CHAPITRE III
Administration. ■— Forces militaires et maritimes. ■— Instruction publique.
— Cultes. — Justice. '
Un décret du 26 février 1859 a rattaché Corée à la colonie du Sénégal. Un autre décret, en date du 1®'' novembre 1854, avait antérieurement distrait les établissements de la côte d’Or et du Gabon, du gouvernement sénégalais.
Actuellement, chacun de ces établissements est placé sous la direction d’un commandant nommé par l’Empereur, mais qui relève du commandant de la division navale des côtes occidentales d’Afrique.
Le centre administratif des établissements de Grand-Bassam, d’Assinie, de Dabou et du Gabon, est au Gabon.
Service administratif.
Un commissaire-adjoint de la marine, ordonnateur.
Un agent du commissariat, contrôleur.
Service judiciaire.
Un magistrat chargé du ministère public.
Service des ponts et chaussées.
Un capitaine du génie, directeur des travaux.
Service de la police.
Un commissaire ;
Trois agents.
Service des fonds.
Un trésorier payeur.
Service de santé.
Trois chirurgiens de la marine impériale ;
Quatre infirmiers.
Service du port.
Quatre chefs kroumanes ;
Quatre Kroumanes canotiers.
GABON
Forces militaires.
1® Etablissements de la côte d’Or.
133 hommes.
2° Etablissement du Gabon.
Un capitaine du génie ;
Un garde d’artillerie et trois artilleurs de la marine ;
Un capitaine, un lieutenant ou sous-lieutenant et 62 sous-officiers ou soldats du bataillon de tirailleurs sénégalais ;
Trois chirurgiens de marine.
Forces maritimes.
En 1863, la division navale des côtes occidentales d’Afrique, ayant pour centre le Gabon, était commandée par un contreamiral.
Elle se composait de neuf bâtiments représentant une force de 1,020 chevaux, portant 50 canons et montés par 853 hommes.
L’état-major comprenait :
1 contre-amiral ;
3 capitaines de frégate;
23 lieutenants ou enseignes de vaisseau;
10 chirurgiens ;
6 officiers d’administration;
13 élèves ou volontaires.
Instruction publique.
Deux écoles ont été établies par la mission catholique au Gabon.
Quarante enfants des deux sexes y sont entretenus aux frais du budget local. En outre, 60 garçons et 40 filles y reçoivent gratuitement la nourriture, l’instruction religieuse, l’instruction élémentaire, professionnelle ou agricole. — Les missionnaires, pour engager les parents à leur envoyer leurs enfants, donnent tous les deux mois à chacun de ceux-ci une pièce d’étoffe valant 4 ou 5 francs. Au village de Libreville, dont la plupart des habitants sont chrétiens, cet appât n’est pas nécessaire.
Culte,
La religion des Gabonnàis, celle des habitants de l’intérieur n’est autre que le fétichisme.
iB6 LES COLONIES FRANÇAISES.
Une mission catholique, établie au Gabon en 1844, a obtenu des succès assez notables et pris des développements marqués.
Personnel religieux : 1 évêque, chef de la mission des deux Guinées et de la Sénégambie, résidant au Gabon; 4 prêtres; 4 frères convers ; 6 sœurs de la communauté de Castres (l’une d’elles est attachée à l’hôpital).
La mission se livre à la propagation de la foi, à l’instruction de la jeunesse, à l’agriculture.
Une mission protestante américaine s’est aussi établie au Gabon. Elle occupe les hauteurs du village de Glass, à 4 kilomètres de rétablissement français.
Justice.
Ce sont les tribunaux du Sénégal qui connaissent des affaires civiles, commerciales, criminelles, militaires et maritimes des établissements de la côte d’Or et du Gabon.
Une Commission, instituée par le gouverneur du Sénégal pour chaque établissement, est chargée de régler à l’amiable les différends entre les négociants ou capitaines de navires du commerce et les traitants ou courtiers indigènes.
Elle est composée du commandant de l’établissement, président; du chef du service administratif; d’un commerçant européen, et de deux chefs indigènes.
Deux tribunaux de première instance doivent être prochainement créés, l’un à Grand-Bassam, l’autre au Gabon. L’état de choses actuel oflre des inconvénients trop graves pour durer longtemps encore.