‹ Les colonies françaises: géographie, histoire, productions, administration et commerce (volume 2)Chapitre 113 sur 163 · LE MOUVEMENT COMMERCIAL · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT COMMERCIAL

.Le commerce de Madagascar a pris depuis l'occupation française n ri développement rapide et constant. Dès son arrivée le général Gallieni avait promis son concours aux colons, « estimant, écrit-il, que les colonies sont faites pour les colons français » et il avait pris des mesures d'ordre général pour faciliter le développement économique de la colonie, création de chambres consultatives, organisation de bureaux de renseignements économiques destinés à éclairer les nouveaux venus, réglementation delà main-d'œuvre, institution de musées commerciaux, correspondance avec les Chambres decommerce de la métropole.

Une loi du 16 avril 1897 a placé Madagascar et ses dépendances sous le régimede la loi douanière du 11 janvier 481)2 portant application du tarif général des douanes.

Les importations qui étaient en 1890 de 9,338,000 fr. environ ont atteint 14 millions en 1890, 18 millions I 2 en 1897,21 millions 1/2 en 1898, 28 millions en 1899 et près de 40 millions en 1900. Elles portent surtout sur les tissus de coton, les vins, les alcools, la farine et le riz. La part de la France aux importations était de 16 millions en 1898 et a atteint 24 millions en 1899 ; les tissus de coton d'origine française, qui en 1896 représentaient seulement le tiers des tissus importés figurent aujourd'hui pour les 9 10.

Sans doute l'augmentation considérable des importations s'explique en partie par la présence du corps d'occupation, mais, comme l'écrivait le général Gallieni dans son rapport de 1899, « la valeur des produits qui trouvent presque exclusivement leur écoulement dans la population indigène a considérablement augmenté et d'autres marchandises ont dû aussi leur importation plus forte à l'arrivée de nouveaux colons. »

Les exportations ont également augmenté pendant ces dernières années. On comptait en 1896, 3 millions 1/2 d'exportations : ce chiffre s'est élevé à 5 millions en 1898, à 8 millions en 1899 et à 10,741,000 en 1900. C'est la France qui tient aujourd'hui la tête dans la liste des pays importateurs de Madagascar : cette colonie qui lui envoyait en 1896 pour 736,000 fr., plus 513,000 fr. en colonies françaises, a exporté en France en 1899 pour 4,976,000 fr. et dans les colonies pour 534,000 fr. L'exportation porte surtout sur le caoutchouc, le rafia, la cire, les peaux de bœufs, l'or et la vanille.

La statistique de la navigation accuse, elle aussi, un mouvement ascendant. En 1897 on avait enregistré dans les ports de l'île 3500 voiliers et 460 vapeurs, d'un tonnage de 827,000 tonneaux : en 1899 on a compté 6000 voiliers et près de 600 vapeurs d'un tonnage de 873,000 tonneaux.

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