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ESSAIS TENTÉS PAR D’AUTRES NATIONS EUROPÉENNES

En dehors des trois grandes associations cotonnières coloniales dont nous venons d'étudier le fonctionnement, d’autres pays encore se sont intéressés à la recherche de nouveaux champs de coton. La Russie dont nous avons vu rapidement l’action en étudiant la production du Turkestan et qui, après quatre années, est arrivée à en tirer des quantités de coton suffisantes au tiers de sa sonsommation.

La Belgique qui possède un champ d’expériences immense avec le Congo belge représentant une étendue de terrain cinq fois supérieure à celle de la France. En ce moment on y fait des essais un peu partout, mais dès maintenant on peut prévoir que la culture sera localisée dans les terrains du Sud-Ouest avoisinant la mer et situés au nord de l’Angola (possessions portugaises) évitant ainsi des transports toujours onéreux malgré les facilités offertes par la navigation sur le Congo, surtout lorsque sera mis en exploitation un chemin de fer qui doit tra-

verser une région où ce fleuve n’est plus navigable.

Les essais au Congo sont faits par des Américains venus du Texas et connaissant parfaitement la culture du coton, mais l’indigène peu intéressé et peu travailleur ne consent à travailler que sous là direction des blancs ; ceux-ci partis, il revient à sa paresse et à son cannibalisme. Italie. — L'Italie fait des essais en Erythrée qui paraît propice à la production de variétés analogues au Jumel. Actuellement, l’égrenage en est fait en Égypte mais l’association italienne doit y envoyer égreneuses et presses. Espagne. — Le coton ne se cultive dans aucune colonie espagnole. On a fait quelques essais dans des régions de l'Espagne méridionale et des Baléares, où autrefois elles avaient donné des résultats.

Dernièrement, à cause de la hausse du produit, on a essayé de revenir à cette culture dans ces régions. Le Gouvernement à encouragé ce mouvement par une loi ap- | prouvée par la Chambre en 1904, qui concède la franchise de l’impôt pendant trois ans aux terres destinées à la culture du coton et la distribution de prix en espèces de 60.000 pesetas pour la première année, 100.000 pesetas . pour la deuxième et 250.000 pesetas pour la troisième aux agriculteurs qui le produisent en plus grande quantité. Ces prix décernés par un jury composé des Présidents du Conseil supérieurde l'Agriculture, de l'Association consultative agronomique et du Comité du Travail national. Malgré ces encouragements, il ne semble pas que la cul-

ture du coton sur une grande échelle se développe, son

rapport étant peu rémunérateur. En Andalousie on estime

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