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S o. — Colonies Hollandaises
La Hollande a perdu beaucoup de ses anciennes colonies, — New-York, l'île de Ceylan, la colonie du Cap — et elle n'en a pas conquis de nouvelles.
Klle s'est contenté de rafTermir et d'étendre sa doniinatiijn dans llnsulinde, où, à Sumatra, à Hornéo et dans la Nouvelle-Guinée, elle n'est pas encore complète et absolue.
UK LA CnLOMSATloN 205
En Asie et on Africuio, la llollando no posst'do plus rien.
Certes, en Afrique austrah», elle a implanté une race, la race boor, qui est dovenuo prépnndrrante par le nunibre dans eello religion, — mais les Ktals boors, bien que d'origine h(»Ilandaise, m^ peuvent plus être considérés comme des colonies de la Hollande, puis- ()u'ils sont autonomes, ou du moins luttent encore vigcun^eusement c(»ntre FAngletorre pour conserver leur aulnnomi(».
Vax Américjue, dans les îles du Vent l'Antilles\ la Hollande occupe Saint-Eustache^ Saba^ et partage avec la Franco rilc Saint- Martin. Elle posscdc, en outre, trois des îles s(»us le Vent, dont la principale est Cmrffrao.
Sur le continent de l'Américpie méridionale, la (luyane hollandaise constitue une colonie prospère.
Mais la plus belle possession de la Hollande, c'est incontf^stablcMiîonl son magni- (i(iue empire colonial de Tlnsulinde, qui englolie les îl(»s les i>lus grantles et les plus riches de la Malaisie et de la Papouasie.
Nous n'avons pas à revenir sur Téloge que nous avons fait de la méthode coloniale hollandaise. C'est la meilleure qui ait jamais été appliquée par une puissance européenne.
La formule est la suivante : exploiter chaque colonie économiquement et avec prévoyance, comme une ferme bien tenue.
C'est bien évidemment cette manière de procéder qui a permis à la Hollande, malgré la surface restreinte de son territoire, de jouer un rôle aussi considérable dans le monde commercial, maritime et colonial.
L'histoire économique de la Hollande au xvni® siècle est extrêmement intéressante à étudier dans les documents du temps. Des richesses incalculables affluaient dans tous les ports des Pays-Bas, et les Hollandais avaient accumulé une telle quantité de valeurs d'or et d'argent et de numéraire, qu'ils étaient, à cette époque, les banquiers du monde entier.
§ 4. — Colonies Portugaises
Nous avons vu comment le Portugal avait édifié, en môme temps que l'Espagne, un des
plus vastes empires coloniaux que Ton ait vus au XV* et au xvi* siècle.
Les Portugais avaient de plus grandes aptitudes coloniales proprement dites que les Espagnols.
Adonnés au commerce, c'est en cherchant la route des Indes qu'ils avaient développé peu à peu leurs possessions d'outre mer.
Partout ils établissaient dos comptoirs, — et autour de ces comptoirs s'ébauchaient les . premiers éléments d'une colonie. Il y venait des émigrants, et Ton y construisait des églises et d'autres édifices importants. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui encore, partout où les Portugais ont passé, on retrouve, dans les ruines toujours reconnaissables de leurs premiers établissements, la trace de leur domination.
Enfin, ils se livraient facilement et fructueusement aux cultures et aux industries coloniales.
Pour n'en citer qu'un exemple dos plus frappant, l'île 6q San-Thomé, dans le golfe de Guinée, découverte en 1470, avait déjà reçu quelques colons en 1500.
En Asie :
Goa^ DiUf Macao.
En OcÉANiE :
Dillé^ dans Tîle de Timor, Kamling, au nord de Timor.
C'est en Afrique que le Portugal a gardé ses plus belles colonies, et qu'il se trouve en mesure de reconstituer un empire d'outremer des plus enviables, ainsi que nous allons le voir ci-après.
Il y a d'abord les îles :
L'archipel des Açores.
Les îles de Madère et de Porto-Santo.
L'archipel du Cap-Vert.
Les îles de San-Thomé et du Prince^ dans le golfe de Guinée.
Sur le continent africain :
La Guinée portugaise.
Le Congo portugais.
La colonie A' Angola.
La colonie de Mozambique,
Or, nous assistons à un phénomène tout à fait analogue à celui que nous avons constaté au début de la Colonisation portugaise, dans
le rapide développement économique des possessions d'outre-mer.
Depuis que la métropole, n'ayant plus à s'occuper du vaste empire du Brésil, s'est adonnée méthodiquement à la mise en valeur de ses autres possessions, elle a réalisé une véritable résurrection.
Reprenons pour exemple l'île de San- Thomé, dont nous avons parlé plus haut.
En 1800, on y introduisit la culture du café, en 1822, celle du cacao, mais les progrès furent lents jusque vers 1864. C'est à partir de cette dernière date que l'île a marché à pas de géants dans la voie de la prospérité coloniale.
Laissons parler les chiffres :
En 1855, ii n'y avait à San-Thomé que 8,072 habitants.
Le recensement officiel de novembre 1900, y en comptait, à cette époque, 37,776.
En 1868, le mouvement commercial était de 1,688,000 francs.
Il est aujourd'hui de 80^000,000 de francs environ !
Il semble difficile de trouver d'autres
exemples d'une semblable poussée de progrès économique.
Et cependant, un phénomène presque aussi intense s'est produit dans les colonies portugaises de la Guinée et de l'Angola.
L'exposition coloniale portugaise qui a figuré au Trocadéro en 1900, a été une véritable révélation pour tous ceux qui se sont donné la peine de Texaminer attentivement.
Elle témoigne que, dans le champ de la Colonisation, les Portugais, au xx® comme au xv^ siècle, sont appelés aux plus grands succès, parce qu'ils poursuivent avec méthode un but économique immédiat.
La France, qui possède en Afrique de si vastes territoires, ne pourrait que gagner à étudier de près les procédés employés pour la mise en valeur des colonies portugaises, et à les appliquer chez elle, dans la mesure où ils sont applicables, car il n'y a rien d'absolu, et l'imitation n'est profitable qu'autant qu'elle peut se pratiquer dans des circonstances identiques.
Le Mozambique, malheureusement séparé de l'Angola par les brutales convoitises de
'Angleterre, se développe moins rapidement, comme d'ailleurs la plupart des colonies de la côte orientale d'Afrique, — mais il possède de tels éléments de progrès que, par sa seule situation géographique, il est appelé tôt ou tard au plus brillant avenir, grâce au voisinage de l'Afrique australe et de Madagascar.
§ 5. — Colonies Espagnoles
11 fut un temps où le soleil ne se couchait pas sur les possessions espagnoles.
Aujourd'hui, elles se trouvent réduites aux îles Canaries, — Fernando -Po et Annobon^ dans le golfe de Guinée, — les Présides, au Maroc.
Faut-il faire entrer en ligne de compte les territoires africains du Riodc-Oro et du Rio- Moimi, — à peine délimités et sans grand avenir ?
L'Espagne a récollé les fruits amers de sa mauvaise politique coloniale.
Certes, les possessions d'outre-mer ne doivent pas être traitées à l'égal de la métropole. Elles sont, pour un pays, des territoires an-
nexes destinés à procurer des sources de revenus.
Mais encore ne faut-il pas tarir ces sources.
L'Espagne a constamment saigné à blanc ses colonies, sans jamais rien faire pour les mettre en valeur.
Peu à peu, ces colonies, qui étaient des royaumes, — quoique leurs populations fussent en grande partie imprégnées de sang espagnol, de même langue, de même religion, de mômes mœurs, finirent par se désaffectionner. Il germa chez elles et se développa un sentiment national, particulariste, séparatiste, et, à un moment donné, elles se détachèrent de la mét?opole, comme, d'un arbre, tombent les fruits mûrs.
Il y a là un phénomène historique que nous retrouvons à toutes les phases de la civilisation et qui peut se reproduire encore.
Aussi est-il intéressant, pour les hommes d'Etats, d'en étudier les péripéties, car cet enseignement peut leur être utile, et les engager à prendre les mesures nécessaires pour que les intérêts dont ils ont la garde ne
soient pas menacés par les mêmes vicissitudes.
§ 6. — Colonies Danoises
Les colonies danoises sont surtout des colonies arctiques : Vhlande, le Groenland,
Ces possessions, quelle que soit leur faible valeur économique, ont cependant leur utilité, en ce sens qu'elles entretiennent, dans la nation danoise, le goût des choses de la mer et des expéditions lointaines.
D'ailleurs, peut-on jamais dire qu'une possession est ou sera toujours inutile?
Dans les Antilles, le Danemark possède les îles Saint-Thomas, Saint-Jean et Sainte-Croix,
§ 7. — Colonies Italiennes
Nous avons vu que Venise fut une puissance colonisatrice par excellence.
L'Italie moderne s'est lancée dans les expéditions lointaines pour un tout autre motif.
AtteintQ de mégalomanie, elle a cru qu'il y allait de sa dignité de grande puissance, si comme les autres, elle ne possédait pas, elle aussi, un empire colonial.
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!>;» Uaii-'n-s teintent éir:ile ruent, à leurs couleurs, sur le^ cartes d*Afri«]ue, le littoral de la côte «les Soinalis, dej»uis le cap Guardafi ij ju-qu'à leriibuachure du fleuve Djouba, mais il ne s'a;.Mt là, en n'-alit»'*. que d'une .'îjduM'e d'influence reconnue \<iv les traités, et((ui n'a pas encore acquis la moindre valeur <;conomique.
Il en e-ït d'ailleurs de même de rErythrée proprement dite, qui est loin d'avoir répondu aux espérances que certains liommes d'Etat
italiens avaientfondées sur elle au point de vue de la Colonisation.
En réalité, les possessions italiennes sont des colonies de pure souveraineté, qui ne sont d'aucune utilité pour la métropole, sauf peut-ôtre comme '' points d'appui de la flotte, " ou comme *' pierres d'attente " en vue d'événements favorables à une politique d'annexion, susceptibles de se produire dans l'avenir.
8 8. — Colonies Russes
La Russie n'a qu'une colonie : c'est VAsie Rtissey territoire immense beaucoup plus considérable que la métropole.
On a longtemps prétendu que ce n'était> en quelque sorte, qu'un prolongement de la métropole.
Nous avons déjà eu l'occasion de signaler que, bien au contraire, il se constitue en Asie une sorte de nationalité à part, les Sibériens, qui pourraient bien, au cours du XX® siècle, donner lieu à quelques surprises.
En attendant, l'Asie russe est une magnifique possession, en plein développement,
déjà dotée d'un puissant instrument de progrès, — le chemin de Ter transsibérien, — et dont l'outillage économique et la valeur s'accroissent tous les jours.
§ 9. — Colonies Belges
h' Etat indépendant du Congo est, sous une étiquette de convention, une véritable colonie belge.
Nous avons déjà dit ce que nous en pensons, et nous n'avons rien à modifier à cette appréciation.
Certes, si les dirigeants de l'Etat du Congo eussent appartenu à l'école hollandaise, ils auraient pu faire du bassin du grand fleuve africain, une des plus belles colonies modernes, — en procédant méthodiquement, graduellement, à sa mise en valeur, depuis l'embouchure du Congo jusqu'à ses plus lointains affluents.
Les traités leur avaient fait, pour cela, la part assez belle.
Ils trouvèrent que cela n'était pas encore assez.
Ils se mirent à procéder, immédiatement,
à la manière des conquistadores espagnols, débordant toutes leurs frontières pour ajouter de nouveaux kilomèlres carrés aux immenses territoires qu'ils possédaient déjà.
Les Espagnols sacrifiaient tout à la récolte de l'or.
Les Belges ne songeaient qu'à accumuler, ;)er fas et nefas, des stocks d'ivoire et de caoutchouc.
Ce faisant, ces derniers ont semé, parmi les populations indigènes de l'Afrique centrale, la même tempête de haines implacables que les Espagnols avaient attirée contre eux par leurs procédés identiques à l'égard des Américains.
Or, déjà cette méthode a porté des fruits amers.
La rébellion et la guerre sont endémiques au Congo depuis l'inauguration du système des razzias d'ivoire et de caoutchouc, et de Tenrolement forcé des indigènes dans les milices de l'Etat.
Et cette lutte revêt un tel caractère, qu'elle ne fait présager rien de bon pour
Tavenir des établissements belges en Afrique.
D'ailleurs, Tattitude des hommes d'Etat belges, clairvoyants à l'égard du *' cadeau " que veut faire a la Belgique le roi Léopold II, est des plus significatives.
g 10. — Colonies des Etats-Unis
Les Etats-Unis, colonie anglaise, ont, à leur tour, créé ou conquis des colonies.
La République de Libéria est une véritable colonie américaine, qui fut organisée sur la côte occidentale d'Afrique, pour les noirs des Etats-Unis désireux d'être rapatriés sur leur; terre originaire.
L'autonomie dont elle a joui immédiatement ne lui ôte pas ce caractère.
Les Iles Hawaï sont devenues une colonie américaine par la seule force des choses.
Leur position, nn face de San-Francisco, les mettait sur la route obligée des lignes de navigation du Pacifique. C'est afnsi que les Américains s'habituèrent, d'abord à y faire escale, puis à y séjourner. Le séjour leur
plût. Ils vinrent y résider en nombre croissant d'ann'^e en année, y apportant leur langue, leurs mœurs, leur commerce, leur industrie, de sorte que les îles Hawaï devinrent insensiblement, c/e /"ai/, une véritable colonie américaine, avant d'être rattachées officiellement par Tannexion à la grande république.
Les autres colonies des Etats-Unis sont des colonies de conquête.
On sait comment le gouvernement de Washington est intervenu dans la lutte engagée entre l'Espagne et ses dernières colonies d'Amérique et d'Océanie. On sait aussi quel a été le résultat final de cette intervention.
Cuba et Porlo-Rico dans les Antilles, les Philippines^ les Mariannes^ les Pelew^ en Océanie, sont devenues possessions américaines.
Un des faits les plus remarquables do ce nouvel état de choses, c'est certainement la déclaration dont Mac-Kinley a provoqué radoi)tion peu de temps avant sa mort, et par laquelle il est établi (lue la Constitution
ne s'oppose pas à ce que la grande Confédération de TAmérique du Nord possède, à titre de souveraineté, et non à titre d'Etats, des territoires extérieurs.
C'est la proclamation officielle de Vimpérialisme.
Cette nouvelle manière de comprendre l'organisation politique des Etats-Unis peut être le point de départ des conséquences les plus graves au cours du xx** siècle, si des conflits viennent à surgir entre le Nouveau et l'Ancien Continent.
§ 11. — Colonies Allemandes
Tard venue dans Toeuvrc d'expansion coloniale, l'Allemagne a su néanmoins, depuis 1883, se constituer un ensemble assez imposant de possessions lointaines.
En Afrique, elle occupe :
Le Togolandy entre la Côte de l'Or et le Dahomey.
\jQ Cameroun^ entre les territoires britanniques du Niger et le Congo français.
Le Sud-Ouest Africain^ entre la colonie por-
tugaise d'Angola et la colonie anglaise du Cap.
U Afrique orientale allemçnde^ entre la colonie portugaise du Mozambique et l'Afrique orientale anglaise.
En OcÉANiE :
La Terre de VEmpereur Guillaume, sur la côte septentrionale de la Nouvelle-Guinée.
L'archipel Bismarck.
Les îles Salomon et Marshall.
La plupart des îles Samoa.
Les CarolineSj achetées à TEspagne.
Il convient d'ajouter qu'aucune de ces possessions n'a atteint un développement économique qui permette de les considérer soit comme des colonies d'exploitation, soit comme des colonies de peuplement.
A part quelques factoreries, il n'y a pas d'établissements importants.
Ce sont donc de pures colonies de souveraineté, assez importantes d'ailleurs, puisque, du moins d'après les géographes allemands, elles occupent une superficie de
2.401.180 kilomètres carrés, et possèdentune population de 6.603.000 habitants.
Plusieurs de ce^ possessions sont, d*ailleurs, susceptibles d'acquérir avec le temps un certain développement économique.
Ce qui leur manque le plus, ce sont les colons.
Le courant de Témigration allemande ne se porte pas vers les possessions de l'empire. 11 se dirige de préférence vers l'Asie mineure et les deux Amériques, — de même que le courant de l'émigration italienne préfère, avec raison d'ailleurs, l'Amérique du Sud à r Erythrée.
Cela prouve deux choses :
Premièrement, qu'il n'est pas nécessaire qu'un pays possède en propre des colonies pour que ses nationaux soient portés à aller fonder des établissements outre-mer.
Deuxièmement, que ce n'est pas en créant un empire colonial que l'on déviera le courant de l'émigration nationale sur les territoires appartenant en propre à la métropole.
L'émigration et la Colonisation sont donc
deux faits distincts et n'obéissent pas aux mêmes lois.
C'est ce que Ton oublie un peu trop lorsqu'on traite à la légère les questions d'émigration et de Colonisation.
§ 12. — Le Partage du Globe
En réalité, il découle de tous les faits que nous avons examinés précédemment, que c'est surtout Y impérialnme qui domine dans l'esprit de la Colonisation moderne.
Aux yeux des gouvernants des grandes puissances, l'expansion coloniale consiste à établir la domination de la métropole sur la plus grande étendue possible de territoires extérieurs, quitte à examiner plus tard quel parti on pourra en retirer.
L'essentiel n'est pas tant de s'établir sur un point, mais do s'y créer des droits, une sphère d'influence, et les faire reconnaître par des traités de délimitation, afin qu'aucune autre puissance ne puisse s'emparer de cette place.
C'est purement et simplement le partage
de toutes les terres du globe, soit vacantes, soit occupées par des races suffisamment déchues pour que ces dernières ne puissent s'opposer sérieusement par les armes, à une prise de possession.
De là, révolution constante des grandes puissances vers la possession de surfaces territoriales de plus en plus vastes, qu'elles soient fertiles ou arides, peuplées ou désertes.
A ce point de vue, le Sahara lui-même a une valeur, puisqu'il renferme un nombre considérable de kilomètres carrés.
Cette tendance à la domination, cet impérialisme, est aussi ancien que le monde, mais c'est seulement de nos jours qu'il a abouti à des agglomérations comparables à celles que révèlent les chiffres suivants.
Possessions Britanniques : Etendue, 32 millions de kilomètres carrés ; — population, 420 millions d'habitants.
Possessions Chinoises : Etendue, 23 millions de kilomètres carrés ; population, 400 millions d'habitants.
Possessions Russes : Etendue, 14 millions de ^
kilomètres carrés ; — population, 140 millions d'habitants.
Possessions Françaises : Etendue, 12 millions de kilomètres carrés; — population, 110 millions d*habitants.
Possessions des Etat- Unis de l'Amérique du Nord : Etendue, 11 millions de kilomètres carrés; — population, 95 millions d'habitants.
Possessions Allemandes : Etendue, 5 millions de kilomètres carrés ; — population, 60 millions d'habitants.