et le chiffre total des exportations ne s’est élevé qu’à 2.696 kilos pour quinze ans, soit environ 24 francs de prime par kilog de coton exporté.
En 1901 l'exportation de coton à été de 1093 kilos.
Martinique. — En 1888, sur 98.782 hectares de terres cultivées la colonie n’en comptait que 21 hectares plantés en coton. C’est dire que la récoite est insignifiante. A la fin du xvin° siècle il n’en n'était pas ainsi. Les exportations de l’île pour 1785 s’élevèrent à 1.512.000 livres. En 1779 la culture s’étendait sur 2.724 hectares, qui a été le chiffre maximum.
L'influence de la guerre de Sécession se fit sentir à la Martinique par une recrudescence momentanée des cultures de coton. Les exportations qui n'étaient que de 10.135 kilos en 1864 s'élèvent à 46.283 kilos en 1865, mais la baisse de prix qui survint après la guerre fit abandonner ces cultures, et aujourd’hui les exportations sont insignifiantes. La colonie ne fournit même plus assez de coton pour la consommation locale. Les usines y font défaut et elle est forcée d’acheter ses cotonnades au dehors. Ce n'est pas le commerce français qui alimente le trafic d'importation, ce sont les cotonnades de Manchester qui
sont vendues partout malgré un droit d'entrée de
62 francs les 100 kilogrammes (13 kilos. les 100 mètres carrés) sur les cotons unis et croisés et 50 0/9 ad va-
lorem sur les indiennes et satinettes de coton.