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CHAPITRE Vlll

Instruction publique et cultes. — É<-oles primaires. — École primaire supérieure.

— Inspection des écoles. — Culte musulman. — Prosélytisme de l’islamisme

au Sénégal.

Une mission catholique est établie au Sénégal depuis 1843. Elle fait partie du vicariat apostolique de la Guinée et de la Sénégambie, dont le personnel est alimenté par la ‘congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie.

Le point central de cette mission (v. les Notices) est à Dakar, sur la presqu’île du cap Yert; c’est la résidence d’un évêque, le lieu d’acclimatement des missionnaires venant de France et l’établissement principal où l’on enseigne aux enfants les éléments des connaissances littéraires et industrielles adaptées à leur position et à leur avenir.

Cet établissement comprend :

Une école primaire supérieure ;

Une école primaire élémentaire;

Une école professionnelle.

Les arts et métiers enseignés par les frères de la mission sont ceux de cordonnier, de tailleur, de menuisier, de relieur, d’imprimeur, de cuisinier, etc.

On organise en ce moment près de Joal un vaste établisse-

ment agricole qui doit être spécialement affecté à la culture du coton.

; A , côté de rétablissement des missionnaires s’élève celui des moeurs de l’Immaculée-Gonception pour les jeunes filles.

La mission possède aussi une chapelle et une école à Joal.

; Indépendamment de la mission de Dakar, le Sénégal forme une préfecture apostolique dont le clergé est fourni, comme celui de la mission de Dakar, par la congrégation du Saint-Esprit.

Le préfet apostolique, chef du service du Culte catholique au Sénégal, est assisté , de six prêtres répartis entre les deux paroisses de Saint-Louis et de Gorée.

i En outre des trois écoles tenues à Dakar et à Joal par les missionnaires et les sœurs, on compte dans la colonie douze établissements d’instruction publique, savoir :

A Saint-Louis, pour les garçons, une école primaire supérieure tenue gratuitement par neuf frères de Ploërmel, et une école primaire laïque; pour les filles, une école gratuite tenue par huit sœurs de Saint-Joseph, et une école primaire laïque.

A Gorée, deux écoles gratuites pour les garçons et pour les filles, tenues, la première par cinq frères de Ploetmel, la seconde ^par six sœurs de Saint-Joseph.

A Dakar, Dagana, Podor, Bakel et Sédhiou, une école primaire laïque.^:’ ' i

Les sœurs de Saint-Joseph tiennent en outre un asile à Saint- Louis et à Gorée.

Enfin, il existe au chef-lieu une école des otages où le gouver- |iement entretient et instruit environ trente fils de chefs indigènes qui lui ont été confiés en garantie de l’exécution des traités.

Une commission, composée du chef du service judiciaire, du préfet apostolique, du maire et d’un habitant notable, est chargée de l’inspection des écoles de Saint-Louis.

Dans l’ouvrage de M. J. Mavidal, Le Sénégal, trouvera de curieux et importants renseignements sur l’islamisme et son esprit de prosélytisme.

La plupart des nègres du bassin du Sénégal sont Musulmans, tout en ayant gardé beaucoup de leurs anciennes superstitions et de leurs anciennes pratiques idolâtres.

»; « La raison, dit M. Mavidal, p. 122 et suivantes, la politique, l’humanité, notre intérêt bien entendu, tout nous invite à prendre faitèt'cause pour les idolâtres (Yolofs, etc.), car les idées mo-

demies se grefferont plus facilement sur la barbarie que sur le mahométisme... Il ne saurait être permis au mahométisme de s’imposer par la force à des races placées sous notre tutelle, et qui le repoussent avec une extrême énergie. »

Saint-Louis est la résidence du chef de la religion musulmane {Tamsir)^ au Sénégal. 11 y eixiste une grande mosquée.

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