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rez-vous pas rapporter des chargemens de ces autres denrées tropicales? — Mais maintenant elles en produisent moins, dites-vous.—Eh bien! elles ont la faculté d’en produire davantage ! — Les colonies ont cru leurs intérêts engagés à modifier leurs cultures et elles les ont modifiées ; les intérêts ont changé ; les colonies verront qu’elles se sont trompées , ou que du moins les circonstances ont trompé leurs calculs, et elles reviendront aux anciens moyens d'exploitation (1),
Et nous ne parlons ainsi que pour entrer un mo: ment dans vos idées et chercher à vous rassurer puisque vos appréhensions sont si vives, que déjà de la navigation coloniale vous arrivez avec effroi à toute la marine marchande dont vous voyez la perte assurée, et que même vous ne craignez pas d'arriver à la marine militaire qui, d'après votre dire, ne doit pas résister à l'influence de la fabrica= tion du sucre indigène! En vérité nous craindrions de nous rendre ridicules en cherchant à réfuter de telles assertions! La betterave tuer la marine militaire ! faire dépeupler nos vaisseaux ! déserter nos corvettes!.… nous allions presque dire abandonner nos arsenaux !.… Ah ! de grâce, cédez-nous au moins la marine militaire et permettez-nous d'arriver de suite à la marine du commerce ! |
Le
(4) Nous nous expliquerons plug longuement à ce sujet. au chapitre XIX. |
LA MARINE MARCIHANDE,. 165
Eh bien! indépendamment des importations et ‘4 exportations coloniales , indépendamment de tout ce | qui vous resterait de ces transports des colonies , dont le sucre indigène, en admettant même la réalité de vos craintes, vous enlèverait une si faible 5 partie, n'avez-vous pas ailleurs d’autres commerces | aussi importans ?
N'avez-vous pas, chaque année, les transports FH des États-Unis d'Amérique pour près de cent vingt L. millions en tabac, en riz, en bois , en coton, etc. ; ME et auxquels vous reportez en échange pour près de | cent cinquante millions en vins, en eau-de-vie, en | fruits secs, en soieries, en cristaux et en objets de 14 modes et autres articles d'industrie parisienne?
N'avez-vous pas un commerce aussi suivi et de mème pature, quoique dans des proportions inférieures , avec le Mexique, Buénos-Ayres, le Brésil, nie le Chili et la Colombie ? Ge
N'avez-vous pas d'autres relations que vous pour- ta riez étendre davantage avec l'Espagne et ses colo- RE! nies, la Hollande et ses colonies, l'Angleterre et rs ses colonies ? PATRER
. N'en est-il pas de même avec la Sardaigne, les AE | ni cp la Russie, la Turquie, la Belgique, LEUR le Portugal, la Toscane, les États Barbaresques et CA les États Romains ? ne f
Et pourquoi ne chercheriez-vous pas à en établir de pareilles avec l'Inde, avec Java, avec Maurice .
shammmimmmmmmmmimsimis