IV. — Voici l'œuvre de la quatrième année, exercice
Au Togo, la culture s’est vraiment répandue parmi les indigènes. On a constaté à l’occasion de l’arpentage des fermes indigènes que 90°/, des champs portaient une culture intercalaire de coton. Le comité garantissait encore le prix de 0 fr. 30 pour une livre de coton égrené rendu à Lomé ou sur station du chemin de fer côtier. Mais la franchise de transport sur la ligne Woerman de navigation à cessé. Le comité aura 15 marks par mètre cube de transport à payer.
L'école de Matscha se développe d’une façon rapide. Le gouvernement de Kameroun ÿ envoya un certain nombre de nègres. Les essais de croisement entre les types américains et indigènes ont produit de bons résultats. Le comité, en ce qui concerne l’égrenage et le commerce du coton, tâche de le remettre aux mains des intéressés, savoir les maisons commerciales de la colonie, son rôle d'intermédiaire cessant d’être indispensable.
Le traitement de 120 bœufs pour immunisation contre la maladie tsé-tsé a été essayé, si les résultats en sont favorables,on peut estimer par l'emploi de bêtes de somme faciliter la culture et le transport du coton.
Afrique orientale.— La cultures’étend régulièrement, mais seulement chez les cultivateurs européens et les
missions. Le comité se charge soit de vendreen Allemagne
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toute quantité produite dans la colonie, frais de transport, assurance, etc..., à la charge du livreur sans compter de commission pour ses services, soit de payer 0,40 marks par livre de coton égrené à la côte.
Pour faciliter l'adoption de la culture cotonnière par les indigènes, le comité a décidé sur la proposition du gouverneur de la colonie d’éntreprendre la’ colonisation des nègres de l’Hinterland sur la côte qui est peu peuplée.
Une école analogue à celle de Togo a été installée à Rufidji sur le fleuve du même nom qui est navigable. Elle est prévue pour 50 élèves et située dans une région très favorable à la culture cotonnière.
L'inspection a étudié les régions qui seront traversées par la voie ferrée Tanga-Mombo; Darles-Salam Morogoro (concédée); Kilwa Nyassa (à Kilwa 4.000 hectares plantés en coton et dans la région 100.000 hectares de terres favorables). C’est surtout le sud qui, grâce à une période de pluies régulières et limitées est appelé à devenir le meilleur pays cotonnier.
Au Kameroun. — Le comité a agi en 1904 d’une manière plus énergique. 3.000 kilos de graines furent envoyés dans la région du Bali qui sera ouverte à la culture par la voie ferrée projetée de Duala dans la montagne de Managouba. Une commission d'étude à dû partir pour cette région envoyée par le Comité et par une société allemande de chemins de fer coloniaux.
L’essai commencé en 1903 en Nouvelle Guinée a été
satisfaisant. Les produits étant cotés comme Sea-[sland.
Le résultat de ces quatre premières années de travail du K. W. K.en Afrique est le suivant : La valeur du coton produit en 1904 au Togoet dans l'Est africain est de un million de francs environ. Evidemment en face du milliard que paye l’industrie allemande à l'étranger par le coton qu’elle emploie cela paraît peu, mais dans un
délai aussi court le résultat est des plus satisfaisants.