‹ Les colonies et la métropoleChapitre 36 sur 77 · AS · texte numérisé non relu

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tonneaux ; prenons un chiffre moins fort et n’en à supposons que 300 par bâtiment. ‘1

A la troisième question, nous eussions encore ji] dit : IL est de notoriété que bon nombre de navires L vont trois fois dans une même année aux Antilles ; À ces calculs ont été établis en Angleterre à deux voya- | ses et demi par an; ne supposons, pour tous les bâtimens , que deux voyages par année. |

À la quatrième question, nous eussions ajouté : it M. Jabrun et le ministre admettent, terme moyen, É. dix hommes d'équipage ; ne craignons pas d'en L4 supposer douze dans nos calculs.

Quelle était alors la réponse à la cinquième ques- a tion?—80,000,000 (chiffre des kilogrammes de la con- ï sommation) , divisés par 300 (chiffre de tonnage d'un bâtiment }, pour connaître le nombre des voyages, | | c'est-à-dire 266 voyages; et 266 (nombre des voyages), SEA D divisés par 2 (nombre des voyages d’un bâtiment) ,pour Fo connaître Le nombre des bâtimens, c’est-à-dire 133. Là Or, d’après toutes les concessions que nous venons SA A de faire dans les réponses aux différentes questions, "3 ce chiffre est certainement au dessus de la réalité, Ru et des documens certains établissent, en effet, que les bâtimens employés dans les dernières années pour le transport des sucres ont été au nombre Fa: de 116 en 1836, de 118 en 1837et de 119en 1838 ; # |‘ mais, toutefois, comme nous ne voulons donner Ho à prétexte à aucune réfutation, et que nous désirons LE

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prévoir à l'avance l'objection que nous reconnaissons juste, que quelquefois des bâtimens reviennent ! à vide, que d’autres repartent avec un chargement incomplet ; malgré la statistique positive que nous venons de citer des trois dernières années, nous admettrons encore un quart en sus de notre première estimation exagérée, et au lieu de 133 bâtimens, nous en supposons de suite 166 (1).

. Quelle était enfin la réponse à la sixième et dernière question? — 166 (nombre des bâtimens), multipliés par 12 (nombre des hommes d'équipage), c'est-à-dire 1992, soit 2,000.

Voilà ce qu'avec toutes nos exagérations, mais en sens inverse de la partie opposée, nous eussions simplement répondu pour arriver à la solution de la question générale de la marine marchande, par rapport à la question particulière des sucres des colonies. Nous n'eussions pas, 1} est vrai, appris à nos

(1) Les derniers documens publiés par la direction des douanes portent à 355 le nombre de fous les navires chargés et sur lest venant des colonies qui sont entrés dans les ports français en 1837; en admettant seulement, comme nous l’avons dit, que chaque bâtiment fasse deux voyages par an, nous arriverons encore au chiffre de 153 navires au lieu de 166. Mais il faut faire observer que ce chiffre est celui de toutes les colonies françaises, c'est-à-dire qu’'indépendamment des balimens venant des Anüilles, de Cayenne et de Bourbon, il comprend aussi ceux venant du Sénégal et des comptoirs français dans lPinde.

LA MARINE MARCHANDE. 153 lecteurs que les navires français qui font le commerce avec tous les peuples du monde transportaient par année 543,4#7 tonneaux. Nous ne leur eussions pas découvert sans doute que les vingt et une nations avec lesquelles nous commerçons transportent à une seule lieue de distance 271,585,650 tonneaux. Nous n'eussions pas cité avec autant de science ces vingt et une nations dans l'ordre d'importance réelle de leurs produits multipliés par les distances parcourues. Tout cela, nous en convenons, les eût privés de notions bien curieuses, bien imtéressantes et bien utiles à savoir. Mais, enfin, nous eussions dit avec franchise aux ministres qui nous interrogeaient, aux commissions d'enquête qui voulaient être éclairées , et aux Chambres qui voulaient juger avec conscience entre les fabricans indigènes et les fabricans exotiques :

© IL faut 133 bâtimens pour faire le service du transport du sucre des colonies , et nous en admettons 166 dans nos prévisionss »Æt les ministres, et les commissions et les Chambres eussent vu qu'on voulait les tromper en leur disant qu'il en fallait 430, qu'il en fallait 468, qu'il en fallait 600 et qu'il en fallait 1,000.

Nous leur eussions encore dit : © faut 1596 marins pour manœuvrer ces bâtimens et nous en admettons 2,000. » Et les ministres , et les commissions. et les Chambres eussent encore vu qu'on

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voulait Îles tromper en leur disant qu'il en fallait 10,000.

Et quant à cetie autre invention des nombreux marins inoccupés qui refluaient alors dans les ports de mer, et qui, au dire si véridique des adversaires | de la betterave, semblaient n'avoir plus d'autre “re destination que celle d'encombrer les villes maritimes en se proménant les bras croisés sur les quais et sur les rivages, il nous suffira, pour la réfuter, de publier un article assez significatif inséré depuis dans le Journal des Débats.

« Depuis les dernières levées, disait ce journal le 7 mai 1838, que l'on a ordonnées dans le person- H nel des classes pour procurer à la marine militaire Rene le petit nombre de matelots devenu nécessaire à l’équipement de quelques bâtimens de guerre que l'on arme à Toulon et à Brest, les marins disponibles se | trouvent si rares sur la place du Havre, que sept à LS LOU huit navires de long-cous n'ont pu réussir à former tune les équipages qu'ils attendent pour faire voile, bien | A sa qu'en moins d'un mois on ait porté la paie men- Hal suelle du matelot de 55 à 65 et même à 70 francs. » 1 Hi a Et voilà cependant comment on parvient à trom-

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SUR de commerce sont retenus dans les ports par la stade ‘, A spation de la navigation , lorsque les faits , au con-

vi traire, viennent démontrer que son activité est telle, qu’une levée d’un petit nombre de matelots est suffi-

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