‹ Les Colonies Familiales d'AliénésChapitre 30 sur 70 · LA ON A · texte numérisé non relu

LA ON A

nions de famille et enfin concerts et séances théäirales ou cinématographiques données spécralement à leur intention dans la salle des fêtes de la colomie. La plupart des pensionnaires se montrent satisfaites de leur existence à Dun ou aux environs.

Mais, qu’advient-il lors de l'apparition d’une affection d'ordre médical ou ehirurgieal ou bien lorsque les troubles mentaux s’accentuent, ou éncore lorsqu'une malade affaiblie par la sénilité devient vâteuse ?

En principe, le nourricier doit garder ses pensionnaires quand elles sont atteintes d’une affection ne présentant pas des caractères de gravité immédiate. Les médicaments, les pansements lui sont fournis par la colonie et il doit exécuter les prescriptions médicales. Mais le plus souvent, les malades sont conduites au siège central, où elles sont hospitalisées dans une infirmerie. Là elles auront des visites médicales plus fréquentes, avec un personnel nmeux préparé, plus éclairé, sinon plus dévoué, ayant toute l’autorité nécessaire. Le transport à lPinfirmerte sera encore la meïlleure garantie pour éviter la transmission des maladies contagieuses de la pensionnaire à ses nourriciers ou réciproquement.

Si un cas chirurgical se présente, la malade est aussitôt amenée dans une infirmerie, Un chirurgien de la région, actuellement, M. le Dr Bouray, de Saint-

Page 1