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On a proposé de plus de supprimer les privilèges accordés sur les chemins de fer gouvernementaux, mais à la condition que l’association soit relevée de l’obligation de payer une garantie de 1 d. par livre de graines de coton.

Il n’a pas été question du prix payé aux indigènes, il y a en effet toute raison de croire que ce prix pourra être maintenu ét il est certain qu'un prix fixe est le meilleur encouragement aux fermiers indigènes pour les engager à continuer et étendre la culture du coton. Il est bien évident que d'ici bien longtemps les indigènes de l’inté-

rieur de l'Afrique ne pourront comprendre et apprécier

les fluctuations journalières des prix du coton sur le marché de Liverpool.

Eu connexion avec les expériences faites sur les diverses variétés de graines on fit aussi des essais avec le maïs etautres produits agricoles comme plantes de transition à cultiver entre l’époque de la récolte du coton et la saison des nouvelles semences.

Si ces essais sont couronnés de succès, ce sera d’un grand aide pour encourager les indigènes à cultiver le coton en leur procurant des profits supplémentaires et leur épargnera un travail considérable de défrichement.

On avait exprimé des doutes sur la nécessité de garantir aux indigènes un prix fixe pour la livre de graines de coton (1 d. par livre exactement). Le résultat montré par la balance pendant l'exercice 1904-1905 accuse un bénéfice de 108 liv.17s. 1 d. Il était dû en grande partie aux hauts prix où le coton a été maintenu pendant cette période par les spéculateurs. Mais on doit l’attribuer aussi à ce fait que le coton envoyé en Angleterre pendant cette saison était d'une bonne qualité. En effet la proportion à l’égrenage à décru ; il suffisait de 3 livres 3/4 de graine pour une livre de coton en soie, alors qu’en 1904 il en fallait 4 livres. C’est donc un abaissement du prix de # à 3 3/4. Le coton de l'Ouest africain peut revenir à Liverpool entre 43/% à 5 d. la livre et si la proportion à l’égrenage peut s'améliorer il est fort possible que l’association puisse maintenir le prix de 1 d. la livre.

Il est indispensable pour donner confiance aux indi-

gènes que les prix aient une certaine stabilité toutefois l’association ne doit naturellement négliger aucune source de profit qui lui permette de rentrer dans ses débours.

L'expérience a montré que le moyen le meilleur pour activer le développement de la culture cotonnière dans l'Ouest africain était de la remettre aux mains des noirs et d'en faire une industrie véritablement indigène.

En effet, les noirs travaillent beaucoup mieux pour leur propre compte que lorsqu'ils sont salariés sur une plantation appartenant à des Européens.

Le gouvernement cédant aux instances de l’association a créé un poste de surintendant général de l’agriculture pour l'Ouest africain. Le fonctionnaire nommé à ce poste (M. Gerald Dudgeon) qui avait déjà une grande expérience de la culture tropicale à étudié spécialement la culture du coton aux Etats-Unis et en Egypte.

Autant qu'on peut en juger par le présent, les territoires les meilleurs sont ceux de l’intérieur et ceux où on ne rencontre pas la concurrence de la culture des arachides. Les progrès faits dans l’année 1905-1906 dépassent, dit le rapport de la B. C. G. A., les espérances.

En Lagos, l'industrie cotonnière s'établit d'une façon vraiment commerciale quoiqu'on doive sans cesse continuer les expériences pour améliorer la qualité du produit qui, malgré les progrès faits sur l’année précédente, laisse encore à désirer. Le chemin de fer du Lagos va

gagner à l'intérieur Oshogbo et ouvrir de nouveaux terri-

toires à la culture.

En Nigeria du Nord, la seule partie actuellement exploitable est celle avoisinant le Niger et la Bénoué. ÆEn un an ou deux la B. C. G. A. espérait de bons résultats dans cette colonie et aussi, mais sur une moindre échelle, sur la Côte de l’or; mais dans la Sierra Léone et et la Nigeria du Sud elle estime que des résultats satisfaisants demanderont une longue patience.

Nous allons passer en revue, avec un peu plus de détails, les travaux de la B. C. G. A. dans les diverses colonies qui composent l’Ouest africain anglais.

Gambia. — Cette colonie anglaise est entourée de tous côtés par les possessions françaises ; c’est une bande de terre assez étroite bordant le fleuve sur les deux rives. La B. C. G. À. estima que malgré son peu d'importance on ne devait pas négliger cette colonie et on y envoya un expert en 1905.

Cet expert, M. Severs, dut, pour des circonstances exceptionnelles, interrompre son séjour en Afrique et pratiquement le travail entrepris fut à recommencer. Un jeune expert américain, M. Echolls, fut envoyé en 1904 pour le remplacer et a établi une ferme modèle pouvant servir de leçon pratique pour les indigènes. M. Severs, le premier expert envoyé, avait constaté dans son rapport que quantités de terres pourraient être exploitées en coton, mais que la plus grande difficulté serait de faire entreprendre aux indigènes quelque chose

de nouveau.

On à reçu en Angleterre quelques échantillons du

coton récolté, il est certain que ce serait pour cette colonie anglaise un grand avantage si on développait la culture cotonnière, ce serait là une industrie indigène annexe qui viendrait à côté de la seule industrie actuellement existante en ce pays. je veux dire la récolte des « ground nuts ». De plus, la Gambie possède un inappréciable avantage qui est d’avoir une voie d’eau, la Gambie, navigable pour des petits vapeurs à travers la majeure partie de la colonie, ce qui évite toutes les dépenses d'établissement d’un chemin de fer ou les frais considérables de portage.

Grâce à un fâcheux malentendu, en 1904, les indigènes crurent que l’association leur paierait 2 d. la livre de coton en graines, prix impossible ; la quantité produite étant peu importante le gouvernement consentit à assumer cette perte. En 1905 les indigènes refusèrent de vendre leur coton à 4 d. la livre; les « ground nuts » étant sans doute d’une vente plus rémunératrice, et le domaine cultivable peu considérable, le Conseil décida, en février 1905, de ne plus dépenser aucun argent en Gambie étant donné le résultat qu'on pourrait en tirer, étant donné aussi le peu de fonds disponibles. La perte subie par l'association, après déduction de la contribution du gouvernement, monte pour l’exercice 1904-1905 à 475 livres.

S'ierra-Leone. — Le territoire de cette colonie est plus étendu, la population plus nombreuse, et c’est exceptant

lé Lagos et la Nigeria du Sud, sans doute là que les G. — 8

chances de succès dans un avenir immédiat sont les plus considérables et meilleures que dans toute autre possession anglaise de lOuest africain. L’association s'était, en 1903, assuré les services d’un jeune Américain de la vallée du Mississipi, M. Shelby Neely. On commença par planter quelques lots de terres en graines américaines, mais le meilleur échantillon envoyé en Anglanterre fut obtenu de plants de graines indigènes que M. Neely avait trouvées pendant son exploration. Autant qu’on pouvait en préjuger dès le première campagne, deux districts favorables au coton : le Sherbro, district dans lequelil y a de nombreux cours d’eau praticables et, plus au nord, le pays qui traverse le chemin de fer actuellement existant. Ainsi la difficulté de transport serait écartée pour le présent.

Sur le vu des rapports de l'expert le comité exécutif de l’association avait décidé d’agir sur une plus grande échelle et de pousser vigoureusement les opérations et d'établir un expert dans le district de Sherbro et un autre sur le chemin de fer, de plus 3 fermiers nègres furent envoyés des Etats-Unis.

Pendant la saison 1904 le temps fut très défavorable, la chute de pluie dépassant 100 pouces et la récolte fut très abimée aussi bien sur les plantations de l’association que dans les fermes indigènes, malgré cela la récolte fut de plus de cent balles de coton mais la qualité très inférieure.

Les rapports de 1905 étaient plus satisfaisants, la meil-

leure variété obtenue, le coton quandi, une espèce indigène. Les indigènes paraissent très sceptiques sur la réussite probable des espèces importées; il est donc important d’avoir des semences indigènes pour les saisons prochaines. Si plus tard les nègres développent suffisamment leurs cultures cotonnières, l'association s’efforcera d'améliorer la qualité car le quandi est peu utilisable par les filatures du Lancashire.

Des expériences sur les meilleures variétés ont continué en 1905 et 1906 sur les plantations de l'association. Il faut nécessairement du temps pour mettre cette culture au point. Peut-être devrait-on essayer du mélange des graines indigènes et des semences importées. Le conseil envisage, quoiqu'il en soit, l'avenir avec confiance. Dans une interview du 12 décembre 1905, M. Leslie Proby, gouverneur du Sierra Leone a exprimé son bon espoir et dit que suivant lui si on trouve une bonne variété et une bonne rotation des récoltes la Sierra Leone pourrait quelque jour produire jusqu’à 250.000 balles de coton.

Une factorerie a été installée pour l’égrenage à Moyamba en 1905 et inaugurée le 21 mars. Elle contient trois machines à égrener mues par un moteur de 50 H-P et une presse hydraulique. L'usine peut faire 50 à 100 balles par semaine.

Gold Coast. — La colonie de la côte de l’ora de bonnes terres et une population importante, mais malheureusement pour les projets du Lancashire de nombreuses

compagnies de mines d'or y sont établies et, en consé-

quence, la main-d'œuvre y est coûteuse et dans la partie ouest de la colonie elle est complètement absorbée par le travail des mines. Toutefois il y a de meilleures conditions dans la partie est, et l'association y envoya en 1903 un expert, M. Fisher. Son rapport était très encourageant, il disait notamment que les indigènes sont intelligents et désireux d’apprendre. On peut montrer comme exemple d’un produit se développant rapidement le cacao qui, il y a quelques années inconnu dans la région, a été en 1902 exporté en grande quantité ; 5 millions de kilos et 95.000 liv. et est le plus important produit de la colonie avec l'huile de palme, et celà est dû uniquement à la culture indigène avec l'assistance du Gouvernement. L'association est donc en droit d’espérer, si la nature y prête, des résultats aussi satisfaisants.

Les échanges dans la partie Est sont facilités par des routes et par la rivière Volta. Néanmoins le chemin de fer de Accra à Kpong ouvrirait un pays important au développement des échanges et de la culture.

En considération de l'absorption de la main-d'œuvre par les mines d’or, on jugea sage de ne pas faire de grandes dépenses dans cette colonie. Néanmoins des expériences importantes furent faites par M. Fisher sous la direction du surintendant du département de l’agriculture du Gouvernement. Le coût de ces expériences étant payé par le Gouvernement, l’association y contribuait pour un tiers. M. Fisher aurait réussi à créer une espèce

hybride, mélange d’américain et de coton indigène. Les

résultats ont été en 1904-1905 satisfaisants. En 1905-1906 un nouvel arrangement avec le Gouvernement donna à l'association la haute main sur la culture cotonnière dans le Gold Coast; mais en retour, elle touchait une subvention de 1.500 liv. sur les fonds coloniaux. La plantation d'expérience de Labolabo a étéinstallée par la B. C. G. A. et le terrain environnant à été reconnu comme parfaitement propre à la culture cotonnière. L'expert, M. Fisher, a obtenu de bons résultats avec les variétés américaines ; les indigènes montrent une grande bonne volonté pour entreprendre cette nouvelle culture. Des égreneuses à vapeur ont été installées, quoique avec difficulté de transport car les machines ont dù être menées à une grande distance par des pirogues indigènes sur la Volta River, quoique Labolabo ne soit pas très facilement accessible c’est le centre d'une très bonne région pour le coton et l'association a pu conclure des arrangements assez satisfaisants avec la Volta Transport CY.

Lagos. — Le Lagos est la colonie que l'association cotonnière anglaise considère comme la plus propre à donner le plus vite des résultats très satisfaisants pour la tâche qu’elle a entreprise.

Habité par une population nombreuse et intelligente, qui s’est toujours adonnée à l’agriculture et connaît déjà la culture du coton avec, il est vrai, des méthodes très grossières et primitives; pays aux larges ondulations de terrain, avec un chemin de fer gagnant déjà l’intérieur,

le Lagos offre les meilleures conditions pour un champ

d'expériences et pourra même donner des résultats immédiats, de préférence à toute autre colonie anglaise de l’Ouest africain.

Malheureusement, le premier exercice 1903-1904 n’a pu donner de bons résultats à cause des discussions qui se sont élevées entre indigènes et Européens à cause de la coutume ancienne qu'on a fait revivre de lever des tributs sur les villes indigènes de Abéokuta et de Ibadan ; ces querelles ont empêché l’arrivée à bon port des graines envoyées, retardé la mise en marche des machines qu'on avait expédiées. Deux experts des Indes occidentales ont été envoyés, qui ont, dès 1903-1904, entrepris l’'éducation des indigènes.

Les premiers échantillons reçus étaient assez beaux, mais pas d'aussi bonne qualité qu’on aurait pü l’espérer. Ceci dü d’abord aux troubles mentionnés plus haut et aussi au manque de pluies suffisantes en 1903. J1 y a eu en effet une mauvaise récolte générale de tous les produits de l’agriculture indigène. Mais ces troubles ne sont que passagers el l'association pouvait espérer de meilleurs résultats au Lagos, qui exportait autrefois jusqu'à 76.000 liv. de coton en une année.

Comme la meilleure région cotonnière est l'Hinterland, il serait nécessaire d'étendre la voie ferrée plus loin, au delà d’Ibadan vers Ilorin, pour ouvrir la contrée de Yoruba alors presque inaccessible.

Les résultats de 1904-1905 ont été des plus satisfai-

sants, alors qu'en 1902-1903 on put exporter 31 balles

seulement ; en 1903-1904, l'exportation monta à 7.250 et en 1904-1905 à 5.157 balles, ce qui représente 40.000 liv., beau résultat pour une industrie qui quatre ans auparavant ne faisait aucune exportation, d'autant plus qu'en 1905 les plantations de l'association n'étaient pas encore en plein travail et que ces 5.000 balles sont entièrement le produit de la culture indigène, résultat d'autant plus surprenant que le coton vient en majeure partie d’Abeokuta et Ibadan, centre de l’industrie de l'huile de palme et qu'il est étonnant que les indigènes aient entrepris si rapidement une nouvelle culture. Sans doute, le prix de 4 d. par livre garanti par l'association a été un important facteur de ce bon résultat.

En 1904, deux petites usines d’égrenage ont été installées à Abeokuta et à Ibadan, mais eu égard au rapide développement de la culture, le conseil de l'association a décidé d'en créer une nouvelle avec cinq égreneuses et un système de manutention mécanique peu encombrant et évitant que le coton ne soit sali. L'association a jugé nécessaire pour que le coton de l'Ouest africain reste d’une bonne qualité qu'elle ait toujours la haute main sur la vente et l’égrenage.

En 1905-1906, les résultats ont été excellents, meilleurs que le comité de l’association ne pouvait l’espérer, On s'attend en effet à une récolte de 6.000 balles, soit au total une valeur de 70,000 liv., résultat en effet remarquable en un temps si court, résultat qui donne à la

colonie une capacité d'achat de plus en plus considé-

rable, car la culture cotonnière se développe surtout dans les régions où on récolte peu l'huile de palme. Geci prouve la nécessité pour étendre le territoire planté en coton d'ouvrir l’intérieur par des routes et chemins de fer le plus vite possible.

M. Hutton, dans son rapport, se fondant sur cette rapidité de développement surprenante, va jusqu'à dire que si la progression se maintient en 1910, le Lagos devra exporter 100.000 balles de coton, d'une valeur de 4 million de livres, c’est-à-dire le chiffre de toute son exportation actuelle.

La production a si rapidement augmenté en 1905-1906 que les égreneuses de l’association ont à peine pu suffire à la besogne, aussi l’association a-t-elle décidé la création de nombreux groupes. Voici donc, pour la prochaine

saison 1906-1907, les groupes qui pourront marcher :

Churchil, Ginnery, Abeokuta, à 4 égreneuses. 4.800 balles

ÉFRiVAROoATM ECS ROSE J —— CAUDIMRES Malborough, Ginnery, Ibadan. à — 6.000 — LORS AR nee 3 — 2.000 — ONE CARO ARR AU ne TEE 5) — 2.000 — Meko, égrenage à main...... 200: —

17.000 balles Le conseil pense que ces groupes suffiront à assurer les demandes actuelles, mais a appelé l'attention des

membres de l'association sur la nécessité d’un capital

important pour l'augmentation future de la production. Les dépenses de tous ces établissements sont considérables mais nécessaires, car ce n’est qu'en continuant à agir directèment par ces égreneuses et ses propres plantations que l'association pourra améliorer suffisamment la qualité du coton du Lagos.

Le gouverneur (sir Walter Egerton) a pris grand intérêt à l'œuvre de l’association et favorisa la construction de routes et chemins de fer vers le centre, qui serait, d’après les voyageurs, le meilleur terrain pour la culture cotonnière ; la nouvelle route d’Ibadan à Oyo est ouverte au trafic, le chemin de fer atteindra sans doute Oshogbo en mars 1907. Enfin, le gouvernement impérial a décidé, à la suite de la visite de la députation au premier ministre, le 17 mai 1906, de pousser vivement l’achèvement du Lagos-railway. Le prolongement de la ligne d'Osghbo à Illorin a été décidé et de là le chemin de fer gagnera lebla ou un autre point sur le Niger. Ceci permettrait d'ouvrir à la culture cotonnière un territoire de près de 3 millions d’acres ; on a pu même calculer qu’un mille de rail construit devait correspondre à une production de 1.000 kil. Enfin, le gouvernement a autorisé l'achat de matériel, wagons et locomotives, dont le défaut se faisait vivement sentir.

Nigeria du Sud. — Contrée étendue et favorable à la culture du coton, mais la population, si elle est assez nombreuse, est d’un type moins intelligent que surles autres

pays de la côte. M. Prince, un expert, a cultivé sur une

plantation de 30 acres au dessus du Niger vers Onitsha, il avait semé de la graine américaine ; un échantillon important envoyé en Lancashire fut trouvé exactement ce que réclament les filatures de ce pays (1902-1903). Un des principaux avantages dela Nigeria du Sud est que ce pays est bien coupé de voies d’eau qui facilitent les transports et évitent les frais d'établissement de chemins de fer. L'inconvénient d'autre part est que pour établir une plantation importante, il faut défricher la forêt, ce qui demande du temps et un travail considérable.

Sur les avis du gouvernement local et après une enquête d’un des maîtres de l’Impérial Institute, sur le sol et les conditions générales du pays, on tenta une expérience dans les environs de Sobo, 600 acres furent défrichés et plantés, mais le résultat fut si mauvais que le Conseil décida d'abandonner l’entreprise (1904) la perte fut de 2.891 livres.

Au contraire, la même année la plantation d’Onitsha a donné de bons résultats. Elle a pu expédier près de 200 balles. On a de plus défriché 500 acres en 1905 dont la moitié furent mis en culture. On a essayé six variétés de graines, l’égyptien a donné de bons résultats, mais la graine américaine paraît mieux réussir, notamment l’espèce dite « Black Rattler » ; mais les résultats de 1905-1906 ne furent pas si encourageants à Onitsha, — la quantité a été sensiblement la même et les indigènes n'ont pas mis grande ardeur à entreprendre cette nouvelle culture —

peut-être parce que Onitsha se trouve dans la région de

l'huile de palme, malgré cela le coton récolté était de bonne qualité tant à Onitsha que dans l’autre plantation de l’Association à Uboho où 200 acres avaient été défrichés et plantés ; il est donc certain que le coton peut y réussir, mais il faut trouver le centre, où les conditions de sol, de transport ou les dispositions des indigènes permettent de réussir. Le directeur des plantations de la B. C. G. A. M. Percival, a exploré en 1905-1906 la contrée le long des rives du Niger et il semble que dans les districts du nord-ouest, d’Ilushi et Uboho entre Lagos et Niger, on puisse établir une culture indigène étendue. Les noirs y sont meilleurs agriculteurs et plus ingénieux ; la contrée est plus accessible. Le Conseil a donc pensé à transporter sa principale exploitation à Ilushi.

Nigeria du Nord. — La Nigeria du Nord, avec sa superficie de 300.000 milles carrés, et sa population de 10 millions d'habitants offre certainement pour l'avenir un énorme champ pour la culture du coton.

Les Haussas sont très intelligents et bien plus civilisés que la majorité des habitants de l'Ouest africain ; c’est une race naturellement pacifique et appliquée aux occupations agricoles et industrielles. Le coton a été durant des siècles cultivé plus ou moins dans la région. « Là nous avons, dit M. Hutton, une région capable de produire tout le coton dont nous avons besoin et bien d'autres choses avec des réserves énormes et qui a coûté quantité d'argent et coûte encore aujourd’hui au contribuable an-

glais près de 400.000 livres par an et tout cela est perdu

par manque de 500.000 livres ou 1 million que coûterait la construction d’un chemin de fer reliant l’intérieur avec le cours navigable du Niger. Jusqu'à cette construction, il est impossible de développer le trafic de ce pays, trafic qui monte à peine à 100.000 livres par an. »

Les rapports des experts envoyés sur place sont enthousiastes et disent que c’est un des meilleurs pays cotonniers qui existent. Nul doute que si les transports s'organisent on y arrive à d'excellents résultats. Malgré ce manque de transport, l'association a cru devoir faire quelque chose dans la Nigeria du Nord, et après des pourparlers avec le haut commissaire, Sir Frederik Lugard, qui n’aboutirent pas, un arrangement se fit sous les auspices du Colonial Office entre l'Association et la Niger-Cy. Les deux Sociétés devront coopérer pour développer la culture cotonnière dans les distrites avoisinant le Niger et la Benoué.

Une usine d’égrenage est fondée à Lo-Koja qui, en 1906, expédia 960 balles et l'association a établi une petite plantation pour faire des essais et distribuer les graines aux indigènes. Maïs rien ne peut être fait sur une assez grande échelle sans moyens de transports, aussi Poche mai 1906, envoya une délégation à Sir Henry Campbell Bannermann pour l’entretenir de ses désirs. Sans répondre par une promesse ferme, le premier ministre se montra disposé à aider l'Association à obtenir l’aide quelle recherchait.

Statistiques de la British Cotton Growing Association

d’après les livres de lAssociation.

Coton ayant passé par les mains de l’Association et

vendu par elle, soit pour son compte soit pour le compte

des planteurs. Exercice finissant le 31 août.

West À frica :

Cétinhloses de nuoR

Sierra Leone .....

CotedeiLOr re

Nigeria du Sud...

Nigeria du Nord..

Indes occidentales

Total général .

Balles Valeur en livressterlings 1905 1906 1905 1906

mn 316 » 1.074 »

œ 87 113 ‘515 940 fe 66 39 230 173 02 lo 4080 0800420: 600 . 157 132 930 593 5 » 905 » 93-991 LU Ll 74004 "042128 85100108: 674 ol: 149005320822" 001 8.697 LE » 59 » 323 ds a) 23 23 304 “ee » 18 » 248 PR 0080 012790786419 890 124409

Estimation approximative du coton récolté sous les

auspices de l'association (34 août).

Balles de 400

1903 1904 1905 1906 Gambie AE 50 100 300 »

Sierra Leone....... 50 100 200 250 Gold GOSSES 20e. 90 150 200 290 ÉaSOS MAR ACRE RL, 500 2.000 3.200 6.300 Nigeria du Sud ..... 50 100 150 200 Nigeria du Nord.... 50 100 500 1.000

Afrique occidentale. 750 2: D50 4.550 8.000 Afrique orientale... 150 850 2.000 3.900

Nombre de balles formées par les manufactures d’égre-

nage de l’Association au Lagos.

1905 1906 1'Ririmestre. 2 393 4.296 2 trimestre. ... 14159 2172 3° trimestre. ... 795 1.610 4° trimestre... 993 »

Balles d'environ 400.

Quantité et valeur de coton brut importé dans le Royaume Uni des possessions et colonies britanniques pendant les années 1902, 1903, 1904, 1905 (d’après les statistiques du Board of Trade).

1902 1903 1904 14905 Afrique occident... 21 1.286 2.000 3.104 Indes occidentales. 4 049 4.931 2000 2.815 Divers te 21 44 62 382

1.091 3.201 4.197 6.301 CANAL AREA il 10 » » 15.083 Indes, Ceylan, etc. 82.644 204.591 237.444 123.147

Valeur en livres

Afrique occid... 151 6.793 150996985242 Indes occident... 7.175 14.404 21.793 28.272 Divers ere 378 427 519 3.217

CADATA EEE 870 » DD USD Indes et dépend. 575.845 1.584.388 2.174.036 990.349

Quantité et valeur du coton brut exporté des diverses colonies cotonnières anglaises (Inde exceptée), en 1902, 1903, 190%, 1905 (exercice finissant le 31 décembre), statistiques du Board of Trade.

Balles de 400 1902 1903 4904 1905

Afrique occidentale :

GAMD ES » 4 150 6 Sierra Leone. ,...,..1.. » 3 70 172 Gote/de RO ARS 00 » 26 144 73 ETS CE PE RE ER 31 735; 12.457: 3:203 Nigeria du Sud........ » » 714 214 Nigeria du Nord....... » » 718 309

Afrique orientale :

(a) Ouganda .......... » » 54 240 (a) Afrique orient. Angl. » » 72 249 (a) Afrique centr. Angl. 2 142 7191:942

Indes occidentales ..... 1912.1047. .1-938002.,098 Diverses mL Lire. 1:303— 159287410019 245672 Total (6) 0 MON PRE 2.093 3.234 7.750 14.005

(b) Chiffres approximatifs.

(a) Exercices finissant le 31 mars.

Valeur en livres

1902 1903 1904 1905 Ouest africain : |

Gambie" see 1 187202 60 Sierra Leone . ... » 20 378 009 Côte de l’or..... » 471 434 916 Lagos se 0% ACER ODA IR I2839 25.000 (6) Nigeria du Sud.. » 1 2.501 245 Nigeria du Nord. » » ? p

Est africain :

(a) Ouganda .... 2 6 236 1.089 (a) Est Afr. angl. » » 285 1.273 (a) Centre id. SLT S US 04 16.180

5 1.784 6.462 18.542 Indes occident.. 3.906 8.153 28.019 90.000

Diverses. 7.415 8.007 6.817 10.406

Total livres.. 11.477 25.860 60.308 (6) 107.948 (6)

(b) Chiffres approximatifs.

(a) Exercices finissant le 31 mars,

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