C. — Le projet indien en
« On ne vaincra jamais les Anglais que dans Londres », avait dit le maréchal de Saxe. Après avoir tenté de réaliser cette prophétie, Napoléon semble tendre constamment à en montrer la fausseté en revenant toujours à ses premiers projets contre l'Inde. C'est là qu'il veut frapper l'Angleterre. En 1808 il reprend avec une ardeur nouvelle ses divers plans de campagne contre l'Inde.
Son but est de former contre la puissance anglaise une alliance russo-persane et il n'oublie pas le concours que cette combinaison peut espérer de l'Ile de France. Déjà Romieu, mort à Téhéran en 1805 et Joubert avaient jeté les bases de l'alliance. Talleyrand n'y était point favorable : « La Perse, écrivait-il à l'empereur, n'a même pas l'ombre d'une marine. Elle ne peut donc attaquer les Anglais par mer. Par terre elle ne confine à aucune de leurs possessions. Elle n'y peut arriver que par le pays des Afghans et le Kurdistan (?). Aussi avant de pouvoir exécuter les stipulations de l'alliance qu'ellea
faite avec nous, il aurait fallu qu'elle en fit d'autres avec plusieurs nations. » Napoléon ne suit point, ce conseil et le 4 mai 1807, au camp de Finenstein, il négocie par l'intermédiaire de Maret, dinde Bassano, et non par celui de Tallevrand, et il signe avec l'ambassadeur persan Mirza Méhémet Riza Khan un traité garantissant à la Perse l'intégrité de son territoire et la Géorgie, à charge par elle d'entrer immédiatement en conflit avec l'Angleterre. Le traité contenait les articles suivants :
Art. 10. — S. M. l'empereur de Perse employera toute son influence pour déterminer les Afghans et les autres peuples du Caadahar à joindre leurs armées aux siennes contre l'Angleterre; et après avoir obtenu passage sur leur territoire, il fera marcher une armée sur les possessions anglaises dans l'Inde.
Art. 44. — Dans le cas où une escadre française se rendrait dans le golfe Persique et dans les ports de S. M. l'empereur de Perse, elle \ trouverait toutes les facilités et tous les secours dont elle pourrait avoir besoin.
Art. 12. — S'il était dans l'intention de S. M. l'empereur des Français d'envoyer par terre une armée pour attaquer les possessions anglaises dans l'Inde, S. M. l'empereur de Perse, en bon et fidèle allié, lui donnerait passage sur son territoire. Ce cas arrivant, il serait fait à l'avance, entre les deux gouvernements, une convention particulière qui stipulerait la route que les troupes devraient tenir, les subsistances et les moyens de transport qui leur seraient fournis, ainsi que les troupes auxiliaires qu'il conviendrait à S. M. l'empereur de Perse de joindre à cette expédition.
L'Empereur en envoyant le général Gardanne à Téhéran l'eng'ag'e à préparer la Perse à une expédition contre l'Inde, à préparer des auxiliaires pour une expédition' de 20.000 Français, des lieux de débarquement, des vivres. D'autre part il écrit à Decaen de se mettre en relations avec Gardanne. Decaen croit enfin l'heure venue et il renvoie à Napoléon son frère l'enseigne Decaen qui lui écrit, après avoir vu l'Empereur, que l'expédition de l'Inde lui semble peu probable :
Et cependant la fougue du jeune enseigne avait j'éveille en Napoléou l'idée de l'expédition contre l'Inde. Mais à son projet d'expédition par terre, combinée avec la Russie et la Perse, il joint l'attaque par mer. Après avoir successivement rêvé d'assaillir l'Angleterre dans les Indes par trois routes, Suez en 1796, l'Asie centrale en 1800, le Cap en 180o,
!>i RÉVOLUTION, CONSULAT ET EMPIRE
il veut les employer simultanémenf el recommencer l'expédition d'Egypte, en même temps qu'il fera doubler l'Afrique à ses flottes et, prononcer sur les frontières de la Perse l'aventureux mouvement rêvé par Paul I'1' ; l'expédition par mer lui parait d'ailleurs la plus réalisable el la plus urgente parce qu'elle assurera la défense de l'île de France. Il ne la conçoit plus sur le plan grandiose de 4805, l'idée a mûri, il s'arrête à des projets plus restreints et plus praticables, à des opérations successives pour l'Inde, mais qui auront lieu simultanément avec les opérations de la flotte de Toulon sur la Méditerranée. Il ordonne à Decrès de former des croisières et de lancer des transports. La volonté de faire l'expédition ne fait que s'accroître aux nouvelles qu'il reçoit de l'Ile de France, il presse Decrès : « Pour arriver à ce résultat, il faut vouloir vaincre les obstacles, ne pas perdre de temps en projets ni en discussions et donner tous les ordres nécessaires. Après que vous aurez fait ce travail, remettez-moi sous les yeux le mémoire du général Decaen sur l'Inde et ce qu'il a fait, afin de le réétudier et de voir en détail ce qu'il lui faut. » Il ne parvient pas à vaincre l'apathie du ministre. Enfin Napoléon précise ses instructions. Le 10 juin il fixe la composition des expéditions de Nantes, 12 voiles; Lorient, 13 ; Brest, 31. Elles porteront 10.000 marins et 19.600 soldats avec du pain pour 300 jours, des vivres de campagne pour 120 jours, 20 jours de biscuit pour débarquer avec l'armée et 10.000 quintaux de farine à débarquer en dépôt à l'île de France (1).
Mais les affaires d'Espagne viennent contrecarrer ces dispositions. Le 7 juillet il écrit à Decrès :
« 11 ne sera peut-être plusdansmonprojetdehasarder unesi grande quantité de forces sur les mers, mais mon parti ne sera pris que dans le courant de juillet. Dans tout état de choses, quelques expéditions seront nécessaires, mais des expéditions si considérables devront être ajournées si l'arrivée du roi en Espagne n'améliore pas promptement l'état des insurrections. »
Le soulèvement de l'Espagne mit lin aux grands projets. Napoléon quitta Bayonne d'où il pensait diriger une nouvelle lutte maritime et coloniale. Les troupes destinées à Decaen ne partirent point. Le capitaine général de l'Ile de France ne reçut que des nouvelles et quelques frégates.
U. — La chute de l'Ile de France Decaen avait résolument engagé la guerre de course. Malheureu-
(1) H. Prenlout, ouvrage cité.
sèment les événements lui firent perdre deux appuis considérables, Manille qui suivit l'Espagne dans sa révolte et s'ouvrit aux Anglais, et Batavia que la croisière anglaise sépara de l'Ile de France. Néanmoins depuis 1806 les corsaires couraient l'océan Indien. Devenu, par le départ de Linois, maître de la marine, Decaen, assisté de Léger, devenu en quelque sorte le préfet maritime, déploya la plus grande activité pour organiser la guerre maritime. Les croisières des frégates la Sémillante, la Canonnière et du petit Entreprenant du capitaine Bouvet et les exploits des corsaires tels que Bobert Surcouf firent beaucoup de mal au commerce maritime et à la marine des Anglais.
Mais ils finirent par attirer leur attention sur ce foyer si intense de résistance. Lord Minto qui avait remplacé Barlow dans l'Inde résolut de détruire l'Ile de France, unique point stratégique de la France contre sa colonie. En mai 1809 il fit occuper Bodrigne et proclama le blocus des Mascareignes. Le 23 septembre les Anglais détruisent les magasins des prises de Saint-Paul (île Bonaparte- Réunion) et le 8 juillet 1M10, le colonel Sainte-Suzanne, après avoir brillamment organisé la résistance, capitulait, très honorablement devant les 4.000 hommes du colonel Keating.
L'Ile de France tomba la dernière. L'escadre que Decaen avait pu composer pour Duperré avait obtenu des succès sérieux et notamment le 23 septembre, elle avait détruit ou capturé au Grand-Poil quatre frégates anglaises. La réunion de la Hollande à la France décida lord Minto à en finir avec l'Ile de France. Le 29 novembre 1810, une forte expédition, commandée par Bertie, débarqua à Mapou. Après un combat à la plaine des Tombeaux, Decaen, entouré de forces supérieures, signa le 3 décembre une capitulation fort honorable : les troupes n'étaient point prisonnières, mais devaient être conduites dans un port. A son arrivée en France, Decaen n'en lui pas moins traité en suspect par Decrès qui l'avait si peu secouru. Il fut traduit devant un Conseil d'enquête, mais ce fut à son honneur, car le Conseil conclut qu'il ne pouvait tenir avec 2.000 hommes devant des forces écrasantes et que la prise de l'Ile de France était imputable au manque de troupes, d'approvisionnements et d'argent : c'est ce que Decaen avait toujours réclamé, c'est ce que Napoléon aurait voulu lui donner.
L'Ile de France était perdue comme les autres colonies. Le Moniteur enregistra sa chute en ajoutant avec philosophie : « Les colo-
nies reviendront à la paix. » L'Ile de France est malheureusement
une de colles qui ne sonl pas revenues.
E. — Sylvain Roux à Madagascar.
Le général Decaen, dès son arrivée, avait compris l'importance de Madagascar et il y envoya aussitôt le capitaine du génie Mécussnii avec la mission de débarquer à Fort-Dauphin, de reconnaître les ports et les côtes et de lier amitié avec les chefs. Puis il se décide à \ établir un agent commercial, non seulement pour protéger le trafic e1 maintenir l'ordre, mais aussi pour préparer la voie à la colonisation : « Je choisis, écrit-il, une personne propre à une mission que je crus devoir diriger tout à la fois pour maintenir l'ordre et assurer l'approvisionnement de ces colonies (île de France et Bonaparte), ainsi que pour essayer s'il est possible d'espérer qu'on aurait un jour la faculté de pouvoir former un établissement que recommande déjà la population croissante des îles de France et Bonaparte. » Pacifier et coloniser, telles étaient donc les instructions de cet agent commercial, Sylvain Roux.
II les remplit avec intelligence et malgré l'hostilité des colons; il appuya notamment les tentatives de pénétration dans l'intérieur. Decaen d'ailleurs lui envoya sur ce point des instructions particulières lui enjoignant la prudence, mais lui conseillant aussi de demander aux voyageurs des renseignements géographiques, ethnographiques, commerciaux, agricoles. « L'on devra, disait-il, tout examiner afin que l'on soit à même de se faire l'idée la plus juste des avantages que le commerce pourrait espérer du naturel de ces peuplades, des productions du pays, des besoins que peuvent avoir ces populations, des échanges qu'il serait possible de faire entre
elles. »
.Malheureusement, Sylvain Roux devait se préoccuper de la défense de Tamatave où il était installé. La menace perpétuelle de l'attaque, l'hostilité des commerçants et des indigènes, la difficulté du climat l'empêchaient de se consacrer ardemment au développement de sa colonie. Bientôt les Anglais viennent l'inquiéter. Le 28 février 1810, une frégate est repoussée. La capitulation de l'île Bonaparte et de I lie de France ne diminue point le courage de Sylvain Roux. 11 écrit alors : « Peut-être Madagascar pourra-t-elle servir de port de
refuge, car les Anglais craignent trop son climat pour y venir de sitôt. » Mais le 19 février 1811, l'Eclypse, capitaine Lynne, se présenta avec une autre corvette devant Tamatave, et Roux, qui n'avait qu'une cinquantaine d'hommes mal armés, dut capituler à son tour : Tamatave fut reconquis au mois de juin de la même année par la Renommée, mais ce ne fut que momentanément.
Au résumé, Decaen et Sylvain Roux avaient fait œuvre de colonisation. Comme Lescallier, ils ne voyaient pas simplement dans la grande île une terre à exploiter, mais un pays à étudier, à organiser, à administrer, à mettre en valeur. Grâce à eux, il n'y eut pas solution de continuité de la tradition française sous la Révolution et sous l'Empire.
\" Le projet indien en 1811.
L'expédition de Russie n'était-elle que la première phase d'une marche vers l'Inde? On a, à l'appui de cette thèse controversée, ces paroles de Napoléon à M. de Narbonne, au départ pour la campagne de Russie : « Après tout, cette longue route est la route de l'Inde. Alexandre était parti d'aussi loin que Moscou pour atteindre le Gange... Vous savez la mission du général Gardanne et celle de Joubert en Perse. Rien de considérable n'est apparu, mais j'ai la carte et l'état des populations à traverser pour aller d'Erivan et, de finis jusqu'aux possessions anglaises dans l'Inde, o
Nous avons déjà parlé du Plan commercial et militaire de Xapoléon 7''1', vu à Hambourg en 1811 par le comte de Beauvollier, et cité par de Beauchamp dans ses Mémoires secrets. Après avoir rappelé les attaques dirigées de l'Occident vers l'Inde, les routes suivies parle commerce et le plan de Paul I1"' cité plus haut, de Beauchamp ajoute :
Tels sont les exemples qu'on citait en faveur du Plan commercial et militaire de Napoléon ILl et je ne doute pas qu'il ne l'eût mis à exécution si son expédition eût réussi.
Les successeurs de Pierre le Grand au trône de la Puissie n'avaient lait que continuer le système dont il avait démontré l'utilité; celles le conquérant de ce vaste empire n'aurai! pas dédaigné d'entrer dans cette Les Colonies, vol. I. 7
voie île prospérité pour les peuples qu'il aurait associés à sa fortune et aux destinées de la France.
Les productions de la Russie sont indispensables aux puissances européennes ; d'où il suit que cet empire est comme un immense magasin de contrainte qui appelle impérieusement dans ses ports les naviga leurs et les acheteurs. Depuis 1762 jusqu'en 1777, l'exportation s'est accrue d'un à sept.
Le commerce asiatique est la réunion de celui de la Perse, de l'Inde et de la Chine.
Pierre le Grand avait conclu un traité de commerce avec la Perse et jeté les bases d'un autre traité plus avantageux encoreavec la Chine.
La France, eu égard à sa position continentale, ne pouvait-elle pas obtenir par le commerce de l'Inde, fait avec les moyens bornés que comportent les communications par terre, des avantages qui eussent balancé ceux que l'Angleterre retire de la contrebande ? Désormais privée de toute communication en Europe, et n'ayant plus que la stérile ressource de dépenser les produits qu'elle tire de l'Inde, ou de les vendre en Amérique, la Grande-Bretagne aurait infailliblement perdu l'un de ses plus puissants éléments de richesses, et n'aurait pu racheter cette perte par aucun système de compensation : c'était ceque Napoléon ambitionnait de tous ses vœux, et sans doute, il n'eût pas laissé échapper l'occasion d'appauvrir et d'humilier une puissance rivale.
Je répéterai ici ce que j'ai déjà avancé. J'ignore si ce plan, tel que ma mémoire me le rappelle, eût été celui que Napoléon eût voulu suivre ; mais je sais très positivement qu'il lui avait été présenté, et qu'à Hambourg on en parlait comme d'un projet savamment combiné et qu'on y rattachait d'immenses résultats. Il paraîtmême qu'on avait proposé à Napoléon la création de nouvelles villes hanséatiques telles que Revel, Riga, Memel, Koenigsberg, Gothembourg, Stetin, Stralsund et les plus fortes places maritimes d'Espagne. Chacune de ces villes aurait eu une junte commerciale composée de négociants, sous la surveillance des consuls français. Cette association était représentée comme devant réveiller sur le continent l'esprit mercantile et contribuer a entraver le commerce anglais. C'était un boulevard inexpugnable sur lequel devait s'appuyer ce nouveau srenre de domination.
5° Le traité de Paris et l'acte de Vienne
Le traité «le Paris (:>() mai 181-4) contient les stipulations d'ordre •olonial suivantes :
Art. 8. — S. M.B., stipulant pour elle et ses alliés, s'engage à restituera S. M. T. C, dans les délais qui seront ci-après fixés, les colonies, pêcheries, comptoirs et établissements de tout genre que la France possédait au 1er janvier 1792 dans les mers et sur les continents de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie, à l'exception toutefois des îles de Tabago et de Sainte-Lucie, et de l'Ile de France et de ses dépendances, nommément Rodrigue et les Séchelles, lesquelles S. M. T. C. cède en toute propriété et souveraineté à S. M B. comme aussi de la partie de Saint- Domingue cédée à la France par la paix de Bàleet que S. M. T. C. rétrocède à S. M. C. en toute propriété et souveraineté.
Art. 9. — S. M. le roi de Suède et Norvège, en conséquence d'arrangements pris avec ses alliés et pour l'exécution de l'article précédent, consent à ce que l'île de la Guadeloupe soit restituée à S. M. T. C. ei cède tous les droits qu'il peut avoir sur cette île.
Art. 10. — S. M. T. F., en conséquence d'arrangements pris avec ses alliés et pour l'exécution de l'art. 8, s'engage à restituer à S. M. T. C, dans le délai ci-après fixé, la Guyane française telle qu'elle existait au 1er janvier 1792. L'effet de la stipulation ci-dessus étant de faire revivre la contestation existante à cette époque au sujet des limites, il est convenu que cette contestation sera terminée par un arrangement amiable entre les deux cours sous la médiation de S. M. B.
Art. 11. — - Les places et forts existants dans les colonies et établissements qui doivent être rendus à S. M. T. C., en vertu des art. 8, 9 et 10, seront remis dans l'état où ils se trouveront au moment de la signature du présent traité.
Art. 13. — Quant au droit de pèche des Français dans le grand banc de Terre-Neuve, sur les côtes de l'île de ee nom et des îles adjacentes et dans le golfe de Saint-Laurent, tout sera remis sur le même pied qu'en 1792.
Art. 14. — Les colonies, comptoirs et établissements qui doivent être restitués à S. M. T. C. par S. M. B. ou ses alliés, seront remis savoir : ceux qui sont dans les mers du Nord ou dans les mers et sur les continents de l'Amérique et de l'Afrique dans les trois mois et ceux qui sont au delà du cap de Bonne-Espérance dans les six mois qui suivront la ratification du présent traité.
D'autre part, l'acte Huai de Vienne, 9 juin 1<S 15, contient la stipulation suivante :
Art. 107. — S. A. B. leprin.ee régent du royaume de Portugal et de celui du Brésil, pour manifester d'une manière incontestable sa considération particulière pour S. M. T. G , s'engage à restituer à Sadite Majesté la Guyane française jusqu'à la rivière d'Oyapock, dont l'embouchure est située entre le quatrième et le cinquième degré de latitude
100 RÉVOLUTION, CONSULA1 El EMPIRE
septentrionale, Limite que le Portugal a toujours considérée comme celle qui avail été fixée par le traité d'Utrecht.
L'époque de la remise de cette colonie à S. M. T. ('.. sera déterminée, dès que tes circonstances le permettront, par une convention particuculière cuire les deux cours ; et l'on procédera, à l'amiable, aussitôt que faire se pourra, à la fixation définitive des limites des Guyanes portugaise cl française, conformémenl au sens précis île l'article 7 du traité d'Utrecht.