CHAPITRE IX
7° Une indemnité pécuniaire aux pêcheurs allant au French Shore.
8° Une indemnité pécuniaire sur laquelle la Métropole accorderait en seconde main, à la colonie de Saint-Pierre et Miquelon, deux millions qui compenseraient le cas échéant, dans une certaine mesure, les préjudices de la cession du French Shore. Cette somme servirait : 1° à l'établissement de parcs à moules (qui constituent un appât suffisant) ; 2U ;'i la construction d'établissements frigorifiques pour la conservation des boettes; 3° à l'accomplissement de tous autres travaux que nécessiterait le nouveau système de s'assurer la boette; -4° à l'amélioration des poils de Saint-Pierre et Miquelon.
Des délégués de Terre-Neuve ont conféré avec le gouvernement anglais pendant l'hiver de 1900-1901 pour arriver à une solution acceptable pour le gouvernement français. Une déclaration de l'un deux, M. Bond, parue clans une interview (1), fait connaître l'opinion actuelle du gouvernement de Terre-Neuve:
Nous avons accepté le modus Vivendi pour une année encore, uniquement pour accéder à la demande, du gouvernement impérial ; mais, quant aux traités temporaires, ils ont été adoptés pour la dernière fois et ne seront certainement pas renouvelés. Une solution définitive ne peut être ajournée plus longtemps, car nous ne pouvons plus tolérer la présence des Français sur nos côtes.
Il n'y a pas à nier que les Français portent un préjudice considérable à notre colonie. Nous ne sommes pas d'accord et ne pourrons jamais l'être aussi longtemps que la France réclamera et possédera le droit exclusif à la pèche sur une étendue de 800 milles de notre littoral ; aussi longtemps qu'elle possédera des droits territoriaux sur cette région, et aussi longtemps qu'elle réclamera et jouira du droit de pêche aux homards dans nos eaux, et, par des empiétements injustifiés, empêchera toute solution finale et nuira au développement commercial de la meilleure partie de notre île.
Non pas que je nie les droits de la France reconnus par les traités, pas plus que je ne m'associe aux manifestations hostiles des foules et aux cris de: « A bas les Français! »