CHAPITRE XIII
I est de notre devoir de signaler à Votre Ma- | jesté la détresse de l'agriculture, et nous aimons
f à espérer que les vœux et les efforts bien entendus du gouvernement contribueront à faire Or FE | naître pour elle des jours meilleurs, ae M | (Adresse de 1837. ) , Het | + ri ; él : #5 x 4 MA
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| SOMMAIRE, — La fabrication du sucre est agricole et manufactu- UD
| rière. — Son influence sur la petite culture. — Son influence à ; “T
| sur les recettes du Trésor. — Comment elle a été représentée chgs es
| dans le conseil supérieur du commerce. — Protestations inces- MR D santes des Chambres en faveur de l’agriculture. — Promesses fr, D
| réitérées des ministres de parer à sa détresse. — Un refuge inat- ut | tendu. — Un moyen de salut. — Un nouveau mode d'assolement. à | — La culture et la jachère. — Les plantes épuisantes et les plantes rie | sarclées. — Les céréales et les fourrages. — Les turneps et !a dv)
| “betterave, — Pulpes et dessication de la betterave, — Dés en- Û
grais et des bestiaux. — Terrains propres à sa culture. — Il, betterave et la culture du blé. — Terres propres à sa culture. Augmentation de la valeur des terres. — Influence morale dans campagnes. — Les fermes et les chaumières. — L'oisiveté et l'if digence. — Travaux avant la moisson. — Travaux pendant la pal tie rigoureuse de l'hiver. — Un rapport significatif et réce à l'Académie des Sciences morales et philosophiques. — Influen( | générale de l'agriculture. — Deux citations oratoires remarqu bles. — Deux renégats agricoles. — Abandonnée par le gourve nement l'agriculture s'adresse au pays. — Des prédictio sinistres ne s'accompliront pas.— Ce que produisent les terres € France et ce qu'elles pourraient produire. — Silence absolu s l'agriculture dans le dernier discours officiel. — Nouveau mép du gouvernement ‘pour les réclamations de la Chambre. — Rf tlexions,
Nous avons déjà parlé de Ja culture de la bete! rave par rapport à l'exercice, et nous avons fais voir (1) combien ce mode de perception était nuis! ble aux intérêts de l'agriculture, en ce qu'il ren. dait la fabrication du sucre indigène , d’agricole € de manufacturière qu'elle était à la fois , une indus trie tout à fait et purement manufacturière.
Nous avons ensuite parlé de la culture de la bet terave par rapport à l'extinction de la mendicité, & nous avons démontré (2) combien ce mode de per
(1) Chapitre IV. | | AL: |
(2) Chapitre IV. Ke: Les: | |
| ception éfait contraire aux progrès de la civilisation SE | des campagnes, en ce qu'il suscitait des embarras AUS l et des inconvéniens de tous genres à tous les pro- LAN | priétaires de la petite culture qui, pour se sous- de | traire à cette inquisition fiscale, renonceront bien- + | tôt à établir des fabriques de sucre indigène dans Ron | leurs "propriétés. “ | Nous avons, ailleurs, parlé de la culture de la | betterave par rapport au revenu public et nous avons énuméré (1) les nombreux subsides que cette | fabrication devait apporter dans toutes les branches | du Trésor par les contributions directes, les con- tributions indirectes et les octrois.
Enfin nous avons encore parlé de la culture de | la betterave pour signaler (2) combien peu { numé- | riquement parlant) l'agriculture avait été représen-
tée dans le conseil supérieur qui a été appelé à éclairer le ministère sur la conduite qu’il avait à tenir | relativement aux nouvelles réclamations des pro- | ducteurs de sucre colonial.
Nous allons maintenant nous occuper du sucre de betterave dans ses rapports généraux avec l'agri- | Late: et démontrer de ce point de vue élevé com-
|. (1) Chapitre VI. k (2) Chapitre VI. |
bien l'amélioration agricole du pays est mtéressée à la propagation de cette fabrication dans toute là France.
Dans chaque législature , à l'ouverture de ses travaux, la Chambre fait les plus belles protestations en faveur de l'agriculture ; dans chaque session l'adresse au roi signale l’importante nécessité de présenter des mesurés législatives pour sa prospérité (1).
Dans chaque discussion générale on revient en quelque sorte à parler de sa détresse, à signaler des abus, à demander des améliorations ; dans chaque législature , dans chaque session, dans chaque N discussion, le gouvernement promet de s'occuper de cette détresse, de songer à ces abus, de propo- w ser ces améliorations ; et chaque discussion, cha que session, chaque législature se terminent sans qué rien n'ait été arrêté, sans qu'aucun projet n 'ait été présenté, sans qu'aucune loi n'ait été promulguée pour arriver à la fin de la détresse, à la suppression des abus et à la mise en pratique des amélioratons!
Enfin l'agriculture trouve un nn un BsepnIre
{t)« il est de notre aarüir, a dit une des dernières Pur de signaler à Votre Majesté la détresse de l'agriculture , et nous aimons à espérer que les vœux et les efforts bien entendus du gouvernement contribueront à faire naître poûr et À ef meilleurs. » ( Adresse de 1837.) hd ÿ À
L'AGRICULTURE. 199 inattendu, un moyen de salut ; elle veut se rendre nécessaire à une industrie utile ; elle veut s'associer à ünié fabrication qui ne lui est pas hostile comme 16 lui Sont presque toutes les industries et les fabrications ; et elle vient elle-même et sans aucun secours administratif faire cesser sa détresse, suppriiner Ses abus et mettre en œuvre ses améliorations : elle va entrer dans une voie de progrès incontestable; elle va bientôt, sans doute, se relever, oublier ses années de langueur, ne plus entrevoir que des années de prospérité, rivaliser avec les agricultures étrangères qui l'ont surpassée, peut-être même enfin surpasser à son tour toutes $es rivales ; et c’est lé gouvernément, qui proclame qu'il veut tout fairé pour elle, qui veut s'opposer à ses progrès ! C’est lé ième gouvernement qui, au lieu de chercher à la soutenir, vient au contraire tout tenter pour la renverser !|
IIS né connaissent donc pas, ceux qui veulent proscrire la betterave, tous les avantages de la cultüfe du sol, cette mamelle de l'abondance et du Trésor public, et tous les inconvéniens de la jachère, cetté reine de la souffrance et de la misère.
* Ts ne savent donc pas que la culture de la bettefave doit remplacer un mode d’assolement qui, téfme moyen, tous les ans, frappe de stérilité près d'un tiers des terres cultivées de la France, où en d'âutres térmes un mode d’assolement qui, une änñéb sur trois, fasse toutes lés terres de la France
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sans aucune culture et par conséquent sans aucun rapport pour le pays.
On ne leur a donc pas dit à ceux qui en nous attaquant croient défendre les intérêts du Trésor public, qu’il y à encore en France au moins huit muillions d'hectares de landes, de bruyères , de marnes et de terrains vagues qui sont d'un rapport presque nul, mais qui, avec des travaux d'amélioration sasement dirigés, pourraient insensiblement produire un.grand noribre de betteraves dont une portion de la vente serait bientôt acquise au revenu public, et que par cxemple ces huit millions d'hectares, qui aujor:d'hui ne paient presque pas d'impôts, pourraient, Sans aucune exagération, être 1mposés à Cinq et six francs, et par conséquent faire verser quarante-huit millions de plus dans les coffres du Trésor.
Tout Ie monde reconnaissait depuis long-temps que l’agriculture ne pouvait plus se soutenir par les céréales ; 1l était important de trouver d'autres plantes non épuisantes, qui, alternées avantageusement avec les céréales, puissent procurer un nouveau système d'assolement plus convenable et plus productif. Tous les agriculteurs ont admis que la plante sarclée réunit tous les avantages recherchés, en ce que non seulement elle augmente la profondeur du sol, ce qui est un très grand bien, mais encore en ce qu'elle nettoye et enrichit la terre que
L'AGRICULTURE. 201 salissent et épuisent toujours les blés et les fourrages. | Et quelle plante alors plus que la betterave est appelée à servir utilement l'agriculture. Elle exige un grand nombre de sarclages, elle produit plus d'engrais, elle est très favorable au sol, elle augmente le rapport du blé, elle rend les fourrages plus productifs, elle facilite la culture de la navette, du colza, de l’œillet, du lin, du chanvre et des autres plantes épuisantes; elle se charge encore des sels dont la terre est imprégnée, et ils passent dans les mélasses avec lesquelles l'agriculture nourrit ses bestiaux. Sous tous les rapports agricoles la betterave est donc la plante recherchée par nos cultivateurs, et de même que le turneps a enrichi l'agriculture de l'Angleterre, de même la betterave est appelée à rendre d'immenses services à l'agriculture de la France.
Elle est d'ailleurs utile, par ses pulpes et ses dé- fécations, à l'amélioration des bestiaux et à l'augmentation des engrais, car, écrasée et privée de son jus, elle est encore presque aussi nutritive que dans son état naturel. |
La culture de la betterave est aussi d'un grand avantage pour les plantes oléagineuses qui ne peuvent pas se reproduire par les engrais qui proviénnent de leur règne, parce qu'elles en produisent très peu ; tandis que la betterave vient les assister
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par la masse qu'elle en procure au moyen du nombreux bétail qu'elle nourrit comme nous venons de le dire à l’aide de sa pulpe êt de ses feuilles , mais que, par une heureuse combinaison d'utilité réciproque, elle engraisse aussi à l’aide du tourteau fourni par les plantes oléagineuses. | On a prétendu que beaucoup de terrains étaient impropres à la culture de la betterave : c'est une erreur aujourd'hui reconnue ; elle réussit sans doute mieux dans quelques terrains que dans quelques autres, mais cela seulement pour les premières añnées , car au bout de très peu de temps la terre ést améliorée et la récolte est aussi plus abondante.
On a dit que la betterave avait fait diminuer la culture du blé en France, et augmenter son prix dé vente sur nos marchés, c'est encore une double erreur. Il nous suffira, pour réfuter la prémièré assertion, de dire que toutes les sociétés d’agriculture se sont jointes aux défenseurs de la betterave, ce qu’elles n’eussent pas fait si elle était contraire aux céréales; et nous dirons également pour détruire la seconde assertion, que dans ce moment les blés sont rares et chers en Angleterre où l'on n’a pas encouragé la culture de la betterave.
On a encore dit que cette culture devrait prospérer dans le Nord et non pas dans le Midi, c’est encore une autre erreur. N'en avait-on pas dit autañt
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L'AGRICULTURE. 203 tendaitne devoir venir que dans le Nord, et cependant bientôt après le colza couvrait les champs de la Normandie, Les bords de la Saône, les terres de l'Alsace et les landes de la Bretagne.
Et les faits ne sont-ils pas venus démontrer qu'il en était de mêmé pour la culture de la betterave, qui, des départemens les plus septentrionaux, est bientôt passée en Alsace, dans FAnjou, la Lorraine, l'Orléanais et la Bourgogne, et enfin s'est successivément étendue dans presque tous les départemens de la France, les Bouches du Rhône, la Charente, l'Isère, le Tarn , la Haute-Vienne, la Poire, le Gers, lé Gard, Tarn-et-Garonne, la Haute-Garônne, l'Aude, l'Hérault, Vaucluse, la Lozère, la Drôme et le Puy-de-Dôme.
Nous avons déjà dit que la betterave avait presque fait doubler le prix des terres dans les départeinens où elle est cultivée; parce que, indépendamment de toutes les améliorations agricoles dont on vient de parler, elle a encore fait apporter à l'agriculture dè nombreux capitaux, et par cêt argent lui a donné les moyens de se procurer les fumiers, les animaux, les bras et les instrumens aratoires perfectionnés qui lui manquaient pour pouvoir lutter avec ävantage avec les agriculteurs des autres pays | | |
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t-elle pas opérée dans la situation des habitans des campagnes ?
Si nous entrons d'abord dans les fermes opulentes, ny voyons-nous pas maintenant à la tête des fabriques sucrières des jeunes gens instruits qui consacrent tous leurs soins à ces cultures et à ces fabrications, lorsqu'autrefois des préjugés, absurdes sans doute, mais des préjugés qui n’en existaient pas moins, les éloignaient bientôt des propriétés de leurs pères, où ils ne trouvaient pas matière à exercer et occuper leur intelligence, comme ils peuvent le faire aujourd’hui dans toutes les opérations de ces vastes exploitations. re
Si de la ferme nous passons à la chaumière, dans cette demeure de l’ouvrier des champs, c'est l'ordre, c’est la propreté, c'est l'aisance qui ont remplacé le désordre, les habitudes mal saines et les privations.
Si enfin de la chaumière nous cherchons l’ancien gite du malheur, nous trouvons une demeure à ceux qui n’en avaient pas, nous voyons des hommes nourris et vêtus à la place de ces infortunés qui ne connaissaient que la faim et le froid, des ouvriers pro- . pres et laborieux à la place de ces vagabonds qui ne vivaient que dans la mendicité, cette lèpre des campagnes qui a entièrement disparu des contrées dans
lesquelles on à établi des fabriques de sucre indigène.
Que de reconnaissance ne devons-nous donc pas, sous ce seul rapport, à cette bienfaisante industrie qui à fait succéder à l'indigence qui abrutit le travail qui moralise et qui, à ce seul titre, a versé tant de baume et de consolations sur tant de plaies et de misères !
Et ne savons-nous pas, en effet, que les femmes, les jeunes filles, les enfans , les vieillards et la plupart des ouvriers des champs n'avaient autrefois d'occupations pour les travaux agricoles des céréales et des fourrages que pendant les trois seuls mois de juin, de juillet et d'août; et que maintenant , grâce au sucre indigène , ils sont occupés pendant les mois de mars, avril et mai, par les travaux agricoles de la betterave, et pendant les mois de septembre , octobre, novembre et décembre pour ses travaux manufacturiers, c’est-à-dire, avant et après la moisson, et pendant le temps le plus rigoureux de l'hiver; et nous ajouterons que dans Ja plupart des départemens où se cultive la betterave, les hommes de la campagne qui ne gagnaient” autrefois que 12 à 15 sous par jour, en gagnent maintenant 25 et 30; que les femmes qui ne recevaient que 7 et 8 sous, en reçoivent actuellement 12 et 15; etenfin que les enfans de 12 à 1# ans, qui
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autrefois ne trouvaient aucune occupation, s6nl maintenant employés d'une manière fructueuse pour. soulager leurs familles.
Ets'il nous fallait citer des preuves de l'influence de la culture de la betterave sur la diminution du paupérisme, indépendamment de toutes les publications de nos premiers économistes, qui tous s'accordent à cet égard, n'en trouverions-nous pas une nouvelle dans cette importante déclaration qui a été faite récemment à l'Académie des sciences morales et philosophiques , par l’un de ses membres, M. Charles Lucas, inspecteur général des prisons de France , et chargé par l'ancien ministre de l’intérieur d'examiner dans sa tournée d'inspection, les résultats du système employé par M. le prince de Monaco pour éteindre la mendicité dans les communes rurales qui avoisinent les terres que le prince Pre sède en Normandie :
« Que le moyen le plus efficace de parvenir à l'extinction si désirée de la mendicité, est un système d’assolement qui, en perfectionnant l’agrieulture, doit augmenter la question du travail dans une proportion considérable, de telle sorte qu'il puisse ‘trouver dans cet excédant de travail le moyen d'occuper l’indigent valide, ou de combler l'insuffisance du salaire des ouvriers ; et que ce système d’assolement consiste dans la suppression des jachères-et l'introduction de la culture des plantes sarelées ; Je
L AGRICULTURE. 207 sarclage permettant d'occuper les enfans , les femmes et Les vieillards, »
Et pouvons-nous ici passer sous silence la déplorable situation de nos chanvres et de nos lins chaque jour menacés d'un plus grand désastre malheureusement trop certain , et dont les nombreux ouvriers laissés sans travail et sans ressources, trouveraient immédiatement dans la culture de la betterave un remède efficace à leurs souffrances ?
En principe ét en fait, tout le monde reconnaît donc que l'introduction de la culture de la betterave est, sous tous les rapports économiques et moraux , avantageuse pour l'agriculture.
Mais, en principe et en fait, tout le monde reconnaît aussi que l’agriculture est le fondement de toute industrie et de tout commerce, le premier élément de la puissance d’une nation et la base principale de toute prospérité nationale (1). Ce doit donc
(1) Nous ne pouvons nous empêcher de citer les paroles de l’au-
cien ministre du commerce dans le rapport qu’il a, pour imiter
ce qui se fait en Allemagne , présenté au Roi sur la nécessité de fonder une chaire d’agriculture , paroles si fort en opposition avec sa conduite d’alors à l'égard de la fabrication du sucre indigène :
« Ce qui retarde en France l'essor de l’agriculture, dont le progrès importe le plus à la prospérité de la France , c’est qu'on ne la connaît pas assez ; C est là la cause première de l’état fâcheux où se trouve cette principale, source de la fortune publique; il importe done d'apprendre aux propriétaires qui vivent loin de
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être un des premiers devoirs de tout gouvernement vraiment national de veiller à l'amélioration de l'agriculture et par suite, et comme conséquence naturelle, de donner assistance et protection à tout ce qui peut contribuer à sa prospérité. Et quelle industrie à ce titre est plus que la fabrication du sucre indigène digne des encouragemens du Gouvernement.
Que de citations oratoires nous pourrions rappeler ici pour prouver combien cette opinion a été unanimement proclamée aux deux tribunes parlementaires ! Toutefois, nous nous bornerons à en présenter deux, mais nous les choisirons dans les discours des orateurs dont au moins l'opinion ne
pourra pas être suspecte dans la discussion pré-
sente.
« L'agriculture, disait, le 23 mai 1837, un de ces orateurs à la Chambre des Députés . est encore en
lears biens , et en général aux détenteurs de capitaux , que l'agriculture est en France une mine précieuse , qu'il y aurait pour eux honneur et profit à exploiter, et que sur notre sol fertile, aux productions si variées, c’est le premier et le plus national de tous les arts ; c'est pourquoi il faut ouvrir une chaire d’agriculture pour donner une idée de ses progrès récens , et pour indiquer les avantages que peuvent offrir les principales "cultures
indigèues à des hommes suffisamment poarvus de lumière: etde capilaux. » | F3; ER ET
arrière en France, les plantes sarclées sont une grande conquête à produire pour sa régénération, et la culture de la betterave est d’une grande importance pour cette régénération par l'introduction de ces plantes sarclées dans notre système agricole. Je rends donc hommage à l'industrie sucrière, et je la considère comme une conquête précieuse, car elle à rendu d'immenses services en apportant dans nos campagnes les capitaux et l'intelligence. »
« L'agriculture, disait le 30 mars 1838, l'autre de ces orateurs à la Chambre des Pairs, a obtenu de très grands avantages par l'établissement en France de la fabrication du sucre indigène. Les terres Jui doivent d'avoir de beaucoup augmenté de valeur et les travaux de s'être considérablement multipliés ; et quand l’agriculteur se plaint de ce qu'on veut lui enlever cette ressource , vous devez, Messieurs les Pairs, écouter les plaintes de l'agriculture. »
Ainsi donc, voilà deux orateurs bien convaincus des grands avantages que l'introduction des plantes sarelées doit apporter à l’agriculture ; voilà deux orateurs bien pénétrés de la protection que les
Pairs, que les Députés, que le gouvernement doi-
vent accorder à la fabrication du sucre indigène
qui, par la culture de la betterave , est appelée à
rendre d'immenses services à cette agricuHure :