PALAIS DES DIORAMAS
MAYOTTE ET COMORES.
En entrant dans la salle principale d’exposition, la vue se portait tout d’abord sur le diorama qui occupait presque entièrement un des panneaux et dont la toile mesurait 1 o mètres sur G mètres. Il était l’œuvre de M. Paul Marsac : par la baie d’une case indigène, on apercevait tout un coin de paysage de Mayotte. Au premier plan, l’intérieur d’une rhumerie, avec les différents appareils servant à cette industrie, et un nègre tirant 'du rhum à l’alambic. Immédiatement après commençaient des champs de canne à sucre en pleine moisson, s’étendant à perte de vue. Une foule de travailleurs coupait la canne et l’apportait à l’usine à sucre. Au fond, une chaîne de montagnes dont les sommets dénudés laissaient voir les roches de formation volcanique et dont les flancs étaient couverts d’épaisses forêts. A gauche, un coin de mer où se balançaient plusieurs navires indigènes.
La décoration intérieure de la salle d’exposition était constituée par de jolies étoffes du pays, des panoplies artistiques ou curieuses formées d’armes, de boucliers, d’instruments de musique, etc. L’entrée et les portes étaient garnies de pailiottes faites avec des bambous et des feuilles de latanier. Au centre de la salle se trouvait un parterre de palmiers, de dattiers et de cocotiers.
Le long des murs, à droite en entrant, étaient exposés, sur des étagères, des échantillons des principaux bois utilisables pour l’ébénisterie et pour la construction, prove-
nanL de la Grande Comore, puis des vitrines renfermant des produits divers de l’archipel. La principale était consacrée à l’exploitation de la compagnie concessionnaire de la Grande Comore , qui montrait différentes sorLes de café, de la vanille en gousse et en fruit, du cacao, des clous de girolle, des bijoux, des poteries, des armes et instruments de musique. Dans les autres vitrines étaient des libres de coco et les cordages (pie l’on tresse avec cette matière, du sucre, (lu café, du riz de montagne, des étoffes, des coquillages, de la ganterie, des porte-bétel, des nattes de couleur, etc. Puis du rhum, du sucre, de la cannelle, de la vanille, des coquillages, des poissons, des ustensiles de ménage, des sandales, etc.
Je citerai enfin des vues photographiques, un tableau de M. de la Nézière et une carte de l’archipel par M. Meunier. Bien que cette colonie soit de petites dimensions, son mouvement commercial n’en a pas moins atleinl 1,871 ,554 francs en i 899 , supérieur de G 1 3,906 francs à celui de l’année précédente.