MOUVEMENT COMMERCIAL DE PAPEETE
Valeurs importées 2,105,762 fr.
— exportées j ,009,830
— réexportées 131,377
Droits perçus à l’importation 152^450
ÉTABLISSEMENTS DE L’OGÉANIE.
Valeurs importées. 2,426,312 fr.
— exportées 1,178,637
— réexportées 198,369
Droits perçus à l’importation. 131,868
Il est à peu près impossible actuellement de se rendre compte du mouvement commercial des Marquises, etc.
Objets d’exportation (1864).
Huile de coco (565,626 lit.) 356,998
Nacre (12,557 kil.) 6,068
Oranges (4,948,000 pièces) 171,145
Fungus (27,432 kil.) 13,716
Tripangs (9,440 kil.) 4,720
Jus de citrons (26,470 kil., 8,499
Cocos (24,100 pièces) ,205
Citrons (129,000 pièces) 615
Arrow-root (600 kil.) ' 300
Café (28 kil.) 85
Vanille (181 kil.) 9,360
Coton (6 kil.) 75
Confitures de goyaves (433 kil.) 3,665
Bois de construction (20 m. cubes) 2,000
Peaux salées (247 pièces).. 1,772
Perles (1 lot) J ,265
Rhum du cru (723 litres) 723
Le commerce de Papeete se fait surtout avec :
San-Francisco (Amérique du Nord);
Valparaiso (Amérique du Sud) ;
Sydney (Australie) ;
Les îles Sous-le-Vent, l’archipel de Cook e l’archipel des Navigateurs.
Des navires de commerce français partent tous les six mois, de Bordeaux pour Papeete. Les marchandises qu’ils apportent trouvent leur placement, mais les éléments d’un fret de retour leur manquent.
Plusieurs actes locaux régissent la navigation coloniale.
Le petit cabotage ne s’étend pas au delà des eaux des archipels.
Legrand cabotage comprend Focéan Pacifique jusqu’aux environs des côtes de l’Amérique et de l’Australie.
Enfin, le long cours comprend les voyages à la côte d’Amérique, d’Australie, et d’au delà.
Le nombre des petits caboteurs, en 1863, la plupart apparte-
liant à des indigènes, a monté à 55 bateaux, d’un tonnage de 472 tonneaux.
Le nombre des navires armés au grand cabotage s’élevait à 6, jaugeant 282 tonneaux.
On ne compte plus, à Papeete, qu’un petit nombre de baleiniers.
Service postal.
Les lettres, etc., de France à Taïti, sont réunies en dépêches closes par les bureaux du Havre et de Paris à Calais (bureau ambulant). — Les navires anglais les transportent de Soutbampton à Payta (Pérou) en 28 jours. — Un bâtiment de la marine impériale ou du commerce vient le 15 de chaque mois les prendre à Payta et les transporte à Papeete (Taïti).
Les lettres de Taïti à Paris, mettent 30 jours de plus, à cause de la difficulté opposée au retour par les vents généraux du S.-E.
Taxe des lettres.
(iO grammes et au-dessous.)
France et Algérie 1 fr. 20
Colonies françaises (en passant par la France). ... 1 80
Espagne, Portugal, Gibraltar 1 30
Belgique, Pays-Bas, Suisse, États d’Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, Malte 1 70
États-Pontificaux, Danemark, Alexandrie d’Égypte,
Suez, Smyrne, Constantinople, ètc.. 2 00
Suède, Norwége, Russie, Pologne, Grèce, Brésil, Shang-Haï, possessions anglaises d’Asie, Canada, Terre-Neuve, États-Unis, etc 2 10
Les lettres chargées payent double taxe ; affranchissement obligatoire.
Taxe des joürnaux, brochures^ ouvrages périodiques ^'^.etc,
(par 40 grammes ou fraction de 40 grammes ; affranchissement obligatoire).
France et Algérie 0 fr. 22
Espagne, Portugal, Gibraltar. 0 24
Colonies françaises 0 35
Pays étrangers (frontières de France) 0 35
Les transatlantiques français mettent Taïti en communication directe avec la France. L’île est actuellement trois fois, par^mois en correspondance avec la métropole.