‹ Les colonies et la métropoleChapitre 42 sur 77 · TR ES · texte numérisé non relu

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l'industrie de grandes compensations des exportations qui auraient pu lui être enlevées ; mais cette hypothèse, nous ne sommes pas encore à l’admettre, et nous rappellerons ici, en peu de mots, ce que nous avons dit relativement à la marine marchande.

Qui à parlé jusqu'à ce jour d'interdire aux colonies la faculté de toujours apporter leurs sucres à la métropole ? Et en admettant même que la concurrence indigène leur en fasse vendre pour quelques millions de francs de moins , cela ferait-1l cesser tout d'un coup tous les échanges qui ont lieu aujourd'hui entre les colonies et les expéditeurs de France? Ne serait-ce pas seulement une partie, une minime partie de ces sucres qui n’arriverait pas sur les marchés français; et les colonies n'auraientelles pas bientôt remplacé pour cette partie de sucre sans débouché, la culture de Ja canne par la

culture d’autres denrées ; et, par conséquent, s'il

y avait dans Île premier moment quelque déplacement dans les relations existantes , ces relations ne seraient elles pas bientôt rétablies ? | À

Mais tout cela, nous le répétons, n'est que pour répondre aux prévisions de l'avenir; car nous avons clairement établi au commencement de ce chapitre, les pièces officielles et les documéns en main , qu'il n'y avait pas eu de diminution mais bien une aug-

LE COMMERCE. 187 mentation de 3,310,310 francs de l’année 1836 sur l’année 1835; qu'il n'y avait pas eu de diminution mais bien une nouvelle augmentation de 4,441,733 francs de l’année 1837 sur l’année 1836 ; et comme nous ne pouvons pas encore raisonner sur les résultats de l’année 1838, qui n'ont pas été publiés, l'expérience du passé doit nous rendre circonspects pour l'avenir, et ne pas nous faire admettre légèrement, comme positives, les prétendues pertes que l’on voudra sans doute encore mettre en ayant dans la nouvelle discussion devant les Chambres.

Si maintenant, de ces détails spéciaux nous passons aux considérations d'un ordre plus élevé, et c'est ici que nous revenons aux vues générales que nous avons indiquées au chapitre de la marine marchande, nous ne saurions trop Le répéter, la véritable prospérité du commerce extérieur est dans la facilité et la multiplicité des échanges, non pas avec les colonies du pays, qui sont toujours plus ou moins limitées, mais avec la généralité des pays étrangers. |

Et cependant, si nous consultons encore les faits à cet égard, ne voyons-nous pas que lom d’augmenter chaque jour, comme on serait en droit de l'attendre de l’activité intérieure de notre industrie ét de tous les progrès de nos manufactures, nos re-

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