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CHAPITRE III

ÉTUDE DES AFFECTIONS MENTALES HABITUELLEMENT PRÉSENTÉES PAR LES MALADES APTES A VIVRE EN PLACEMENT FAMILIAL

Dans le chapitre précédent, nous avons pu indiquer d’une façon quasi catégorique les malades indésirables à la colonie. C’était chose facile basée sur l'expérience. Il devient au contraire très difficile, très délicat, d’entreprendre l'étude des malades aptes à vivre en colonie familiale. Le DT AmeLiNE avait même écrit à ce sujet : « J'ai indiqué, à plusieurs reprises, que c’est seulement en essayant que l’on peu: décider, ou mieux, s’apercevoir, si un malade est où non capable de vivre en liberté surveillée ; les décisions a priori, d’après la seule vue d’un aliéné ou même après observation par un médecin traitant, ne Ent ETS être valables dans beaucoup de cas ».

Les facteurs en jeu sont multiples pour chaque malade quelle que soit l’affection mentale dent il est atteint. Aussi nous procéderons par groupenents et à propos de chacun d’eux, nous montrerons ce qui

peut en faire soit l’aptitude, soit l’inaptitude à la vie familiale.

À première vue, les restrictions précédentes paraissent limiter considérablement le choix ; il n’en est rien, car les catégories indiquées ne comprennent, en réalité, que la minorité des aliénés. Le champ reste vaste et un choix minutieux et compétent permet encore à de nombreux malades de sortir de l’asile pour jouir d’une assistance infiniment plus large et bien souvent mieux adaptée à leur état mental.

La lettre ministérielle de Loubet du 2 mai 1892 spécifiait que les malades placés à Dun ne devaient comprendre « que des vieillards séquestrés jusqu'ici comme aliénés, dont l’état de démence incurable mais tranquille et l’affaiblissement sénile des facultés ne justifiaient pas d’une façon absolue le maintien dans un asile ».

Ce cadre étroit n'aurait Jamais suffi à assurer la prospérité actuelle des colonies familiales, s’il n’avait été bien vite dépassé et ne s’était étendu à presque toutes les affections mentales, tout en se maintenant, pour la majeure partie, dans les hmites de la chronicité.

Pour donner une idée de ce recrutement, voici dans

un tableau, les affections mentales dans lesquelles doivent être rangées les entrées de 1931 à Dun-sur- Auron.

Total des entrées : 146.

Affaiblissement intellectuel DE PM Er NRA 27

Là

Alcoolisme chronique ............. LÉO re Débuité mentale #42. 47e L'OSRCRErTES Délire d'influence ,....:.,4.204 004202 Délire de persécution .....:.,...........

Démence organique 2.3.5: AC +.

sa Q1

Fes

D DA CO PR © Le ND © D ©

Démence paranoîé 1,770 2e 22e-aNPyee Démence Sennie MAT SAR LP M Ne PET Dépression mélancolique ................

Déséquilibre psychique .................

Btat'dépréssits ni eme sd MIA De Éxecitation psychique; :.22:....4., 32.

Hébéphregié 210200. Rares UE ter LIRDÉCARITE AT 2 ME D pr TR RCE Paralysic/sénérale."7 NT Tree Psychose hallucinatoire chronique........

Les proportions les plus fortes sont représentées par l’affaiblissement intellectuel, la débilité mentale, le délire de persécution, la psychose hallucinatoire chronique et contrairement à ce qu’on pourrait penser, par la dépression mélancolique sans idées actives de suicide.

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