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CHAPITRE PREMIER

Historique.

La découverte de Terre-Neuve et de ses parages est revendiquée par les Danois, les Norwégiens et les Basques. Il est assez difficile de se prononcer à cet égard.

Ce qui est positif, c’est que Cabot y aborda en 1497, et que, dès 1504, les Bretons et les Normands venaient pêcher dans les eaux de Terre-Neuve où la morue était abondante. Toutefois, c’est vers 1604 seulement que les premiers établissements français y furent fondés par les pêcheurs.

En 1710, Terre-Neuve avait 3,000 habitants.

Par le traité d’Utrecht (1713), Terre-Neuve fut abandonnée par la France à l’Angleterre, et lorsque, en 1763, nous perdîmes le Canada, etc., il nous fallut nous contenter des îles Saint-Pierre et Miquelon comme dédommagement.

Bientôt des établissements de pêche furent établis. De 1765 à 1777, les produits furent considérables : 6,000 quintaux de morue, par an, en moyenne; 220 bâtiments, jaugeant 24,000 tonneaux et montés par 8,000 marins ou pêcheurs, s’employaient à la pêche.

La guerre de l’indépendance américaine, guerre où nous prîmes parti contre l’Angleterre, nous fit perdre momentanément les deux petites îles. Les Anglais s’en emparèrent et en ruinèrent les

ILES SAINT-PIERRE ET MIQUELON

constructions. Les habitants, au nombre de 1,200 à 1,300, durent se réfugier en France (1778).

La paix de Versailles (1783) nous rendit les îles et confirma nos droits de pêche sur les côtes de Terre-Neuve. Les habitants émigrés y furent ramenés.

Dès 1784, 318 navires jaugeant 34,658 tonneaux et montés par 9,520 marins ou pêcheurs, se rendaient dans les îles. Mais, en 1793, les Anglais s’en emparèrent de nouveau.

Elles furent restituées par la paix d’Amiens à la France (1802) et reperdues en 1803. Le traité de Paris (30 mai 1814) nous les rendit de nouveau. Le bourg de Saint-Pierre, détruit en 1795, fut relevé et un autre bourg fut formé à Miquelon.

Depuis lors, les expéditions de pêche n’ont pas cessé.

Gouverneurs et commandants,

1763. Dangeac, gouverneur.

1773. L’Espérance (baron de), gouverneur.

1784. Dauseville, commandant et ordonnateur.

1816. Bourrilhon (J. -P.), commissaire de la marine, chargé en chef du service.

1818. Borius (A.-V.), lieutenant de vaisseau, intérimaire.

1819. Fayolle (P.-A.-H.), capitaine de frégate honoraire, com-

mandant et administrateur pour le roi.

1825. Borius (A.-V.), capitaine de frégate, commandant et administrateur pour le roi.

1828. Brue (J.-L.-M.), chef de bataillon honoraire, commandant.

1832. Paris (F.-J.-G.), sous-commissaire de marine, intérimaire.

1839. Mamyneau (L.-A.), capitaine de vaisseau.

1842. Desrousseaux (J .-A.), capitaine de corvette.

1845. Délécluse (J.-M.-F.), capitaine de corvette en retraitée

1849. Bruslé (P. -B.), chef du service administratif, commis-

saire de la république par intérim.

1850. Gervais (J. -F.), lieutenant-colonel d’artillerie de ma-

rine.

1855. Gautier (A. -S.), lieutenant de vaisseau.

1856. Gervais (J. -F.).

1859. De la Roncière (le comte E.).

1863. Gren (P.-V.), chef de bataillon d’infanterie de mariné.

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