‹ Les colonies françaises (volume 2)Chapitre 9 sur 34 · V-.^IvC.eUc · texte numérisé non relu

V-.^IvC.eUc

Voiture à buffles.

mortalité soit plus grande qu’en Finance, elle a été singulièrement exagérée. En effet le nombre des décès n’a été que de 154, soit de 28 par 1000 hommes présents au corps.

La direction d’artillei’ie est chargée du service qui incombe à l’artillerie de tei're pour la défense du territoire et l’armement des troupes. Elle absorbe de plus tout ce qui regarde le génie pour les travaux militaires et l’artillerie de marine, et pour les mouvements des ports. Le dépôt des poudres du commerce est sous sa direction aussi bien que le magasin de la citadelle. Ses ateliers particuliers ont un développement considérable; on y travaille le fer, le cuivre

et le bois, tant pour l’armurerie que pour la chaudronnerie. On y fabrique des pièces d’artifice, des gargousses; on y exécute des travaux de bourrellerie, de peinture, et l’on y trouve des chantiers de construction. Des travaux y sont exécutés pour le compte de l’armée du Tonkin aussi bien que pour les troupes cantonnées en Gochincbine.

Des officiers y sont détachés en nombre variable, une trentaine environ.

Il y a en outre une trentaine de gardes titulaires, auxiliaires ou stagiaires, 12 gardiens concierges, un détachement provenant de la 6*= compagnie d’ouvriers ; des maîtres armuriers, des soldats détachés de différentes batteries d’artillerie et des Asiatiques. L’effectif de ces derniers a été de plus de 400 pendant l’année 1886.

C’est dans le but de produire un puissant mouvement de perfectionnement de la marine locale, que le 8 avril 1876, un arrêté ministériel a créé à Saigon un grand arsenal maritime. Cet établissement est placé sous la direction du commandant de la marine, mais il est effectivement dirigé par un ingénieur.

Le personnel se composait, au .31 décembre 1886, de 2 ingénieurs de la marine, 2 sous-ingénieurs, 7 commis du cadre métroplitain , 2 maîtres entretenus, 2 conducteurs des ponts et chaussées, 21 contre-maîtres européens, un grand nombre de comptables, etc., etc. Le personnel ouvrier se composait de 77 Européens, de 117 Chinois et de l,0o5 Annamites. Le prix moyen de la journée variait pour les premiers de 13 fr. 50 à 6 fr. 67; pour les seconds de 3 fr. 65 à 2 fr. 50, et pour les troisièmes de 1 fr. 91 à 1 fr. 09.

L’arsenal est divisé en deux directions générales ; celle des constructions navales et celle des travaux hydrauliques.

La dépense de l’arsenal, dans l’exercice de 1886, a été de 3,343,524 francs.

L’arsenal possède un dock flottant actuellement en service, mis à l’eau en 1886 et pouvant servir pour des navires de 2,000 tonneaux. Il y a aussi deux bassins de

COCHINCllINE.

fto

radoub; le premier pour des bâtiments dont le tirant d’eau ne peut dépasser 2“,20, et le second pour des bâtiments dont le tirant d’eau peut aller à 3“,20.I1 y en a un autre en construction, susceptible de recevoir les plus grands navires.

En 1886, il est entré, tant aux docks qu’aux bassins, 46 bâtiments. Le séjour donne lieu à une taxe de 40 centimes pour navire à voile et de 60 centimes pour naviie à vapeur, par tonneau et par journée de présence, avec une réduction importante pour les grands navires.

La perception totale de l’année 1886 a été de 1 5,640 fr. 05.

L’inventaire de l’arsenal accusait une valeur de 12,885,431 francs. Les objets appartenant à l’État, grues, apparaux, machines à vapeur et chaloupes à vapeur sont mis à la disposition du commerce, suivant un tarif réglé par un quantum variant avec l’espèce et la valeur mentionnée à l’inventaire.

Muiü de lettré auuamite.

iKaO-ClIINE.

Une habitation au cap Saint-Jacques.

Page 1