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CHAPITRE X

L'opiniätreté et l'aveuglement peuvent sourent faire soutenir avec ardeur une opinion erronée , si toutefois elle est consciencieuse , aux individus qui, dans les matières fiscales, préfèrent les voirs tracées par l’usage et par la routine , aux moyens d'amélioration que peuvent exiger les circonslances et les progrès de Ja civilisation.

{ Les Colonies et laMétropole, chap. X.)

Sommaire. — Un premier cri de ralliement. — Napoléon et nos | Hommes d'Etat.—Les contribuables et le sucre indigène. — Pour- RSS UD * quoi avons-nous un ministère des finances ? — Un système usé de Ar É finances.—De la conversion des rentes.—Les ministres ne voient D De rien au-delà de la durée de leur ministère. — Sur la suppression EUR de la loterie. — Sur la suppression des maisons de jeu. — Rap- lee NE prochement de ces mesures financières avec celle de l'impôt de UE: 0 la betterave. — Du prétendu déficit du Trésor en 1836. — Chif- | fres faux présentés lors de l'enquête. — Chiffres faux présentés à la commission, — Chiffres faux présentés à la tribune, — Les

trois fautes d'inattention. — Différence entre les chiffres du ministre officiel, du rapporteur officiel et du Moniteur officiel. — La prétendue perte de 5 millions changée en un bénéfice de 71 mille francs. — Un étrange raisonnement. — Une habile tactique. — Démenti donné par le ministre à la tribune des pairs aux paroles prononcées par le ministre à la tribune des députés. — Prospérité du Trésor en 1837. — Encore des chiffres officieux démenüs par des chiffres officiels. — Une arme à deux tranchans. — Une tête à deux faces. — La vigueur et la décrépitude. — Le ministre des finances et le ministre des douanes. — Le sucre indigène est-il une matière imposable ? — Plus l'impôt est faible plus il rapporte. — La fabrication indigène étant manufacturière a droit à la prohibition du similaire. — Encore un singulier argument des défenseurs du fisc. — Nombreux subsides apportés au Trésor par le sucre indigène. — Contributions indirectes. —Salaire des ‘ouvriers. — Actes publics. — Nouvelles terres en culture. — Houillères. — Bestiaux, — Argent de l’agiotage, — L’impôt du riche , l'impôt du paysan et l'impôt de l’ouvrier.—Qu'est-ce qu'un impôt qui se prélève sur le capital ? — Qu'est-ce qu’un capital qui sert à travailler en état de faillite ? — Un tel état peut-il être longtemps lucratif pour le Trésor ? =- Les intérêts du pays doivent-ils HA passer avant les intérêts du fisc? — Paroles du roi à cet égard. — te — Réflexions.

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Mais le Trésor ! Mais le revenu public! mais les contribuables! Voilà la première objection contre laquelle paraissent devoir venir se briser tous les raisonnémens que l'on peut présenter en faveur de la fabrication du sucre indigèné. Voilà la pierre d’achoppement, le principal. argument que l'on semble vouloir opposér au développement de cette in-

dustrie que l’on cherche à représenter comme devant tout envahir ; à la réussite du sucre de betterave que l’on voudrait faire envisager comme devant tout faire périchiter; à la prospérité enfin de cette plante, autrelois si délaissée et si méprisée, aujourd'hui si dangereuse et si redoutée, et que l’on s'efforce de faire entrevoir comme contraire à tous les grands intérêts du pays , lorsque Napoléon, pour qui l'avenir semblait n'avoir pas de secret, et qui du moins avait bien en politique et en économie sociale Ja vue aussi longue que les hommes d’État qui se sont succédés dans nos derniers ministères, l'avait jugée devoir, par la suite, devenir l'un des premiers mobiles de la prospérité de la France et pouvoir même un jour contribuer à sa force et à sa puissance.

Mais les contribuables! Voilà encore un grand mot!... Et nous savons comme tout le monde, que l'on paraît souvent avoir raison lorsque l'on parle de sauver les intérêts des contribuables! Mais ces intérêts, voulons-nous plus que tout autre les compromettre ? Les fabricans de sucre indigène ne sontils pas tous propriétaires, cultivateurs, industriels ; ne contribuent-ils pas tous à la répartition de l'impôt et ne sont-ils pas autant que tous autres intéressés à cette conservation ? Nous démontrerons dans ce même chapitre, qu'au lieu de porter atteinte au revenu public la fabrication indigène ne veut et

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