NE, LS
ment rare, et n’est adoptée que dans les cas graves.
Par contre, des primes en argent sont allouées aux nourricières qui se distinguent par les soins qu’elles donnent à leurs pensionnaires. Ce système crée une atmosphère d’émulation dont bénéficient les malades. D'autre part, des médailles vont être accordées par PAssistance publique aux nourricières particulièrement méritantes.
Dans l’appréciation des qualités des nourricières, il faut tenir compte de nombreux facteurs parmi lesquels celui de beaucoup le plus important est la façon de vivre. Toutes n’ont pas la même vie : les nourricières veuves sont en assez grand nombre. Certaines n’ont pas d’enfants ; chez d’autres, la famulle est nombreuse. Les unes habitent la ville ou une agglomération importante, d’autres de petits hameaux. Les professions sont variées ; la plupart, femmes de cultivateurs, de manœuvres, de petits propriétaires, se bornent aux soins de leur ménage et de leurs enfants ; d’autres, assez nombreuses, se livrent à des travaux de confection de lingerie que leur procurent des correspondants de divers magasins.
La profession de cafetier, marchand de vins, débitant
de boissons, n’est pas acceptée.
Les placements sont urbains ou ruraux, suivant leur situation en ville ou aux environs.
Tout placement donne lieu à l’inspection du local proposé, de son installation hygiénique et du matériel exigé. Le cubage réglementaire est de 20 mètres