‹ Les colonies françaisesChapitre 15 sur 99 · C. Bruno · texte numérisé non relu

C. Bruno

M'Samoudou, capitale et ville principale de l'île d'Anjouan, résidence du sultan et de l'administrateur des colonies chargé d'exercer le protectorat français sur l'île. M'Samoudou est située au nord-ouest d'Anjouan, sur le bord de la mer, au fond d'une vaste baie. Elle est entourée d'une enceinte carrée de 50 mètres de côté, flanquée de tours. Les maisons sont en pierre et surmontées d'une terrasse; les rues sont tortueuses et larges tout au plus de 2 mètres. Quelques magasins, à l'apparence misérable sont tenus par des Arabes et des Indiens, qui vendent surtout des étoffes. Les comestibles se vendent dans les rues. La ville n'a aucune industrie particulière; les objets d'usage courant sont apportés par les boutres de Bombay et de Zanzibar. M'Samoudou renferme quelques mosquées à l'architecture rudimentaire et une grande maison où habite le sultan actuel. La partie la plus élevée de la ville est occupée par une citadelle qui commande la ville entière.

R. SiÏHNER.

Carte des îles Comores.

Mohéli, la plus petite des Comores, à 50 kilomètres S.-E. de la Grande-Comore et à la même distance 0. d'Anjouan. Population, 6 000 hab. Sa forme tient de l'ellipse et du triangle. De l'est à l'ouest, elle a une longueur de 25 kilomètres sur une largeur de 18; sa superficie est de 231 kilomètres carrés. Les côtes, découpées en anses peu profondes, ont pour bordure, au nord-est, au sud et à l'ouest, des bancs de coraux qui s'étendent à 2 kilomètres au large et qui découvrent à mer basse. Un

groupe d'îlots émerge près de la côte sud, où se trouve le seul port de lîle, Numa-Choa. Du bord de la mer au centre se dressent et se superposent les mamelons de la chaîne qui forme l'ossature de l'île; une longue vallée ou plutôt un plateau sépare les deux arêtes, occidentale et orientale, de ce massif dont les vallées transversales donnent issue vers la mer à des rivières minuscules. Quelques belles forêts apparaissent encore sur les sommets, presque tous dénudés.

G. Bruno.

FoMBONi, ville située sur le rivage nord-est de Mohéli, dans une plaine qui s'étend entre la mer et la montagne. 2 000 hab. Fomboni possède un port naturel, qui peut recevoir une dizaine de boutres, mais est inaccessible aux navires. Ceux-ci mouillent par 9 ou 10 brasses en dehors d'un récif parallèle à la côte. La ville est entourée d'une enceinte carrée; le mur en est haut de 12 à 15 pieds, construit en pierre et en corail. Les rues sont étroites, sans aucun alignement; les maisons sont bâties généralement en chaux et corail et n'ont pas d'étage. On remarque dans la ville quelques cases malgaches en bois ou en macoutis.

Les deux seuls monuments de Fomboni sont la maison de la reine et une mosquée.

Numa-Choa, ville

maritime, située au sud

de Mohéli, cité autrefois importante, aujourd'hui presque complètement

ruinée. Son port est un des meilleurs des Comores. 500 habitants environ.

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Carte de l'île Mayotte.

Mayotte [Ayotta, Mahouri), la plus méridionale et la plus orientale du groupe des Comores, à 75 kilomètres S.-E d'Anjouan et à 320 O.-N.-O, de Nosi-Bé. Population, 8 000 habitants. — Cette île s'étend du nordouest au sud-est; son extrême longueur est de 40 kilomètres, sa largeur varie de 4 à 15. Sa superficie est de 350 kilomètres carrés ou de 370 en y

comprenant les îlots adjacents. Les côtes, découpées par un grand nombre de petites baies et de caps abrupts, sont marécageuses. Une ceinture presque continue de récifs madréporiques enveloppe l'ile à quelques kilomètres de distance. Entre ces récifs et la côte émergent plusieurs îlots dont le principal, le Pamanzi, se relie à la rade de Dzaoudzi par une jetée. L'axe central, dominé par des pitons isolés, à arêtes vives, s'infléchit sur la côte ouest en deux croissants, les baies Soulou et Boéni. Dans la zone du nord, le mont M'Sapéré a une élévation de 560 mètres; au centre, se dressent le Combani (540 mètres) et le Mavegani, sommet culminant de l'île (660 mètres) ; au sud, l'Ouchongui a une élévation de 642 mètres. De belles vallées, parcourues par des torrents, représentent les fissures de ces montagnes et de leurs contreforts latéraux. Le climat de Mayotte est malsain ; il engendre les fièvres ; cependant l'état sanitaire s'est amélioré. La température oscille entre 24° et 35». Un cyclone a fortement éprouvé l'île en 1898.

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