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X. Céréales et autres produits farineux

Gitons en passant le riz en paille mondé envoyé à l’Exposition par Mayotte et Nossi-Bé; le riz de montagne, en paille, delà Réunion; le riz en paille, décortiqué, de la Gochinchine.

XL Viandes et poissons.

La Gochinchine a exposé plusieurs spécimens de viande de buffle séchée et de canards salés. L’exportation de la première est peu considérable; mais les canards forment le fond d’un grand commerce avec la Chine. Les produits de pêche, en 1865, exportés de Saigon, ont été de 81,515 piculs (4,890,900 kilogr.).

Mentionnons encore : Poissons secs (Inde), morues sèches, morues salées, flétan dans le sel, harengs salés, capelans pressés,

encornets, issues de morue (Saint-Pierre et Miquelon), encornets secs (Gochinchine), bichiques secs et en saumure de Saint- Benoît (Réunion), curi ou pirarocou sec (Guyane), etc.

La Gochinchine et la Réunion ont, en outre, exposé des nids comestibles d’hirondelles salanganes.

XII. Condiments et stimulants; sucres et produits de la confiserie.

La Guadeloupe a exposé du vanillon, qui, en 1865, a donné lieu à une exportation de 1,271 kilogr. ; la Guyane, la Martinique, Mayotte etNossi-Bé, la Réunion, l’Inde, Tahiti, la Nouvelle- Calédonie ont envoyé des spécimens de vanille. En 1865, la Réunion a fourni au commerce 28,855 kilogr. de gousses et 6,521 de vanille ; son prix qui, en 1849, était de 500 fr. le kil. est actuellement descendu à 40 fr.

Toutes nos colonies produisent ou sont susceptibles de produire du café. L’exportation, pour la Martinique, a été en 1865 de 44,981 kilogr., et, pour la Guadeloupe, de 447,170 kil. Pour la Réunion, elle a été, en 1865, de 215,331 kilogr.

Le thé promet de devenir, pour la Réunion, et quelques autres de nos colonies, une abondante source de revenus, dès que sa culture sera sérieusement encouragée.

Une autre culture à laquelle on devrait donner quelques encouragements est celle de la coca, La Martinique en a envoyé à l’Exposition.

" La coca {Erythroxylon Coca) n’est cultivée à la Martinique que comme espèce botanique au jardin de Saint-Pierre; la culture pourrait en être avantageusement entreprise sur les plateaux élevés de l’île. Cette plante possède, au plus haut degré, des facultés stimulantes. Les feuilles mâchées à doses modérées de trois en trois heures mettent un homme à même de se passer de nourriture pendant trois jours, tout en le rendant capable d’un développement extraordinaire de force musculaire, le garantissent contre l’insalubrité du climat et lui procurent un grand sentiment de bien-être et de gaieté. Son principe excitant dépasse trois fois celui du café et quatre fois celui du thé. La coca serait donc une précieuse ressource pour l’armée, pour les voyageurs et les mineurs. Là ne se bornerait pas son rôle, d’après M. Ach. Genty, un de nos confrères de la presse scientifique ; la coca, prise à doses très-modérées et préparée à l’alcool, produirait d’excellents effets dans les fièvres ataxiques, dans les convalescences, et

généralement chez toutes les personnes débilitées par l’âge, par les influences atmosphériques, par les excès de travail ou autres, etc. ; la coca n’est point un aliment, mais elle facilite singulièrement l’assimilation des aliments.

La Réunion a exposé du thé ayapana ou thé de l’Amazone, longtemps préconisé comme panacée, des feuilles de faham, dont l’infusion a un arôme exquis, sans compter ses vertus pectorales, etc.

La Martinique, la Guadeloupe^ la Réunion, la Guyane, le Gabon ont envoyé des spécimens de cacao. En 1865, l’exportation de ce produit a été de 258,425 kilogr. (Martinique), de 79,354 kil. (Guadeloupe); en 1866, elle a été pour la Guyane de 31,801 kilogr.

Des échantillons de sucre ont été envoyés par la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte et dépendances, la Réunion, l’Inde, la Gochinchine, la Nouvelle-Calédonie, Tahiti et dépendances.

En 1865, l’exportation du sucre a été pour la Martinique de 30,491,467 kil. et celle de la mélasse de 352,810 litres. — Guadeloupe : 24,456,684 kil. (sucre); 160,937 litres (mélasse). — Guyane : 339,026 kil. sucre, en 1865, et en 1866, 320,584 kil. — Mayotte (1865) : 2,154,715 kil. — Réunion (1865) : sa production, sous l’influence de la maladie et des ravages du horer, est tombée à 44,876,958 kilogr. — Gochinchine : On évalueà 7,500 tonneaux d’une valeur de 4 millions de francs environ, la production du sucre dans les provinces de Bien-Hoa, Gia-Dinh et Dinh-Tuong. Cette culture est susceptible d’un immense développement, et la Chine offre aux producteurs des débouchés considérables. — Nouvelle-Calédonie : en 1866, l’exportation a commencé avec l’Australie.

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