LA ADO
incompatibilité d'humeur, des discussions et des disputes éclatent, la malade demande bien vite son changement. Le bon placement est celui qui assure à l’assistée le maximum de bien être et les satisfactions morales de nature à améliorer son état.
Le médecin doit résoudre toutes ces questions dans l'intérêt de l’aliéné qu’il confie à une famille. Il doit connaître les conditions d’existence de plusieurs centaines de nourriciers auxquels sont confiés les malades. Pour chaque placement, il connaîtra les dispositions des chambres, la composition de la famille, le genre d’occupation, le caractère des différents membres de cette famille, et surtout le caractère de la nourricière, avec ses qualités et ses défauts. Toutes ces considérations sont importantes pour la malade, qui suivant son délire, ses opinions religieuses, s’adaptera plus ou moins aisément à son nouveau milieu. L’une veut quitter son placement parce que « les enfants ne sont pas bien élevés », une autre, parce que « on la tient à l’écart, parce qu’on est trop familier avec elle », etc.
Toutes ces conditions ne sont pas toujours faciles à réaliser dès le premier essai.
Si pour une cause ou pour une autre la malade ne s’habitue pas à sa nouvelle vie, elle veut changer de logement et de famille, D’ordinaire, après quelque temps passé à la colonie, toutes celles qui sont sociables et aptes à vivre en famille, ont trouvé la maison, la nourricière et la compagne de leur choix.
Si la malade passe trois mois sans incident chez