‹ Les colonies françaises: géographie, histoire, productions, administration et commerce (volume 2)Chapitre 32 sur 163 · VI. - MARCEAU ET LA « SOCIETE DE L'OCÉANIE · texte numérisé non relu

VI. - MARCEAU ET LA « SOCIETE DE L'OCÉANIE

Le but de la « Société de l'Océanie » est nettement marqué dans la collection des « bulletins de l'Arche d'Alliance »rdont une collection à peu près complète existe à la bibliothèque nationale, dans le «. Journal du Dr Montargis, médecin de l'Arche d'Alliance » (bibl. nationale), dans le journal de M. Vautier, second de Marceau. Un pourra juger quelle attente sympathique elle suscita en lisant la collection du journal « La démocratie Pacifique ». L'entreprise a été étudiée, dans ses' rapports avec le Saint-Simonisme et avec le catholicisme parReybaud, « Les réformateurs au xixe siècle, Saint- Simon, et Georges Goyau, «Autour du catholicisme social. » Voici quelques extraits de documents émanant de la « Société ».

« Etude sur les rapports de la marine avec la civilisation, le commerce et la politique, n° 4 du « bulletin de l'Arche d'Alliance ».

(1) Augustin Bernard, /' Archipel de lu Nouvelle-Calédonie, Hachette,

ANNEXES 2.*il

«Toute grande puissance d'avenir doit être à la fois continentale « et maritime, mais non écrasée sous ses colonies comme l' Anglece terre. La vraie force colonisatrice c'est la France. Il y a loin du « génie de l'Angleterre à ce génie colonisateur qui est le génie « chrétien et français, génie de dévouement et de justice, plus heurt reux des biens qu'il procure que de ceux qu'il reçoit, désireux « avant tout d'éclairer les peuples qu'il visite, de leur léguer, en « partant, des lois libres pour les rendre meilleurs, etc., etc. »

Dans le même bulletin (n° 4) est une théorie du bienfait de l'expansion pour la classe ouvrière. « Nos manufactures ont besoin de « débouchés. Le péril social est grand par suite du manque de travail « et de la modicité des salaires. Aux ouvriers inoccupés nous vou- « Ions ouvrir la mer et des mondes inexplorés et féconds qui offri- « ront des périls et des dangers séduisants à leur imagination. Ces « natures puissantes deviendront sur la mer et dans les îles des « capitaines courageux, des chefs de colonie intègres, peut-être des fondateurs illustres. » Le jugement du « Mémorial bordelais » du 26 janvier 1847 montre ce que l'on attendait, dans les villes commerçantes, de la « Société de l'Océanie ».

« L'Angleterre a été redevable de sa grandeur à ses explorations « lointaines et à ses voyageurs commis de ses idées, de sa foi et de « ses produits. Pourquoi la Fiance n'aurait-elle pas le même pro- « sélytisme ? La « Société de l'Océanie » a donc entrepris de faire « concurrence à l'Angleterre, d'opposer des Compagnies à ses Com- « pagnies, et de venir en aide au commerce national... »

C'est le 28 janvier 184'.), après quarante mois de navigation, que « l'Arche d'Alliance » rentra en France.

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