‹ Les colonies françaisesChapitre 251 sur 315 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Gouvernement. — Administration. — Personnel. — Forces militaires. — Service

de santé.

La Nouvelle-Calédonie, d’abord placée sous l’autorité du commandant de la station de l’océan Pacifique, en résidence à Taïti, et administrée par des commandants particuliers, a eu son gouvernement distrait de celui de nos établissements océaniens par le décret du 14 janvier 1860 qui l’a érigée en colonie distincte.

L’article 7 de ce décret autorise le gouverneur à faire tous règlements et arrêtés nécessaires à la marche du service administratif, à l’intérêt du bon ordre et de la sûreté de la colonie.

Conseil d'administration, — Un arrêté du 11 septembre 1860 a créé ce conseil. Il donne au gouverneur son avis sur les questions qui lui sont soumises.

Il se compose du gouverneur (président), de l’ordonnateur, du

NOUVELLE-CALÉDONIE

secrétaire colonial, des chefs des services de l’artillerie, du génie et de santé, et de deux habitants notables.

Ordonnateur. — Il est nommé par décret impérial et chargé de l’administration de la marine, des troupes, du trésor et de la justice, de la direction supérieure des travaux de toute nature, de la comptabilité des divers services. Il est sous les ordres du gouverneur.

Secrétariat colonial. — Il a été créé par arrêté du 22 janvier 1864. Il est chargé^ sous les ordres du gouverneur, de l’administration intérieure de la colonie, de la police générale et de l’administration des contributions directes et indirectes, des affaires européennes et indigènes.

Le personnel administratif est ainsi composé :

1® Commissariat de la marine.

i commissaire ordonnateur ;

1 sous- commissaire;

2 aides-commissaires ;

2 commis ;

3 écrivains.

2® Secrétariat colonial.

1 secrétaire colonial ;

1 commis ;

2 écrivains de marine.

Le bureau des affaires européennes comprend :

1 sous-commissaire, chef;

1 commis;

1 interprète;

1 écrivain.

Le bureau des affaires indigènes comprend :

1 officier, chef ;

3 interprètes^ dont 1 à Lifou (îles Loyalty).

3® Service du cadastre.

1 ingénieur colonial, chef;

2 conducteurs ;

1 écrivain dessinateur..

4® Service des mines.

1 ingénieur colonial.

S® État civiL 1 secrétaire de la mairie.

6® Services financiers.

1 trésorier payeur.

Nommé par décret impérial, il remplit les fonctions de receveur de l’enregistrement et des domaines, de conservateur des hypothèques, est chargé de rencaissement des recettes et du payement des dépenses de toute nature.

7® Ponts et chaussées.

1 capitaine du génie, chef du service ;

2 gardes du génie ;

1 conducteur auxiliaire;

1 écrivain dessinateur;

2 surveillants des travailleurs indigènes.

8° Police.

4 commissaire de police (ville de Port-de-France).

1 agent de police (banlieue).

9® Service des ports et pilotage.

1 lieutenant de port ;

4 maître de port ;

4 pilote major;

2 pilotes ;

6 aspirants pilotes ;

4 contre-maître charpentier ;

Matelots indigènes.

40® Imprimerie.

4 chef ;

9 ouvriers compositeurs, lithographes, relieurs, etc.

En 4865, l’elFectif militaire de la colonie se montait à 904 hommes, ainsi répartis :

État-major gênéraU

2 officiers ayant rang de capitaine, attachés à Tétat-major du gouverneur .

NOUVELLE-CALÉDONIE

Artillerie (100 hommes).

1 capitaine, commandant le détachement d’artillerie et faisant fonctions de directeur de l’artillerie ;

2 gardes ;

1 sous-chef ouvrier d’état ;

2 seconds-maîtres armuriers ;

1 officier et 52 hommes formant une demi-hatterie d’artillerie ;

1 officier et 40 ouvriers d’artillerie.

Génie (3 hommes).

1 capitaine, chargé du service des ponts et chaussées .

Gendarmerie (30 hommes).

1 capitaine commandant;

19 gendarmes à cheval ;

10 gendarmes à pied.

Infanterie de marine (472 hommes).

4 compagnies à 114 hommes et section hors rang ;

1 chef de bataillon ;

13 officiers.

Disciplinaires (292 hommes).

1 capitaine ;

3 lieutenants ;

2 sous-lieutenants;

286 disciplinaires coloniaux.

Service de santé,

5 chirurgiens de marine.

Station navale.

Elle est placée sous les ordres du gouverneur, chef de division navale; elle comprend un aviso à vapeur et quatre goélettes à voiles.

La Nouvelle-Calédonie est divisée en 5 circonscriptions militaires :

Celle de Port-de-France (partie sud de l’île);

Celle de l’Est, dont le chef rési de au poste de Napclécnvrile avec 40 hommes ;

Celle du Nord-Est, dont le chef réside au poste de Wagap avec 46 hommes;

Celle du Nord-Ouest, dont le chef réside au poste de Gatope ;

Celle des îles Loyalty, dont le chef réside à Chépénéhé (île Lifou) avec 70 hommes.

Une brigade de gendarmerie occupe le poste de police à Poébo.

Le service sanitaire de la Nouvelle-Calédonie comprend 1 hôpital et 2 infirmeries. Il comptait en 1864 :

2 chirurgiens de 1^® classe, l’un d’eux chef de service ;

1 — de 2® classe ;

4 — de 3® classe ;

1 pharmacien de l’'® classe.

Le nombre des malades traités en 1864 à l’hôpital de Portde-France a été de 483. La moyenne journalière de ces malades a été de 34,3. La plupart appartenaient au personnel militaire et maritime de la colonie.

La mortalité, parmi eux, a été d’un peu plus de 1 pour 100.

Dans la population civile, évaluée à 800 âmes, la mortalité a été de 3 pour 100. — Le nombre des naissances a été de 36 (16 garçons et 20 filles).

A l’infirmerie de Napoléonville, il a été traité, en 1864, 201 malades; à celle de Wagap, 166. Aucun malade n’est mort.

Le climat de la Nouvelle-Calédonie, déjà considéré antérieurement comme favorable aux émigrants européens, ne s’est point démenti, comme on le voit, en 1864.

Page 1