LEARN
be |:
fi:
eme GT arr
X.— Abordant alors la question du Trésor public, nous avons prouvé, par des preuves authentiques , que tous les documens qui ont été présentés à la Chambre lors de la discussion de la loi de juillet 1837, pour. chercher à établir un déficit, étaient faux et-erronés ; que tous les chiffres officiels d'aujourd'hui démentent tous les préteñdus chiffres officiels d'alors ; qu'au lieu de porter atteinte au revenu public la fabrication indigène ne peut que lu porter assistance , et nous avons à cet effet énuméré les nombreux subsides qu'elle a déjà versés et qu'elle est appelée à verser par la suite dans des coffres de l'État.
XE.— Nous avons également établi pour la #marine marchande, et par des documens authentiques , la fausseté des chiffres présentés à la Chambre sur les nombres de navires et marins employés aux transports des sucres coloniaux ; démontrant ensuite que le sucre indigène ne lui avait encore fait aucun mal et qu'il devait peu lui en faire .dans lavenir, mais raisonnant un moment dans l'hypothèse de la réalité des exagérations avancées, nous avons développé cette opinion , que l'existence de la marine n'était pas toute dans les colonies, et nous croyons avoir prouvé d'une manière satisfaisante qu'envisagée d’un point de vue élevé la possession coloniale , lorsqu'elle n'était pas considérable, pou= vait être non seulement inutile mais encore désas-
LA
RÉSUMÉ. 311 treuse pour la marine métropolitaine; et après avoir dat application de ce principe à la situation actuelle ,; nous avons passé rapidement en revue et signalé au Gouvernement et aux armateurs un grand nombre d'abus qui nuisent beaucoup plus aux progrés, de la navigation commerciale que toutes les puériles considérations dans lesquelles on à voulu trouver pour elle des causes de détresse.
XIE. — Abordant ensuite le commerce d’exportation, nous avons également réfuté par le témoignage bte des faits tous les chiffres faux et'erronés au moyen desquels on a encore cherché à surprendre la religion des Chambres: ‘nous. avons prouvé qu'il n'y avait pas encore eu de diminution dans notre exportation pour les colonies, ct qu’en - admettant même par la suite un peu de diminution dans cette exportation , la différence de ces échanges extérieurs, serait bientôt compensée par l’imménse augmentation des transactions intérieures dues à la nouvelle industrie métropolitaine ; et rappelant à ce sujet la dernière statistique officielle si affligeante de notre commerce d'échanges, nous avons démontré que l’on cherchait. une bien petite cause à de bien grands maux, et qu’au lieu d'attribuer à la fabrication du sucre indigène le motif de cette décroissance , on aurait dù l'apercevoir dans de plus graves et plus dangereuses considérations et: chercher à y porter remède.
XII. — Arrivant à l'agriculture, nous avons établi tout ce qu'elle devait attendre de la fabrication
“du sucre indigène; nous avons recherché ce que ‘produisent les terres aujourd'hui et ce qu’elles “pourraient produire par la suite avec Le secours de
la betterave, et nous avons particulièrement insisté sur la grande influence que cette culture est appelée a exercer sur le sort des habitans de nos campagnes.