‹ Les colonies et la métropoleChapitre 48 sur 77 · ON N'A JAMAIS ABORDÉ LA VÉRITABLE QUESTION · texte numérisé non relu

ON N'A JAMAIS ABORDÉ LA VÉRITABLE QUESTION

Vous avez fait une mauvais loi paree que vous n'avez pas eu le courage d'en faire une

bonne.

{Les Colentes et la Métropole, chap. XV.)

Sommaire. — Projets de conciliation. — Projets hostiles. — Un terrain plus large. — Au lieu de vouloir détruire nous voulons édifier, — Cri des colonies. — Devise de la fabrication indigène. .— D'où vient la prolongation de la crise? — On est toujours resté à côté de la question. — On a effleuré quand il fallait approfonli. — On a fait une aauvaise loi parce qu’on n’a pas eu le cour:ve d'en faire uoe bonne. — La véritable question. — La fabrica ion indigène peut-elle vivre avec la fabrication exotique ? — Que l'on se prononce franchement entre les deux industries. — Mais il faut s'entendre, et pourquoi ? — La fabrication du sucre

de canne ce n'est pas là toutes les colonies. — Le choix fait entre les deux fabrications comment indemniser la partie sacrifiée ? — On peut encore arriver à la prospérité du sucre indigène et à Ja prospérité des colonies, et comment ? — Réflexions.

Au moment où les colonies ont fait entendre de nouvelles réclamations nous avons été les premiers à parler d’une réconciliation et à demander entre les délégués des colonies et les délégués dés départemens un rapprochement que nous croyions alors utile à l'intérêt général, car nous pensions qu'au lieu d'entretenir, faute de s'entendre, une lutte éternelle entre les colonies et la fabrication du sucre indigène, il était de beaucoup préférable de voir leurs défenseurs rechercher ensemble s'il n'éfait pas possible d'arriver par des concessions réciproques à concilier.les intérêts communs; et dans cette idée notre intention était de proposer aux uns et aux autres d'adresser aux Chambres une demande collective préalablement discutée et arrêtée de bonne foi cou les deux parties.

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Nous n'avons pas été compris et, Hé Les de à, nos adversaires ont immédiatement voulu donner à la lutte un caractère plus grave : on n’a pas craint de faire entendre des paroles de lutte à mort, d’extinction de la fabrique indigène, et l'on a dit positivement : Z{ faut laisser mourir la betterave.

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