‹ Les colonies françaises devant la Chambre des pairsChapitre 3 sur 36 · EXORDE · texte numérisé non relu

EXORDE

M. le comte Beugnot procède à l’'exhumation du Code noir. Il ressuscite une dépêche de 1771 dans laquelle le ministre de la marine recommande au gouverneur de Saint-Domingue d'entretenir soigneusement l'état d'humiliation attachée à l'espèce noire, dans quelque degré que ce soit; il rajeunit une vieille chronique de la fin du 16° ou du commencement du 17° siècle, que voici :

Lorsque les Indiens allaient à confesse aux religieux espagnols en mission sur les bords de la Cauna, ils reconnaissaient sans difficulté que manger de la chair humaine était un péché; mais ils ‘demandaient qu’on leur permit d'en manger une fois par semaine , puis une fois tous les quinze jours, puis une fois par mois , et ainsi de suite, de manière à s'en déshabituer peu à peu sans s’en apercevoir.

M. le comte Beugnot dit qu'on à comparé les colons à ces sauvages , mais qu’en cela on à fait tort... aux SaUvages.

Après son triple exorde, M. le comte Beugnot, ce :bienveillant ami des colons, qui consent à les ranger, dans son estime, un peu au-dessous des anthropophages, déroule un long tableau des lois et ordonnances que la métropole a imposées à ses colonies depuis 1830.

I cite en première ligne la loi du 24 avril 1833, qui

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