‹ Les colonies françaises (volume 5)Chapitre 20 sur 37 · L E S C 0 L O N I E S F R A N GAIS E S · texte numérisé non relu

L E S C 0 L O N I E S F R A N GAIS E S

Il prépare le budget local, qu’il présente à l’approbation (lu conseil privé et à celle du conseil général.

En cas d’absence ou d’empêchement, il est remplacé par le secrétaire général.

Le procureur général est chargé de tout le service judiciaire et de la surveillance des officiers ministériels.

Le chef du service administratif représente l’administration de la marine et celle de la guerre; il est chargé de l’ordonnancement des dépenses militaires ou maritimes payées sur le budget métropolitain et de leur comptabilité générale. 11 a également dans ses attributions la police de la navigation et de la pêche. Le chef de ce service est toujours un officier général ou supérieur du corps du commissariat de la marine (service colonial).

Ces trois fonctionnaires sont personnellement responsables de leurs actes administratifs, sauf le cas d’ordres formels du gouverneur.

Le trésorier-payeur a pour attributions, comme l’indique son nom, le paiement des mandats ordonnancés par le directeur de l’intérieur et le chef du service administratif.

Enfin l’inspecteur des colonies veille à la régularité des services administratifs et financiers et requiert à cet effet l'exécution des lois, ordonnances, décrets et règlements.

Il peut correspondre directement avec l’administralion métropolitaine.

A quelques différences près, cette organisation, comme on voit, représente en réduction, à peu près celle d’un État; le conseil général est une assemblée élue votant, sauf certaines restrictions, les recettes et dépenses; le conseil privé a, dans sa sphère, une grande partie des attributions que le conseil d’État a dans la métropole; enfin, mettant à part les chefs des différents services représentant les divers ministères, Irois fonctionnaires

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sont chargés, deux de l’ordonnancement des dépenses, un du paiement des mandats.

Pour compléter cette description, nous donnerons une énumération rapide du personnel des différents services :

Gouvernement. — En tête vient le gouverneur, qui a auprès de lui un officier d’ordonnance, un chef du secrétariat et un commis.

La direction de l’intérieur comprend :

Le directeur de l'intérieur,

Le secrétaire général,

Quatre chefs de bureaux,

Six sous-chefs,

Six commis,

Et huit écrivains.

Justice. — La justice est rendue par une cour d’appel siégeant à la Basse-Terre, trois tribunaux de première instance, la Pointe-à-Pitre, la Basse-Terre, Marie-Galante, et dix justices de paix : Saint-Barthélemy, à compétence étendue, Saint-Martin, à compétence étendue, la Basse- Terre, Capesterre, Pointe-Noire, le Lamentin, Port-Louis, le Moule, Saint-François et la Pointe-à-Pitre.

Le personnel attribué à la Cour est le suivant :

1 procureur général,

1 substitut,

1 président,

7 conseillers,

1 greffier en chef.

Le tribunal de la Pointe-à-Pitre comprend :

1 président,

2 juges, dont 1 chargé de l’instruction,

1 juge suppléant,

1 procureur de la République,

1 substitut,

1 greffier.

Celui de la Basse-Terre a la même composition, sauf le juge suppléant.

Celui de Marie-Calante ne comporte qu’un juge président, un lieutenant déjugé, un procureur de la République et un greffier.

Enfin le personnel de justice de paix comprend : 10 juges, 10 suppléants et 10 greffiers. Le greffier de Saint-Barthélemy exerce en outre les fonctions de notaire.

Instruction publique. — Depuis un petit nombre d’années, l’instruction publique a pris à la Guadeloupe un développement assez considérable.

Jadis les enfants des familles riches ou aisées de la colonie étaient envoyés en France, principalement à Paris, pour y faire leurs études. Quant à l’instruction primaire, elle n’était donnée que dans quelques rares écoles libres.

C’est le gouvernement de 1848 qui, ayant aboli l’esclavage, ordonna la création de nouvelles écoles et proclama le principe de l’enseignement gratuit et obligatoire ; toutefois, la gratuité ne fut appliquée qu’en 1881.

Aujourd’hui cet enseignement est donné dans 90 écoles, placées sous l’autorité d’un inspecteur primaire.

Au 31 mars 1888, le personnel comprenait :

École de garçons. — 87 instituteurs congréganistes, dirigeant 22 écoles avec 3,349 élèves; 43 instituteurs laïques dirigeant 27 écoles avec 2,026 élèves; soit 1 30 instituteurs, 49 écoles et 3,373 élèves.

École de filles. — 82 institutrices congréganistes dirigeant 27 écoles avec 3,317 élèves; 16 instituteurs laïques dirigeant 14 écoles avec 661 élèves; soit 98 institutrices, 41 écoles et 4,178 élèves.

Pour favoriser le développement de l’instruction primaire laïque, ou a fondé, le 4 avril 1888, une école nor-

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male d'instituteurs qui comprend aujourd’hui (rente élèvesmaître?.

Les instituteurs congréganistes appartiennent à l’ordre des Frères de Ploërmel et les institutrices à celui des sœurs de Saint-Joseph de Gluny.

L’enseignement secondaire est donné au lycée de la Pointe-à-Pitre fondé en 1883.

Les professeurs qui enseignent appartiennent à l’Université et jouissent de certains avantages. Le personnel de l’établissement comporte :

1 proviseur,

1 aumônier,

1 économe,

14 professeurs pour l’enseignement secondaire classique, i professeurs pour l’enseignement secondaire spécial,

1 professeur de classe préparatoire,

1 maîtresse pour la classe enfantine,

1 professeur de langues vivantes,

1 professeur de dessin,

1 professeur de musique,

1 professeur de gymastique,

Et 9 maîtres répétiteurs.

Le nombre des élèves était de 203 au commencement l’année 1888; depuis les décrets du 20 octobre 1871. du 2 avril 1873 et du I 1 décembre 1880, ils peuvent obtenir leur diplôme de bachelier dans la colonie même.

L’enseignement, libre est représenté, pour les garçon-, par le collège diocésain de la Basse-Terre et l’externat des Frères de la Pointe-à-Pitre.

Le collège diocésain a été fondé en 1832 par M. Lacarrière, premier évêque de la Basse-Terre; son personnel actuel est recruté parmi les membres de la congrégation du Saint-Esprit.

Pour les jeunes 1 i 1 les. l’enseignement libre est repré-

sente par cinq écoles dirigées par les sœurs de Saint- Joseph de Cluny; l’une de ces écoles est un pensionnat, installé près de la Basse-Terre, sur l’habitation dite de Versailles, où les jeunes filles de classes aisées reçoivent une instruction et une éducation fort soignées.

11 y a en outre six écoles laïques.

L’enseignement libre instruit environ 1,000 à 1,100 élèves.

Il existe enfin, à la Basse-Terre, à côté de la direction de l’artillerie, à laquelle elle est d’ailleurs annexée, une école professionnelle, fondée en 1884, et placée sous l’autorité des officiers de l’artillerie de marine.

Cultes. — La ville de la Basse-Terre est, depuis le 23 septembre 1830, le siège d’un évêché suffragant de l’archevêché de Bordeaux. Mais depuis la mort du dernier évêque, M. Blanger, décédé évêque de Limoges en juin 1883, l’administration du diocèse est confiée au vicaire général, archidiacre de la Basse-Terre qui est archevêque in partibus.

Le diocèse est divisé en deux archidiaconés, la Basse- Terre et la Pointe-à-Pitre.

L’arehidiaconé de la Basse-Terre comprend : 2 archiprôtrés : la Basse-Terre et Marie-Galante.

L’archiprêtré de la Basse-Terre est divisé à son tour en 4 doyennés et 18 paroisses : Notre-Dame-de-Guadeloupe (Basse-Terre, 7 paroisses), Capeslerre (3 paroisses), Pointe- Noire (3 paroisses) et Saint-Martin (3 paroisses); celui de Marie-Galante n’a qu’un doyenné et 3 paroisses.

L’archidiaconé de la Pointe-à-Pitre ne comprend qu’un archiprêtré, 3 doyennés et paroisses et une chapellenie. Les doyennés sont : la Pointe-à-Pitre (3 paroisses et une chapellenie), le Lamentin (4 paroisses), Port-Louis (3 paroisses), le Moule (2 paroisses) etj Saint-François (2 paroisses).

Panorama de la Basse-Terre

Le culte protestant est représenté par deux consistoires : l’un appartenant à l’Église réformée, siège au Marigot (de Saint-Martin), l’autre appartenant à l’église méthodiste, siège à Saint-Barthélemy.

Services financiers. — Les services financiers comprennent :

1° L’enregistrement, les domaines et le timbre,

2° Les douanes,

3° Les contributions directes et indirectes,

4° Les postes et télégraphes.

Le service de l’enregistrement comprend :

1 inspecteur, chef de service,

2 sous-inspecteurs,

4 receveurs conservateurs des hypothèques,

6 receveurs,

2 surnuméraires appointés.

C’est de ce service que dépend l’établissement thermal de Dolé, détaché d’une concession qui avait été donnée en 1038 à l’ordre des Frères prêcheurs ou dominicains; cette concession, aliénée par eux, fut réunie en 1793 au domaine de l’État. Depuis cette époque, l’administration a vendu elle-même la plus grande partie de cette concession, ne se réservant qu’un petit terrain et la source thermale, qui a été donnée en régie jusqu’au 11 juin 1886, puis administrée directement.

Le service des douanes est sous la direction d’un inspecteur, qui a sous ses ordres, comme personnel sédentaire :

1 sous-inspecteur,

3 contrôleurs,

7 contrôleurs adjoints,

1 vérificateur,

6 commis,

1 chimiste.

1 préparateur.

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Et comme personnel actif :

1 sous-licutenant,

3 brigadiers,

4 sous-brigadier,

33 préposés de lre et de 2e classe.

Le service des contributions est dirigé par un inspecteur, sous les ordres duquel sont placés :

2 contrôleurs-vérificateurs,

4 contrôleurs,

9 commis principaux, dont 5 receveurs,

49 commis, dont 13 receveurs.

Les postes et télégraphes comprennent :

2 receveurs,

4 commis,

8 receveuses,

23 distributeurs-entreposeurs et distributeurs,

2 facteurs chefs,

8 facteurs.

Des services financiers dépendent également deux vérificateurs des poids et mesures.

Service des ports. — Le service des ports et rades comporte :

2 capitaines de port (Basse-Terre , Pointe-à-Pitre) ;

2 lieutenants déport (le Moule, Marie-Galante);

3 maîtres de port (Pointe-à-Pitre, Saint-Barthélemy, Saint-

Martin) ;

1 4 pilotes.

Les phares dépendent de ce service. La Guadeloupe et ses dépendances en ont un certain nombre, qui suffisent cependant à peine aux besoins de la navigation. Ces feux sont :

A la Pointe-à-Pitre, le feu de l’ilet Monroux, d’une portée de 7 milles, à lumière fixe et blanche; et le photophore de Fouillole à lumière rouge;

Sur Yilet du Gozier, un feu d’une portée de 12 railles, à lumière lixe et blanche ;

Sur la Terre d’ En-Bas, de la Petite-Terre, un feu fixe d’une portée de 15 railles;

A la Basse-Terre, un feu fixe rouge, de 7 railles de portée ;

Au Grand-Bourg (Marie-Galante), un feu blanc d’une portée de 7 milles ;

A Vanse à la Barque (au nord de la Basse-Terre), deux feux fixes, l’un rouge au nord de l’entrée, l’autre blanc au au fond de l’anse.

Au Moule, un feu blanc fixe d’une portée de 7 railles ;

A Port-Louis, un feu fixe blanc ;

A Sainte-Marie, de Capesterre, un fanal rouge et deux feux blancs forment triangle;

A la Dcsirade, un feu fixe rouge d’une portée de 9 milles ;

Enfin, à Saint-Martin, un feufixevert, de 3 railles déportée.

Service des travaux publics. — Ce service comprend :

1 ingénieur chef de service,

3 ingénieurs, dont un chargé des études,

12 conducteurs, dont 3 auxiliaires,

5 commis,

5 piqueurs.

Il y a en outre 3 agents voyers et un certain nombre d’arpenteurs.

Services divers. — Le service de Vimmigration, dont le personnel a été constitué aux termes de l’arrêté du 21 février 1881, a pour mission spéciale d’assurer la protection des travailleurs indiens, sujets anglais, introduits dans la colonie sous l’empire de la convention internationale du 1er juillet 1861. Il comprend 3 inspecteurs, 4 syndics et 4 commis-interprètes.

La police est confiée à douze commissaires résidant dans les différentes villes de la colonie.

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Les prisons soûl établies à la Basse-Terre, à la Pointeà-Pitre, au Grand-Bourg et aux Saintes .(îlet à Cabrits).

Celles de la Basse-Terre et de la Pointe-à-Pitre sont à la fois maison d’arrêt et maison de justice, ce qui veut dire qu'elles renferment les individus en état de prévention, ceux qui sont traduits devant les assises et ceux qui sont condamnés à moins d’un an d’emprisonnement.

La prison du Grand-Bourg n’est que maison d’arrêt et

Pointe-a - Pitre. — Lo Tribunal.

ne renferme pas d’individus traduits devant les assises.

Celle des Saintes est maison centrale de force et de correction ; elle reçoit les individus condamnés à plus d’un an et, à titre temporaire, en attendant leur envoi dans une colonie pénitentiaire, le; condamnés aux travaux forcés ou à la déportation.

Il y a en nuire à Saint-Martin un quartier de correction et de discipline établi dans la maison de police municipale ; une prison municipale à Saint-Barthélemy, des pri-

sons cantonales à Capesterre, au Moule, à Port-Louis, à la Pointe-Noire, au Lamentin, à Saint-François et une maison d’éducation correctionnelle à la Basse-Terre.

Le personnel de ces maisons se compose, suivant l’importance de celles-ci, d’un régisseur, d’un gardien-chef, d’un ou plusieurs gardiens, d’un aumônier et d'un médecin. Il y a ainsi 3 régisseurs, 4 gardiens-chefs, 2 aumôniers, 9 gardiens et 14 surveillants.

Le service sanitaire a élé organisé par l’arrêté du 29 novembre 1880.

Les fonctions d’agents de ce service sont confiés à des médecins ou à des pharmaciens qui portent les noms de directeur de la santé (Basse-Terre), d’agent principal (Pointe-à-Pitre) ou d’agents ordinaires (les Saintes, le Moule, Port-Louis, Grand-Bourg, Saint-Martin, Saint- Barthélemy).

Les hôpitaux et hospices civils sont au nombre de 12. Les uns appartiennent à la colonie, les autres sont des établissements municipaux.

Ceux qui appartiennent à la colonie sont :

L’hospice des Lépreux, à la Désirade;

L'hospice des Aliénés, à Saint-Claude;

L’hospice Sainte-Elisabeth, aux Abymes-.

La création de la Léproserie de la Désirade remonte au 25 mai 1728; cet établissement, qui compte en moyenne une centaine de malades provenant tant de la Martinique que de la Guadeloupe, est confié aux sœurs hospitalières de Saint-Paul de Chartres (3 religieuses).

L 'hospice de Saint-Claude , fondé en 1849 à la Basse- Terre, a été transféré à l’endroit appelé le Camp-Jacob (commune de Saint-Claude) en 1832; depuis le 21 août 1882, il a été définitivement établi à l’entrée de ce bourg

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sur une portion de terrain détachée de l'habitation Monterai! (5 religieuses de Saint-Paul).

L 'hospice Sainte-Elisabeth, ouvert en 1850 sous le titre de salle d’asile de l’arrondissement de la Pointe-à-Pitre, a été transformé en hospice en 1854 ; il est établi sur l’habitation Longval, appartenant à la colonie.

Les établissements municipaux sont :

L’hospice Saint-Hyacinthe, à la Basse-Terre ;

L’Hôtel-Dieu, à la Pointe-à-Pitre (ex-hospice Saint-Jules);

La Clinique ophtalmique, à l’Hôtel-Dieu de la Pointe-à-Pitre;

Le dépôt des médicaments de Sainte-Anne;

La crèche Saintc-Anathilde, à la Pointe-à-Pitre (400 enfants);

L’ouvroir Sainte-Camille, à la Basse-Terre ;

L’orphelinat de la Pointe-à-Pitre;

L’hospice Saint-Hyacinthe, à Capesterre ;

L’hospice du Grand-Bourg, à Marie-Galante;

L’établissement hospitalier de Saint-Barthélemy.

Aux établissements hospitaliers doivent être rattachés les bureaux de bienfaisance.

La Guadeloupe et ses dépendances en comptent 34; les plus importants — nous y comprenons ceux dont les ressources annuelles dépassent 6,000 francs — sonl :

Le bureau de la Pointe-à-Pitre : ressources en 1888 : 87,91frfr.

de la Basse-Terre :

de Sainte-Anne ;

du Petit-Canal ;

du Moule :

de Saint-François :

de Saint-Martin ;

L’imprimerie du gouvernement dépend également de la direction de l’inlérieur et comprend 2 chefs, 1 agent comptable, 17 ouvriers et 17 apprentis. Elle est chargée des travaux d’impression, de lilhographie et de reliure des différents services de la colonie; elle travaille également

poux' les particuliers; enfin, elle publie : le Journal officiel (bi-hebdomadaire), le Bulletin officiel^ mensuel), Y Annuaire de la colonie et le recueil des procès-verbaux des séances du Conseil général.

Service -administratif et inscription maritime. — Le service administratif de la marine est dirigé actuellement par un commissaire qui a sous ses ordres 2 commissaires adjoints, 5 sous-commissaires, 1 aide-commissaire et 6 commis du commissariat appartenant tous au service colonial.

On a vu plus haut les principales attributions du chef de ce service; ces attributions comprennent en outre la surveillance de l’inscription maritime, qui a été organisée dans la colonie par les décrets des 3 mai 1848 et 16 août 1856, et différents décrets et arrêtés.

Le territoire maritime est divisé en 2 quartiers (Basse- Terre et Pointe-à-Pitre), 3 sous-quartiers (les Saintes, le Moule et Marie-Galante) et 13 syndicats.

Service de santé et hôpitaux militaires. — Le service de santé est sous les ordres d'un médecin en chef de la marine.

Outre les pelils services détachés, il comprend 4 établissements hospitaliers renfermant 268 lils montés.

L'hôpital de la Basse-Terre comporte 19 lits d’officiers et 68 lits de soldats. Il est administré par le chef du service de la colonie, assisté de 3 médecins, de 2 pharmaciens et de 1 aumônier de service. Le service des salles est fait par 6 religieuses de l’ordre de Saint-Paul de Chartres.

L’hôpital du Camp-Jacob comprend 22 lits d’officiers et 78 lits de soldais; I médecin. 1 pharmacien, 1 aumônier et 5 religieuses y sont attachés.

L’hôpital de la Pointe-à-Pilre comprend 8 lits d’ofliciers, 33 lits de soldats; il est desservi par 2 médecins,

1 pharmacien, I aumônier et 4 religieuses.

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Enfin, l'hôpital des Saintes, auquel sont attachés 1 médecin et 3 religieuses, comprend 4 lits d officiers et 36 lits de soldats.

Il y a en outre 1 médecin à Saint-Martin et 1 à Saint Barthélemy.

Au total, 10 médecins et 4 pharmaciens du service de santé de la marine.

limsoR. — Le trésorier-payeur est également trésorier

des Invalides de la marine, soumis, pour cette dernière attribution, a la surveillance du chef du service administiatif; il lient aussi la caisse des prises et celle des gens de mer.

Il réside à la Basse-Terre et est assisté d’un trésorier particulier, qui habite la Pointe-à-Pitre.

Enfin il a sous ses ordres 1 7 percepteurs de toutes classes.

Services militaires. — Les services militaires sont placés sous l’autorité d’un chef de bataillon qui prend le titre de commandant des troupes et qui fait en même temps fonc-

AM E RI Q UE

tion < de commandant d’armes à ,1a Basse-Terre où il réside.

Dans les autres places, ce service est confié, à la Pointeà-Pitre, à un capitaine d’infanterie de marine et,, aux Saintes, au capitaine qui commande la compagnie des disciplinaires.

L’infanterie se compose d’une compagnie du 2e régiment d’infanterie de marine et de la compagnie de discipline de la marine; la garnison de cette dernière est aux Saintes.

La direction de l'artillerie est confiée à un chef d’escadron qui a sous ses ordres :

1 demi-batterie commandée par un lieutenant en premier;

1 détachement de la 0e compagnie d'ouvriers, commandé par un lieutenant en second;

10 gardes d’artillerie (dont 6 auxiliaires).

Enfin la compagnie de gendarmerie est commandée par un chef d’escadron, du cadre métropolitain, qui a, pour le seconder :

1 capitaine commandant l’arrondissement de la Basse- Terre ;

1 lieutenant-trésorier;

2 lieutenants commandant les sections de la Pointe-à- Pitre et du Moule.

La compagnie comprend, sans les officiers : Il sousofficiers, 10 brigadiers et 1 12 gendarmes à cheval; 2 sousofficiers, 3 brigadiers et 24 gendarmes à pied. Elle est divisée en 23 brigades à cheval, 2 brigades mixtes, 4 brigades à pied et 1 poste provisoire (à la Désirade, 2 hommes).

Sapeurs-pompiers. — Il n’y a plus de milices à la Guadeloupe ; il n’y a plus que des compagnies de sapeurs-pompiers, qui ont été organisées par l’arrêté du 19 mars 1880, et qui sont chargées des secours contre les incendies. Ex-

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ceptionnellement, elles peuvent être appelées à concourir à un service d’ordre ou de sauvetage. Elles sont soumises, dans ces différents cas, à l’autorité du directeur de l'intérieur.

En cas de guerre, ou en tout autre cas intéressant la sécurité de la colonie, il est évident qu’elles peuvent être appelées à concourir avec les troupes ou à remplacer cellesci pour le service de place; elles passent alors sous l’autorité militaire et ont ainsi droit aux prestations de toute nature fixées par les lois et décret-;.

Institutions diverses. — Parmi les institutions ou établissements les plus utiles delà colonie, nous avons à signaler:

1° Les Bibliothèques, qui sont au nombre deo : Basse-Terre, Pointe-à-Pitre, Moule, Grand-Bourg et Saint-BarLhélemy.

2° Les Conseils <V hygiène et de salubrité, créés en 1864 à la Basse-Terre et à la Pointe-à-Pitre; il existe également une commission d’hygiène à Marie-Galante. Les conseils comprennent 15 membres, et la commission 9 membres seulement.

3° Les Cours d'accouchement, faits par des médecins civils à la Basse-Terre, à la Pointe-à-Pitre et au Grand-Bourg;

4° Les Chambres d’agriculture , qui ont été réorganisées en février 1883 et sont au nombre de trois, une par arrondissement (la Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Grand-Bourg). Chaque chambre comprend des membres titulaires, qui sont membres de droit et nommés sur la présentation du conseil général ou des conseils municipaux, — et des membre s correspondants.

3° Les Chambres de commerce, créées à la Basse-Terre (9 membres) et à la Pointe-à-Pitre (12 membres).

0° La Société d’agriculture, créée le I I décembre 1851, dont le nombre de membres titulaires a été tixé à 100 au maximum; celui des associés et correspondants est illi-

mité. Cette société a formé, sous sa dépendance, des comices agricoles dans les cantons de la Basse-Terre, de Capesterre, du Lamenlin, de Port-Louis, du Moule, de Saint-François, de Marie-Galante, des Saintes, de la Désirade et de Saint-Martin.

7° Le Jardin botanique, créé aux environs de la Basse- Terre, sur la propriété dite Trianon, en 1882.

8° La Banque de la Guadeloupe, qui a été constituée par la loi du 11 juillet 1851, au capital réalisé de 3 millions de francs et qui a son siégea la Pointe-à-Pitre.

Elle effectue, sur les places de la colonie, dans les limites de ses statuts, toutes opérations d’escompte, d’avances sur cessions de récoltes ou sur nantissements et de change sur la France et les colonies. Son privilège a été prorogé pour 20 années à dater du I I septembre 1874.

C’est une banque d’émission. Elle a seule l’autorisation d’émettre dans la colonie des billets au porteur de 500 francs, 100 francs, 25 francs et 5 francs.

9° Le Crédit foncier colonial, autorisé par décret du 31 août 1863. Cet établissement, fondé par une durée de 60 ans, a été créé à un capital de 12 millions de francs, divisés en 24,000 actions de 500 francs chacune. Il est administré par un conseil de quinze membres et, dans chaque colonie, il a été institué une commission spéciale chargée de l'examen des demandes de prêts. Cette commission comprend : l’agent de la Société, président; deux membres titulaires et deux suppléants nommés par le conseil d’administration; deux membres titulaires et deux suppléants nommés par le conseil général de la colonie.

10° Enfin la Caisse d’épargne, établie à la Pointe-à-Pitre par décret du 14 décembre 1880 sur les bases des caisses de la métropole.

Divisions administratives. — Étant soumise à la loi du

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5 avril 1884 sur l’organisation municipale, la Guadeloupe et ses dépendances ont été divisées en arrondissements, cantons et communes.

Les chefs-lieux d’arrondissement sont :

La Basse-Terre ;

La Pointe-à-Pitre ;

Le Grand-Bourg de Marie-Galante.

L’arrondissement de la Basse-Terre est divisé en cinq cantons qui sont :

1° La Basse-Terre;

2° Capesterre;

3° Pointe-Noire;

4° Saint-Barthélemy ;

3° Saint-Martin.

L'arrondissement de la Pointe-à-Pitre comprend cinq cantons qui sont :

1° La, Pointe-à-Pitre;

2° Le Lamentin ;

3° Le Port-Louis ;

4° Le Moule ;

5° Saint-François»

L’arrondissement de Marie-Galante ne comprend qu’un seul canton, celui du Grand-Bourg.

La répartition des communes et cantons est la suivante:

La Basse- Terre : la Basse-Terre, Saint-Claude, Gourbeyre, Vieux-Fort, Baillif, les Vieux-Habitants;

Capesterre : Capesterre, Trois-Rivières, Goyave, Terred’En-Haut (Saintes), Terre-d’En-Bas (Saintes);

Pointe-Noire : Pointe-Noire, Deshayes, Bouillante;

Saint-Martin.

Saint-Barthélemy .

La Pointe-à-Pitre : la Pointe-à-Pitre, les Abymes, Gozier, Morne-à-l’Eau ;

Le Lamentin : le Lamentin, Baie-Mahault, Petit-Bourg, Sainte-Rosé ;

Le Port-Louis : le Port-Louis, Petit-Canal, l’Anse-Bertrand ;

Le Moule : le Moule, Sainte-Anne;

Saint-François : Saint-François, la Désirade;

Marie-Galante : Grand-Bourg, Capesterre, Saint-Louis.

Population. — Au 31 décembre 1887, la population de la Guadeloupe était de 182,182 habitants; comme on le verra plus loin, elle a augmenté en vingt ans de 30,438 habitants.

Villes principales. — ■ La principale ville de la Guadeloupe est celle de la Pointe-à-Pitre (ou de la Pointe, comme l'on dit dans le pays), située sur la rive est du Petit Cul-de-Sac, par 16°14'22" de latitude nord et 63°31'32'/ de longitude ouest.

C'est une des places les plus commerçantes et les plus fréquentées des Antilles. Son port est d’ailleurs l’un des plus beaux de tout l'archipel; il est vaste, profond, abrité des grandes lames des raz de marée et des vents du large par des îlots qui le protègent.

Les rues sont belles et gracieuses, bien tirées au cordeau; les maisons, depuis le tremblement de terre de 1843, ne sont plus édifiées en pierre, mais construites en bois ou en fer et en maçonnerie 1.

Nous avons énuméré, au cours de ce chapitre, tous les établissements que possède la ville; nous devons ajouter que la Pointe-à-Pitre possède en outre une caserne d'infanterie, un marché couvert, une boucherie, une poissonnerie et deux musées.

L’un de ces musées est le musée Lherminier, qui est un

1. Les assurances immobilières sont faites par des Compagnies anglaises ; il n’y a pas encore do Compagnies françaises d’assurances pour nos colonies.

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véritable muséum d'histoire naturelle; il est installé dans un local dépendant de la Chambre d’agriculture; l’autre est le musée Schœlcher, qui se compose principalement de moulages d’après l’antique, de porcelaines, de cires, de médailles et de bronzes.

La ville a une belle promenade, celle de la Victoire, dont les allées sont ombragées par d’énormes sabliers (ura crépitons), plantées jadis par Victor Hugues; les quais sont également plantés de sabliers.

Autrefois la Pointe-à-Pitre était entourée d’un canal de ceinture, qui portait le nom de canal Valable. Bâtie sur des savanes que la mer noyait, la cité se trouvait au milieu d’un marécage et le canal Valable avait été creusé pour drainer ce terrain. Lorsque la ville s’est étendue et que le marais s’est trouvé desséché, le canal Valable, qui offrait sur son parcours de fort jolis points de vue (on en trouvera dans ce volume), devint un bourbier rempli de vases remuées de temps en temps par les eaux de la mer et produisant des émanations pestilentielles. C'est pour cette raison qu'il a été comblé il y a peu d’années.

Des bateaux à vapeur relient In Pointe-à-Pitre à la Basse- Terre, en passant par la Rivière-Salée et en faisant escale sur les points du littoral de Sainle-liose. Les départs ont lieu de la Pointe les lundis et jeudis ; les retours, les mardis et vendredis. Il y a aussi un service chaque mercredi — et chaque premier dimanche du mois — avec Marie- Galante.

Un service de téléphones fait communiquer la ville avec le Morne-à-l’Eau, le Moule, Port-Louis et Petit-Canal; enfin, toutes les usines de la Grande-Terre sont reliées à la Pointe par des tils spéciaux.

11 y a deux journaux, le Courrier de la Guadeloupe et le Progrès, et deux imprimeries (celles des deux journaux).

11 existe à la Pointe-à-Pitre deux glacières, l’une artificielle et l'autre naturelle.

Auprès de la ville a été établi un champ de courses.

La Pointe-à-Pitre se trouve sur la route de Panama et elle est appelée à prendre un développement considérable.

D’après M. Bouquet de la Grye, ingénieur hydrographe en chef de la marine, qui a fait un travail fort intéressant à ce sujet, il résulte que cinq ports des Antilles peuvent seulement entrer en concurrence pour être une escale sur la route que prennent les bateaux en allant d’Europe à Colon (canal de Panama) : Santo-Domingo à Haïti, San- Juan à Porto-Itico, Saint-Thomas, la Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.

A vol d’oiseau, en suivant l’arc du grand cercle que suivent les navires, l’avantagé appartient à Saint-Thomas; l’allongement de la route est de 10 milles; il est de 27 pour San-Juan, de 42 pour Santo-Domingo, de 138 pour la Pointe et de Lia pour Fort-de-France.

Ces chiffres n'ont d'ailleurs aucune importance; ils représentent pour Fort-de-France et la Pointe une différence de 7 heures de route, et une augmentation de dépense annuelle de 23 à 30,000 francs pour une navigation bi-mensuelle.

Cette légère perte de temps et d’argent se regagne facilement à cause des facilités d’atterrissage qui sont grandes à la Pointe-à-Pitre, tandis que Saint-Thomas ne peut être atteint qu’en suivant une route difficile qui fait perdre environ (rois ou quatre heures, de sorte que son avantage sur la Pointe n’est plus que de trois heures environ. Il en est de même à peu près pour Santo-Domingo; d’ailleurs ces deux ports ont dans leur passé de terribles souvenirs, Saint-Thomas principalement, où on a vu un cyclone détruire soixante-dix navires.

LA GUADELOUPE

Dans ces conditions, il reste donc seulement en concurrence San-Juan, la Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.

Fort-de-France n’est qu’une rade foraine, offrant aux bâtiments un abri bien aléatoire, tandis que la Pointe-à- Pitre est parfaitement garantie des ouragans et qu’au point de vue militaire, il a été reconnu qu’il était facile, d’après la disposition actuelle du port, d’empêcher 1 1 ii navire ennemi d’arriver en vue de la ville.

Entre ce dernier port et San-Juan, la différence n'est pas grande.

San-Juan a des facilités d’accès semblables à cellesde laPointe,mais sa superficie est trop petite. Enfin la Pointeà-Pitre est Tin port franc, tandis qu’à Sa n- Juan, les droits à payer sont considérables.

Dans ces conditions,

il semble tout naturel xju vjeux nègre (]c ia Guadeloupe, de se préparer à faire

de gros sacrifices pour attirer à la Guadeloupe la plupart des navires venant d’Europe, et l’on a calculé (pie la canalisation de la rivière Salée, qui raccourcirait singulièrement la route, l’approfondissement, l’agrandissement du poil, l’élargissement du goulet, enfin l’établissement d’ateliers de réparation et de rechange, de citernes flottantes, de wharfs, de bassins de radoub, etc., etc., donneraient lieu à une dépense d’une quinzaine de millions.

La Basse-Terre est le chef-lieu de la colonie; mais, au point de vue de l'importance comme population et chilfre d’affaires, elle ne vient qu’en troisième ou quatrième lieu.

Elle possède tous les services du gouvernement et un certain nombre d'établissements que nous avons cités plus haut et qui lui donnent une certaine animation, la seule qu’elle puisse avoir, car son commerce et son industrie sont assez restreints.

Elle est située géographiquement par lb° 39' 30" de lati tude nord et 64°4' 22" de longitude ouest.

Bâtie en amphithéâtre sur les dernières pentes des rameaux qui descendent de la Soufrière, elle n’offre pas la régularité de la Pointe-à-Pitre dans l’alignement de ses rues, mais les habitations, étagées sur les collines et encadrées par des arbres, font un effet très pittoresque.

Elle est arrosée par la rivière aux Herbes, par la rivière du Galion et les ravines à Espérance, à Billaud et Saint- Ignace.

Deux places offrent de frais ombrages et une agréable promenade : c’est le Cours Nolivos, situé au bas de la ville, près du fort Richepance, et le Champ d’Arbaud, moins animé que le Cours et bordé par la plupart des édifices du gouvernement.

C’est de la Basse-Terre qu’on part pour aller au camp Jacob, situé sur le liane de la montagne, endroit où sont installées les troupes, et qu’on se met en route également pour les excursions au volcan de la Soufrière.

En résumé, la Basse-Terre estime ville de fonctionnaires; elle est à la Pointe-à-Pitre ce que Washington et la Haye sont à New-York et à Amsterdam. Mais aujourd’hui on se demande, en raison du développement constant de la Pointe-à-Pitre s’il n’y a pas lieu de transférer dans cette dernière ville le siège du gouvernement. La Basse-Terre

LA GUADELOUPE

est en effet située dans la partie la plus éloignée de la colonie, tandis que la Pointe-à-Pitre est aujourd’hui le centre des affaires, un des ports les plus importants des Antilles, la ville la plus peuplée et la résidence de tous les consuls.

La Basse-Terre communique, comme nous l’avons dit, par bateaux à vapeur et par diligences avec la Pointe-à- Pitre; elle communique également par voiliers, mais ce moyen est toujours aléatoire et l'on se souvient encore à la Guadeloupe d’un bal de la Basse-Terre où voulurent assister un grand nombre de personnes de la société de la Pointe-à-Pitre. La plupart de ces personnes, parmi lesquelles des dames en toilette, prirent passage sur un voilier. C’était un trajet de quelques heures; malheureusement le vent devint contraire, le bâtiment dut gagner le large et aborda cinq ou six jours après... à Saint-Thomas.

La deuxième ville de la colonie comme population et importance commerciale, la troisième au point de vue administratif, est le Moule, situé sur la côte du vent par ü3°40'24" longitude ouest et 16° 19' 54" de latitude nord.

Son port n’est pas mauvais, mais la barre qui s’est formée à l’entrée de lapasse et qui n’a que 5 mètres d’eau en rend l’accès difficile et ne permet de recevoir que des navires jaugeant 300 tonneaux ait plus.

On a songé à plusieurs reprises à relier le Moule à la Pointe-à-Pitre parun chemin de fer de 28à30 kilomètres, qui passerait par Grippon, desservant ainsi une contrée sucrière très riche; mais on a reculé jusqu’ici devant la dépense, qui ne dépasserait pourtant pas, pour le coût seul des travaux d’établissement, une somme de 12 à 1,500,000 francs.

Moyens de défense. — La garnison active de la colonie comprend :

En infanterie ... 1 compagnie de 150 hommes ;

— 1 compagnie de discipline.

En artillerie. ... 33 canonniers;

— 1 0 conducteurs ;

— 15 ouvriers. En tout : 58 hommes.

Les ouvrages destinés à défendre les principaux points sont :

A la Basse-Terre, le fort Richepanse;

A la Pointe-à-Pitre, les forts Union et Fleur-d’Épée;

Aux Saintes, le fort Napoléon.

Tous ces ouvrages, malheureusement, sont tellement vieux qu’ils sont en partie ruinés et qu’ils seraient en tout cas incapables de tenir, si peu de temps que ce soit, contre un bombardement et une attaque de vive force.

Leur armement est malheureusement en rapport avec leur construction; il se compose de 30 canons de 16 centimètres, modèle 1838-1860, se chargeant par la bouche, de 4 canons de 36 à âme lisse et de 2 canons de 24 cent., également à âme lisse; soit donc en tout 58 canons, dont aucun ne se charge parla culasse.

Fouillole. — Le Carénage.

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