‹ Les colonies et la métropoleChapitre 55 sur 77 · RE SE · texte numérisé non relu

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ARTE SECONDE QUESTION. — Est-il de la justice de la AAUTES France de ne pas refuser cette liberté ?

A cette seconde question, nous répondrons en-

core d'une manière affirmative, en nous bornant à dire, avec Turgot, qu'il ne faut pas plus enchainer les colons dans les liens et les priviléges métropolitains, qu'il ne faut assujettir la métropole aux exigences des colonies ; et, avec M. Rodet (1), que, quand un pays métropole se met à produire un objet qui lui est ordinairement fourni par une de ses colonies, il ne peut plus retarder de donner à cette colonie son émancipation commerciale.

TROISIÈME QUESTION. — La prospérité et la sûreté du commerce de la France dépendent-elles de ses possessions coloniales ?

Nous nous sommes déjà assez longuement expliqués à cet égard aux chapitres de la marine marchande et de l'exportation commerciale, et nous avons établi que l'existence des colonies n'était indispensable ni à l’une ni à l’autre; nous nous appuierons encore à ce sujet des opinions suivantes :

De celle du Journal des Débats, qui disait en 1836 «que l'intérêt de notre navigation n'était pas absolument dépendant de l'existence des, colonies. ».

De celle de J.-B. Say, qui a dit « que quand les

(1) Les colonies à sucre.

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| circonstances politiques interrompent les rela- | CUS tions coloniales , une nation ressent bien la priva- RPC tion momentanée de quelques marchandises exo- REINE liques , mais qu'elle n’en reçoit pas des coups aussi RUE profonds, aussi sensibles que ceux qu'elle éprouve ii des événemens qui portent atteinte à son industrie intérieure. »

De celle de la chambre de commerce de Bordeaux qui, dans sa dernière pétition au roi, recon-. naît « que les colonies ne sont pas dans noire orga- | nisation commerciale l'unique source de l'activité AT du commerce maritime; qu'une nation peut fort Re bien ne pas posséder de colonies et avoir un commerce maritime très étendu ; qu'il ne faut pas su- À bordonner aux colonies tout le commerce maritime, Fee et qu'il faut au contraire veiller et penser aux évenal tualités que l'avenir peut réserver à nos possessions

d'outre-mer. » |

AA ARS De celle de la chambre de commerce de Mar- PAU seille qui a dit, dans une pétition au roi : « Les’ roue Antilles ont peu d'importance réelle aujourd'hui MANU que les positions commerciales qui les ont fait re-. PRE RTS chercher comme boulevarts et marchés des colo- CU È nies plus importantes qui nous sont échappées ANT ELE depuis un demi-siècle, n'offrent plus qu'une utilité DAS contestée; elles sont d’ailleurs d’un produit très médiocre, insuffisant, et en somme tellement où »

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