‹ Les Colonies Familiales d'AliénésChapitre 29 sur 70 · DEN AE · texte numérisé non relu

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20 Malades travaillant en ville et régulièrement chez des particuliers, au nombre de 9% : dont 93 femmes et 1 homme. :

Suivant leurs aptitudes et leur caractère, elles s’embauchent dans telle ou telle maison, pour faire de la couture, le ménage, des nettoyages, la lessive. Parmi les couturières, les meilleures travaillent pour des entrepreneuses de confection du pays.

Les moins habiles s’embauchent pour diverses petites besognes, telles que de garder les vaches, les oies, ou ramasser de l’herbe pour les lapins.

30 Malades travaillant chez elles, et régulièrement à des travaux de couture, tels que confection de lingerie, dentelle, tricot le plus souvent. On en compte 195.

On voit donc que sur une population de 579 malades placées à Dun, 373 s’occupent régulièrement, c’est-à-dire, une proportion d’environ les deux tiers.

Ces malades dont le travail est régulier sont toutes rétribuées. Celles qui travaillent au siège central touchent un pécule quotidien variant de O0 fr, 59 à 1 franc qui est versé à la caisse de l'Administration et qu'on leur donne par portion, à leur demande, et selon leurs besoins. Celles qui sont employées par des particuliers, touchent directement le prix de leur travail et en font l’usage qui leur plait, mais que l'Administration s’efforce de contrôler. On les encourage à verser leurs gains à la caisse centrale, pour éviter le vol ou le gaspillage, mais beaucoup ne s’y soumettent pas. Par une surveillance active, il faut éviter que ces malades soient exploitées par leurs

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employeurs. Du reste beaucoup se rendent compte de la valeur de leur travail et l'estime même quelquefois plus qu’il ne vaut ; elles se préservent ainsi assez bien de Pate possible.

40 Les autres, ou bien de par leur état ne peuvent fournir un travail régulier, ou bien ne veulent pas travailler.

Les premières, bien que ne s’occupant à aucun travail actif, aident leur nourricière à faire le ménage, faire les lits, balayer la maison et même garder les enfants. Les secondes passent leur temps à se promener, à se réunir sur les bancs des promenades du pays, à se faire et à se rendre des visites ; quelquesunes vont à l’église. A la saison de la LL beaucoup vont passer une partie de leur journée au bord de PAuron ou du canal pour y attraper une friture. Ce passe-temps ne manque pas de nombreuses et Hs ventes adeptes.

Dans les annexes, on compte environ 250 travailleuses. Placées pour la plupart chez des cultivateurs, leurs occupations sont surtout agricoles. Les nourriciers les emmènent aux champs avec eux, ou bien, pendant que one la famille est au travail, les malades restent à la maison, pour y faire le ménage et préparer les aliments. Chez ces petits fermiers, très estimées, les pensionnaires font véritablement partie de la famille.

Si toutes ne travaillent pas, la plupart cependant participent aux distractions qui s'offrent à elles. Fêtes locales avec leurs manèges et leurs bals, réu-

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