CHAPITRE II Description géographique
Productions et commerce.. — Administration. — Localités. — Climatologie. — Moyens de communication.
Description géographique. — Avec son annexe méridionale, l'île des Nattes, l'île Sainte-Marie a plus de 59 kilomètres du sud-est au nord-ouest ; mais sa largeur moyenne est si faible que sa superficie totale est seulement de 165 kilomètres carres, dont un cinquième peut être soumis à la culture. Son périmètre mesure environ 150 kilomètres et dans les trois quarts de son pourtour, au sud, à l'est et à l'ouest, l'île est entourée d'une ceinture de récifs ; sur quelques points, cette ceinture est double et même triple. La côte orientale est inabordable, mais sur la côte ouest, une baie profonde, formée par deux rivières, donne un abri sûr aux plus grands bâtiments.
L'île est constituée par des séries de collines, reliées entre elles par d'autres chaînes secondaires; les points culminants ont à peine 60 mètres d'altitude. Ces collines donnent naissance à un assez grand nombre de ruisseaux et même à une petite rivière, l'Andza, qui prend sa source dans la forêt de Kalalo, au nord-est de l'île. Elle se divise en quatre bras, dont l'un qui continue à porter le nom d'Andza, vient se jeter, comme le Fittalia, grand ruisseau, dans le fond du port. L'Andza est navigable en embarcation depuis son embouchure jusqu'à l'Habitation nationale, c'est-à-dire pendant près du quart de son parcours. Elle est ombragée par des arbres magnifiques, et ses rives sont couvertes d'herbes et de fleurs qui offrent le spectacle le
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plus riant et le plus pittoresque. Un deuxième bras, plus considérable, va se jeter à la mer dans Test, après avoir traversé une forêt et un lac. Le deuxième bras est bien plus accidenté que le premier, et forme plusieurs cascades curieuses à visiter; très peu encaissé et manquant de profondeur, il n'est pas navigable. Le troisième bras, appelé rivière de Samaoun, se jette à la mer dans Touest. Enfin dans le nord-ouest de Tîle se trouve le quatrième bras, désigné sous le nom [d'Ankivir. La plupart des ruisseaux forment des marais dont les émanations sont pernicieuses.
La côte est très découpée, mais il n'y a réellement qu'un port, fort étendu, parfaitement protégé, accessible par tous les temps, qu'on aborde l'île par le sud ou par le nord. Ce port renferme deux îlots. Le plus petit, appelé île aux Forbans, a servi de lieu de détention aux déportés de la Réunion, lors du complot Timagène-Houat( Voir volume La Réunion). On y a établi aujourd'hui des parcs à charbon. Le plus grand, qui porte le nom d'îlot Madame, anciennement île Louquez, est le siège du gouvernement; il est relié à Sainte-Marie, au sud, par un pont sur pilotis, au nord, par un pont sur pilotis et bateaux.
La population. — Ainsi qu'il a déjà été dit, la population de l'île Sainte-Marie est d'origine malgache et appartient principalement aux tribus betsimisarakes. Bien que d'un caractère très doux, les habitants n'ont jamais voulu consentir à parler la langue française qu'ils comprennent pourtant très facilement. La population est de 6,000 à 7,000 habitants, parmi lesquels on ne compte guère qu'une trentaine d'Européens.
Très indolent, ayant peu de besoins, le naturel vit au jour le jour, du produit de sa pêche, sur les côtes où le poisson est très abondant, et de quelques racines qu'il récolte sur les terrains que l'administration met à sa disposition. Toute autre récolte lui donnerait trop de peine, malgré l'extrême fertilité d'une partie de l'île.
Son breuvage favori est le betsabesse, sorte de boisson alcoolique composée de jus de canne, de riz fermenté et d'une écorce d'arbre qui donne à la liqueur une amertume très prononcée.
En résumé, ce n'est qu'avec des travailleurs immigrants, qu'il serait possible de faire des travaux de culture ou autres d'une certaine importance.
La faune. — La faune de Sainte-Marie est pauvre, mais en revanche, il n'y a pas d'animaux malfaisants; on y trouve bien des serpents, mais aucun n'est dangereux, et les crocodiles, si nombreux à Madagascar, y sont inconnus. On a essayé plusieurs fois d'importer des chevaux et des ânes; ils ont tous dépéri; aussi la colonie ne possède ni voitures ni bêtes de selle; un seul bourriquet rappelle vaguement aux colons qu'on peut circuler autrement qu'à pied ou en fitacon (le filanzane de Madagascar).
On n'y entend pas non plus les oiseaux babillards qui égayent les solitudes et divertissent des douloureuses pensées (Leguevel de Lacombe) ; toutefois un grand nombre d'oiseaux aquatiques habitent les marais épars dans les forêts. Ce sont les poules d'eau, les poules sultanes, les hérons, les sarcelles, les canards sauvages, plusieurs sortes de pigeons, des pintades et des coqs de bruyère (Schneider). '
Productions et commerce. — Flacourt, dans la relation qu'il a faite de ses voyages à Sainte-Marie, dit que la terre y est très fertile par suite des pluies fréquentes, et que les indigènes y cultivent une grande quantité de riz. Il ajoute : « Les cannes à sucre viennent très belles; les habitants les cultivent seulement pour faire du vin; ils plantent les bananes, les ananas, le mil et les racines d'ignames, sans craindre le cochon, car il n'y en a pas. Le tabac vient le plus beau et le meilleur du monde. » Selon Flacourt, « le bestial (bétail) est fort beau, y ayant de très bons pâturages par toute l'île... Du côté de l'est on trouve fréquemment de l'ambre gris, sans les autres gommes
odorantes qu'on trouve dans les bois. Il y a de la soie en grande quantité, laquelle les nègres ne savent pas filer. Ils la jettent et mangent le ver quand il est en fève {sic) ».
La description un peu enthousiaste de Flacourt, au point de vue des productions naturelles de Tîle, n'est pas corroborée par les autres voyageurs. Leguevel de Lacombe entre autres, qui y passa en 1823, en laisse un tableau désolant. Suivant lui, « Pîle ne produit presque rien, n'est utile à rien, même les bœufs venus de la grande terre dépérissent... Il reste à peine cinquante hommes de l'expédition de 1820, et la plupart sont dans un état maladif. L'hôpital est plein de maladies et de mourants; les convalescents se traînent avec peine... Enfin tout le pays a un aspect désolant ».
Il faut s'empresser d'ajouter que Leguevel de Lacombe n'est resté que trois jours à Sainte-Marie et que la pluie n'a cessé de tomber. L'appréciation du voyageur a été évidemment influencée par l'état du ciel, et la vérité est entre les deux relations qui viennent d'être citées.
Une chose reste toutefois acquise, c'est la très grande fertilité du sol de Sainte-Marie sur une partie de son étendue et la complète stérilité du reste de la superficie, sauf pour ce qui concerne le giroflier.
Les arbres fruitiers, tels que pêchers, letchis, avocatiers, manguiers, citronniers, etc., viennent très bien, et leurs produits sont supérieurs à ceux de la Réunion.
La seule denrée d'exportation est le girofle, qui croît dans toutes les parties de l'île. Les quantités moyennes récoltées annuellement peuvent être évaluées à 30,000 kilogrammes, le prix moyen est de 1,200 francs les 100 kilogrammes et la plus grande partie de la récolte est envoyée à Marseille.
Depuis le cyclone du 25 février 1885, soit que cette ' tempête ait ébranlé les racines de ces arbres, soit pour toute autre cause, on ne peut compter en réalité qu'une année de borrne récolte aur deux. Toutefois l'on pourrait,
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sans exagération, évaluer de 200,000 à 300,000 kilogrammes, sinon plus, le rendement du girofle dans Pile, tout le territoire étant propre à cette culture, si les habitants étaient travailleurs; mais leur indolence est telle qu'on ne pourra jamais arriver à un pareil résultat qui pourtant serait une source de fortune. Quand la récolte est bonne, les naturels en laissent perdre au moins la moitié. (Extrait d'une lettre de l'administrateur de Sainte-
DiEGO'SuAKEz. — La rade.
Marie au ministre de la marine et des colonies, en date du 27 décembre 1888.)
Les autres cultures donnent des produits qui suffisent à peine à la consommation locale. Les indigènes cultivent quelques racines et un peu de riz, mais en si petite quantité que Sainte-Marie est obligée de s'en approvisionner à la grande terre, d'où lui viennent également les bœufs nécessaires à son alimentation. L'une des plantes les plus utiles de l'île est le ravenala ou arbre du voyageur (voir Notice sur Madagascar)^ qui croît naturellement dans les plaines, et dont le tronc et les feuilles, habilement employés, servent à bâtir entièrement les cases des Malgaches.
Un colon de la Réunion a commencé, sur une assez
grande échelle, des essais de caféiers Liberia et de cacaoyers qui paraissent devoir réussir.
La partie est de l'île est aride et balayée par le vent de la mer. Des plantations de cocotiers, de filaos et d'autres arbres analogues y donneraient des produits et constitueraient un abri contre les vents généraux.
Il existe, dans le nord, une forêt assez considérable d'où l'administration retire des bois de construction pour les navires. On y trouve aussi une plantation considérable de cocotiers dont l'exploitation constitue un certain revenu pour le fisc.
Le commerce général est naturellement peu important à Sainte-Marie. Les marchandises d'importation, quincaillerie, mercerie, tissus, vin, farine, liqueurs fortes et conserves, venaient de la Réunion et de Maurice. Les nouvelles communications directes et périodiques avec la France pourront changer cet état de choses. Toutes les marchandises entrent en franchise, sauf le rhum qui paye un droit de 1 franc par litre, et l'eau-de-vie et l'absinthe 50 centimes de droit de consommation.
Il n'existe aucun droit de port ni d'ancrage. Les navires qui demandent le pilote, ont seuls à payer un droit fixe de 25 francs, quel que soit leur tonnage.
La colonie se suffit par ses propres ressources et par une subvention de 35,000 francs que lui fait la Métropole, et qui couvre les dépenses du personnel administratif.
Les recettes locales s'élèvent de 80,000 à 90,000 francs.
Administration. — Après avoir été rattachée, le 27 octobre 1876, à la colonie de la Réunion, Sainte-Marie est, depuis l'année dernière, sous le gouvernement de Diego- Suarez.
Un administrateur réside dans l'île, ayant sous sa direction un préposé du trésorier-payeur de la Réunion, un garde-magasin, agent du matériel et des vivres, un instituteur et un commissaire de police chargé des fonctions du
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ministère public. Un médecin de la marine est chargé du service de santé ; un commis de marine est tout à la lois secrétaire du résident, greffier et notaire. Enfin il y a, encore un conducteur des ponts et chaussées et un maître de port.
Le service du culte est confié à deux desservants.
Douze chefs de village sont en communication avec l'administrateur et viennent deux fois par mois prendre ses instructions. Ces chefs résument toute l'administration des villages, d'ailleurs fort peu importants. Leur autorité se fonde sur les coutumes et les pratiques indigènes. Ils mettent les naturels en réquisition pour certains services publics.
L'ilot Madame, où est située l'habitation de l'administrateur, a un phare bâti à la pointe, des hangars, chantiers de construction et magasins, un hôpital, etc.
Les plus grands navires peuvent accoster aux quais et se faire réparer. En 18/i6, la frégate la Belle-Poule s'y
Cascade de Combani.
LES
est remâtée et, en 1886, le Graville de 3,500 tonneaux y a séjourné.
En face de Pîlot Madame, s'élève en amphithéâtre la ville d'Amboudifotre (Ambodifototra), le centre le plus populeux de l'île, composée d'une série de maisons en bois, entourées de jardins. Sur la plage sont des cases, faites en nattes très épaisses, garantissant contre la pluie et les rayons toujours brûlants du soleil ; la ville a une population de 1,200 habitants indigènes. Modifiés par notre contact, ils ont pris quelques-uns de nos usages; ils ont à peu près adopté notre costume, du moins dans ses parties essentielles.
A l'extrémité sud de la ville est une église catholique et, à côté, une école de filles tenue par les sœurs de Saint- Joseph de Gluny. Au-dessus se dressent le fortin bâti, en 1753, en vue de la défense de l'île, et la caserne des troupes.
Toutes ces habitations sont perdues au milieu d'une forêt de manguiers, de cocotiers et d'autres arbres fruitiers ; aussi, vu de la mer, le panorama est ravissant.
Un pont métallique rejoindra bientôt la résidence à la ville ; d'autres travaux seront entrepris au fur et à mesure que les ressources locales le permettront.
Après Amboudifotre, les seuls centres de population un peu importants sont les villages de Rantalava, Bata et Pataka.
Climatologie. — Le climat de Sainte-Marie est humide et malsain. Les pluies commencent en décembre et continuent jusqu'en septembre. La saison sèche ne dure que trois à quatre mois. Les orages, très fréquents à Madagascar, à partir du mois de décembre, s'approchent rarement de Sainte-Marie ; les cyclones y sont beaucoup plus rares que dans les parages des Mascareignes.
Les raz de marée sévissent souvent sur la côte orientale de Sainte-Marie, mais se font peu sentir dans le canal et dans la rade. En 187/i cependant, on en a constaté un assez violent pour démonter en partie le pont de bateaux qui relie l'îlot Madame à Sainte-Marie.
SAINTE-MARIE DE MADAGASCAR. 187
Les variations thermométriques sont très sensibles : de 370,5 pendant le jour, le thermomètre descend quelquefois la nuit à 23 et 2^ degrés centigrades. La plus haute température moyenne est de 35 degrés, et la plus basse de 19 degrés centigrades. La côte orientale est rafraîchie par les grandes brises marines du sud-est, qui renouvellent sans cesse l'atmosphère ; malheureusement les récifs
Voyageur en filanzane (fitacon).
rendent cette côte inabordable et les Européens ont dû s'établir sur la côte occidentale, la seule qui offrît les éléments d'un bon port..
Carpeau de Saussay, dans son voyage à Madagascar publié en 1722, appelle Sainte-Marie le « cimetière des Français ». Ce nom que l'on a donné depuis à toutes nos possessions de Madagascar, est malheureusement justifié, plus encore par la faute des hommes que par celle du climat. Avec une ignorance, excusable lors des premiers envois, mais condamnable plus tard, on a presque tou-
jours amené nos malheureux colons à Tépoque où les émanations pestilentielles des marais sont continues. Même Sylvain Roux, qui avait fait pourtant un long séjour sur la côte de Madagascar, arriva, avec son convoi, à l'époque de Tannée la plus défavorable ; aussi la mortalité fut-elle considérable.
Sans vouloir délivrer à Sainte-Marie un certificat de salubrité, on peut dire qu'elle vaut mieux que sa réputation qui est déplorable, il est vrai. Le docteur Borius, qui a étudié d'une façon toute particulière le climat de cette colonie, dit dans son livre publié en 1870 : « Un fait prouve que cette insalubrité n'est pas telle qu'on se l'imagine, c'est l'acclimatement presque complet d'Européens qui y vivent depuis un quart de siècle. Sans doute ils sont sujets à des accès de fièvre intermittente, mais ils les supportent parfaitement. »
Là plus encore que partout ailleurs, on ne conserve ses forces physiques et intellectuelles que grâce à un régime sévère et à un exercice régulier, a L'excès tue de même que la tempérance conserve » (Schneider).
Moyens de communication. — De même que tous les autres points de la ligne orientale d'Afrique, Sainte-Marie est desservie mensuellement par les paquebots de la Compagnie des Messageries maritimes ; son escale est entre celle de Diego-Suarez et celle de Tamatave. Les prix du passage depuis Marseille sont : i*"^ classe, l,/i25 francs, 2« classe, 900 francs, 3*" classe, Zi50 francs; de Sainte-Marie à la Réunion le prix est de 150, 115 et 55 francs suivant la classe.
Comme pour Diego-Suarez et Tamatave, le prix du fret est de 60 francs le mètre cube ou les 1,000 kilogrammes au choix de la Compagnie.
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Renseignements statistiques.
MAYOTTE.
Dépenses.
Dépenses ordinaires Chap. I. Services administratifs. 102,400 fr.
— — Chap. II. Hôpitaux 29,790 »
— — Chap. m 78,350 »
— — Chap. IV 10,500 »
— — Chap. V 24,100 »
Dépenses extraord. Chap. VI » » »
Total 245,140 fr.
Recettes,
Recettes ordinaires Chap. I. Contributions directes. 120,000 fr.
— — Chap. II. — indirectes. 52,640 »
— — Chap. III. Produits divers 67,400 »
— — Chap. IV. Exercices clos » » »
— — Chap. V Reversement en vue
d'atténuation des dépenses » ») »
Recettes extraord. Chap. VI 5,100 »
Total général 245,140 fr.
NOSSI-BÉ.
Dépenses.
Chap. I. Dettes exigibles 20,000 fr. »
Chap. II. Dépenses d'administration.. .. . 79,867 10
Chap. III. Instruction publique 18,585 88
Chap. IV. Hôpitaux. Service sanitaire . . . 29,133 46
Chap. V. Travaux publics. 35,137 17
Ciiap. VI. Dépenses diverses 15,598 »
Chap. VII. — des exercices clos.. . . mémoire.
Total général. . . . 198,321 fr. 61
Recettes.
Ghap. L Enregistrement et domaines. . . 12,350 fr. »
Chap. IL Contributions directes 69,951 61,
Chap. IIL Contributions directes 65,000 »
Chap. IV. Produits divers 61,020 »
Cliap. V. Recettes des exercices clos mémoire.
Total général 198,321 fr. 61
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Dépenses 123,829 fr. 53
Recettes. — Contributions directes 9,179 53
— indirectes.... 41,650 »
Subvention métropolitaine.. 35,000 »
Produits divers 38,000 »
Total général 123,829 fr. 53
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Bibliographie.
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Doublet. — Quelques mots sur Nossi-Bé, Paris, 1870.
Flacourt. — Histoire de la grande isle de Madagascar, 1661.
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GuiLLAiN. — Documents sur Madagascar. Paris, 18Zi5.
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Collections photographiques de l'Exposition permanente des colonies.
Collections photographiques de la Société de géographie :
collection Humblot.
Collection photographique de M. G. Richard.
Océan Indien.
Palais de Radama P^".
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