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Racines et tubercules

Manioc. — Le manioc fut introduit à la Réunion par Mahé de la Bourdonnais, directeur général en 1735. Le suc de cette racine, poison violent en Amérique, perd à la Réunion cette déplorable propriété.

Le manioc est cultivé par toute l’île ; les sucreries s’en servent comme d’assolement.

Songes. — D’origine américaine, cette racine porte le nom de chou caraïbe, en Amérique.

Pomme de terre. — La culture en est des plus faciles. Il suffit d’en semer une fois, surtout dans les plaines de l’intérieur et dans les hauts, pour qu’elle se reproduise d’elle-même et à peu près indéfiniment.

La pomme de terre est l’objet d’une exportation très-importante. La population anglaise de Maurice (ancienne île de France) en fait une grande consommation et la paye cher.

Le manioc, la pomme de terre et les songes ou chou caraïbe consti tuent ce qu’on appelle à la Réunion les vivres du pays.

Dans le tableau des produits de la Réunion (V. V Appendice)^ les vivres, en comprenant sous cette dénomination, — outre le manioc, la pomme de terre et les songes, — les embrevades, riz, maïs, haricots, patates, jardinage, les vivres ont occupé en 1837

LA RÉUNION. 2S5

une surface de 41,134 hectares. En 1857, elle n’était plus que de 27,345 hectares.

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