CHAPITRE yi
Agriculture. — Hectares cultivés. — Quantités récoltées. — Valeur des produits. Habitations rurales. — Statistique des travailleurs. — Animaux de trait. — Bétail. — Canne à sucre. — Café. — Coton. — Rocou. — Cacao. — Girofle. — Vanille. — Tabac. — Vivres. — Fruits. — Pâturages. — Établissements domaniaux. — Comité pour l’Exposition des colonies.
Sous le rapport agricole, la Guyane, avons-nous vu précédemment, se partage en terres hautes et en terres basses ou alluviales.
On a d’abord laissé de côté ces dernières pour cultiver les terres hautes. C’est à partir de l’administration de M. Malouet, en 1778, qu’on a abordé la culture des terres basses.
En 1863, on comptait 5,343 hectares 6 ares cultivés. Les cultures se répartissaient ainsi :
Sucre «
Canne à sucre.
470,373 kil.
Taûa
j 397 hect. 5
263,436 lit.
Mélasse
Hectares cultivés
Café.
Hectares cultivés
Coton.
Hectares cultivés
Cacao.
Hectares cultivés
Girofle.
Hectares cultivés
Rocou.
Hectares cultivés
Epices, Vanille.
Hectares cultivés
Vivres du pays.
Valeur de ces produits
Le nombre des habitations rurales était de 1,415 en t862, et de 1,462 en 1863:
Sucreries.
GUYANE O
Caféières,
Rocoueries.
Cotonneries .
Cacaoteries,
Girofleries.
Porcheries.
Hattes et ménageries.
Briqueteries.
Chantiers de bois.
Exploitations aurifères.
Vivrières.
Nombre des travailleurs en 1863, savoir :
Cultivateurs du pays 7,829
Immigrants 1,G14
Transportés 335
Nombre des animaux de trait et de bétail, avec leur valeur:
Chevaux et juments
Anes et mulets
Béliers et brebis
Porcs
Bœufs
Taureaux et vaches
Veaux et génisses
Capital employé aux cultures
Valeur des terres 1862 2,212,282 fr. 1863..
2,281,897 fr.
Valeur des bâtiments et du matériel d'* exploitation,
1862 3,542,850 fr. 1863........ 3,662,400 fr.
Valeur dés animaux de trait et de bétail,
1862 1,045,220 fr. 1863 1,226,720 fr.
Total pour 1862 6,800,352 fr.
Total pour 1863 7,171,017
Les objets, qui donnent surtout matière à culture, sont : la canne à sucre (canne jaune, canne violette de Batavia, canne de Taïti), le café, le coton, le rocou, le cacao, le girofle, le cannellier, le muscadier, le poivrier, la vanille, le tabac, les vivres (manioc, riz, maïs, bananes, ignames, patates, arbres à pain), les fruits (ananas, banane, sapotille, barbadine, oranges, pomme cannelle, corossol, mangue, goyave, avocat, coco, grenade, monbin), les fruits oléagineux (aoura, palmier à huile, yayamadou ou muscadin à suif, noix de coco, et de bancoule, carapa).
« Dans les vastes savanes situées dans les quartiers de Macouria, de Kourou, de Sinnamary, dlracoubo, de Mana, sous le vent de Cayenne, et sur les bords de l’Oyapock, se trouvent les battes ou ménageries consacrées à l’éducation des troupeaux de la colonie. Mais ces prairies naturelles auraient besoin d’être améliorées; il en est qui, pendant l’été, sèchent complètement et dont l’herbe brûlée par le soleil n’offre plus de nourriture aux bestiaux. Il en est d’autres dont le sol plus marécageux conserve l’eau croupissante, où l’herbe aigrie cesse d’être bonne à manger.
« Il conviendrait de pratiquer, dans ces dernières, des saignées qui, en donnant de Técoulement aux eaux, préviendraient la fermentation de ces herbes. Quant aux premières, la culture de l’herbe de Guinée et du Para y procurerait un excellent J‘ourrage susceptible d’être consommé à l’étable, à l’époque de l’année où les pâturages viennent à manquer. La pénurie de fourrage est telle qu’on est obligé d’en faire venir de France et de l’étranger. Pour donner l’exemple aux colons, l’Administration a créé, sur l’habitation Bourda, des herbages qui ont produit, en 1862, 200,000 kil. de fourrages verts.
«La colonie est loin de produire tous les bestiaux nécessaires à la consommation locale, malgré les primes fondées en 1837 en faveur des propriétaires qui présenteraient chaque année, à un concours public, les plus beaux animaux, ou qui auraient introduit des améliorations dans le régime de leurs ménageries. » (V. J. Itier, Notices statistiques sur la Guyane franc,)
GUYANE
i Trois établissements agricoles : Baduel, jardin de naturalisation ;Bourda, où l’administration a créé des plantations d’herbes pour les bestiaux; la Gabrielle, où l’on cultive spécialement le girofle ; enfin, un comité d’exportation, contribueront à donner tout son essor à la colonie.