‹ Les colonies et la métropoleChapitre 57 sur 77 · PE ES · texte numérisé non relu

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r | RE Sommarre. = Conseils aux colons, — Procédés de fabrication. D — Procédés de culture. — Les colonies n'ont-elles pas elles- ad | à mêmes préparé leur ruîné ? — La canne à sucre substituée à GES toutes les anciennes plantations, — Les grands et les petits habi- | FA tans. — Les colonies en 1790. — Que les colonies envisagent & > 5 courageusement l'avenir. — Encore l'émancipation des esclaves. ï <-

— Traités de 1815 et de 1818. — Avertissemens nombreux ’donmés par la législation. — Qu’ont fait les colonies pour se pré- . parer à l'émancipation ? — L'affranchissemeént et les conseils

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coloniaux. — Effet produit par la proposition de M. Passy. — Avantage de l'émancipation graduelle. — Le cri de la con-

science publique. — Sophismes des partisans de l'esclavage. — Réflexions.

C'est alors que, nous adressant aux délégués coloniaux, nous leur dirons : « Jusqu'à ce jour, au licu de solliciter des mesures qui puissent être réellement utiles aux intérêts qui vous sont confiés, vous n'avez parus préoccupés que de sollicitations qui pourraient être nuisibles aux intérêts opposés. Votre véritable mission était de rechercher les. moyens de sauver les colonies, et vous n'avez recherché que les moyens de tuer le sucre indigène. » :

Telle, nous l'espérons du moins, ne sera pas, d'après cet écrit, jugée notre conduite à l'égard des colonies. Déjà nous avons prouvé que nous voudrions les voir florissantes. Déjà nous avons recherché ce que la législation pourrait faire en leur faveur ; déja même, sans doute, nous avons demandé pour elles plus qu’elles n’osent prétendre et nous l'avons fait parce que, nous le répétons, leur liberté commerciale doit dans notre opinion être réciproquement avantageuse et à la métropole ef à ses possessions Coloniales.

Maintenant, ce sera encore dans leur intérêt que nous demanderons à leurs délégués de profiter de la confiance qu'ils ont su inspirer aux conseils coloniaux et de l’ascendant qu'ils ont sur tous les colons leurs commettans, pour les engager, ainsi que nous le disions en terminant le chapitre précédent, à venir en aide à la législation métropolitaine et à faire de leur côté tout ce qui dépendra d’eux pour améliorer eux-mêmes leur position.

Qu'ils sortent de leurs mœurs anté-diluviennes, qu'ils se mettent eux-mêmes à la tête de leurs usines, et qu'ils surveillent leurs opérations comme le font les fabricans indigènes.

Qu'ils sentent enfin le besoin du progrès, qu'ils n extraient plus le sucre de la canne par des usages barbares, qu'ils ne restent pas dans l'ignorance des sciences industrielles, qu'ils se servent des découvertes de la métropoleet qu'ils améliorent tous leurs procédés de fabrication, car, d’après le langage de l'un de nos chimistes les plus distingués, «il faut toute la richesse de la canne pour résister à l'imperfection des opérations par SA ds on arrive à V extraction du sucre dans les colonies. »

Qu'ils perfectionnent également leurs procédés de culture, et qu'ils accueillent partout les instrumens

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