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YEMEN

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carte de la cote française des somalis Colonies 11. 18

Institutions de crédit. — Le décret du 16 mai 1900, qui a prorogé le privilège de la Banque de l'Indo-Chine, confère au gouvernement le droit de créer et de diriger une agence de cet établissement à Djibouti. La Compagnie de l'Afrique orientale se livre à des opérations de banque d'échange et de recouvrements.

Intérêt de l'argent. — La loi du 7 avril 1900, qui modifie le taux de Tintérêt de l'argent en matière civile et commerciale, n'a pas été promulguée dans la colonie.

Poids et mesures. Monnaies. — Les règlements métropo-

Environs d'OiJOCk. — (Société de Gôographie.)

litains n'ont pas encore été rendus applicables dans notre possession, où il n'existe qu'un système embryonnaii-e local de poids et mesures.

Les monnaies en usage dans la colonie sont : le numéraire français, les roupies de l'Inde et le thaler de Marie-Thérèse (arrêté du 21 novembre 1885). Les monnaies nationales circulent uniquement à Djibouti ; elles sont principalement employées dans les payements effectués par le trésorier-payeur, mais, à peine sorties de sa caisse, elles y rentrent sous forme de versements, mandats-poste ou autrement. Les indigènes n'apprécient pas, en effet, notre numéraire : la roupie et le thaler, suivant les fluctuations de la valeur du métal argent, représentent, à poids égal, 4eux fois plus de ce métal que nos monnaies.

Dans l'intérieur et jusqu'à Harrar, la roupie et le thaler sont simultanément en usage ; passé Harrar, c'est le thaler qui est de préférence employé ; dans l'Ethiopie centrale et méridionale la roupie est inconnue. L'empereur Ménélik fait frapper à notre hôtel des monnaies des thalers, à son effigie.

VILLES PRINCIPALES

mais leur nombre est encore trop minime pour qu'ils aient pu faire l'objet d'une circulation même un peu active. On ne citera que pour mémoire la monnaie divisionnaire éthiopienne, qui consiste en une barre de sel ou amulet.

S. ViGNÉRAS.

VILLES PRINCIPALES

Obock, ville maritime, sur la côte nord du golfe de Tadjoura, ancien chef-lieu de la colonie française du même nom. Dépossédée de son rang

Djibouti, maisons arabes. — Phot. Uartineau.

par Djibouti, elle ne compte plus que 300 habitants. Située au bord d'une immense plaine et entourée de hautes falaises, cette petite ville offre deux mouillages au.\ bâtiments, même d'un fort tonnage, abrités contre les lames du large par des bancs de coraux, et communiquant par un chenal peu profond. Deux câbles télégraphiques la rattachent à Djibouti et à Périm. L'achat du territoire d'Obock, négocié en 1838 par Henri Lambert, fut définitivement conclu en 1862, aux termes d'un traité, par le capitaine de vaisseau Pleuriot de Langle, mais la France ne l'occupa de fait qu'en 1885.

Tadjoura, bourgade de la côte du nord du golfe de Tadjoura, à 43 kilomètres. O.-S.-O. d'Obock, par 40» 32' 30" de long. E. et 11» 46' 30" de lat. N. C'était déjà une misérable bourgade au temps de Rochet d'Héricourt et elle s'est trouvée appauvrie encore par l'établissement d'un port à Djibouti. Un incendie l'avait détruite en 1893. Elle n'a guère jamais lait d'autre commerce que celui des esclaves, avant notre établissement

à Obock. Cette ville déchue ne renferme que de 500 à 600 habitants. Par caravanes elle est en relations avec l'Abyssinie et par navigation avec les ports d'Aden, Moka, Zeila et Berbéra.

Djibouti, ville maritime, à l'entrée du golfe de Tadjoura, sur la côte méridionale, à 50 kilomètres S.-S.-O d'Obock, à 4i N.-O. de

Zeila et à 290 N.-N.-E de Harrar ; par 40° 53' de long. E. et 11° de lat. N. Population, 15 000 habitants, y compris 2 000 Européens. Cette ville, érigée en chef-lieu de la Côte fran- • çaise des Somalis (1896), a pris un k ^ >"^^^^ essor rapide qui fait augurer un bril-

P^ I^H^^ l'^"* avenir. Misérable bourgade au

^m ^^B^ début, elle s'est développée au sud de

.:^ . "■ -' ^fc. l'îlot du Héron, sur un plateau in-

culte et désert où s'alignent les maisons toutes blanches de ses nouveaux habitants, en partie émigrés d'Obock.

Une sorte de promontoire ou de presqu'île sert de soubassement à ses trois quartiers ou îlots (séparés seulement à haute mer) : le plateau de Djibouti (où se trouve l'hôtel du gouverneur), à la racine de la presqu'île, et les plateaux du Serpent et du Marabout qui s'avancent en mer dans un sens opposé. Les paillottes du village indigène sont disséminées sur le versant sud de Djibouti. Une jetée d'une portée de 900 mètres prolonge vers l'ouest la flèche extrême du Marabout; une autre jetée, soudée au rivage de Djibouti, forme avec elle le port intérieur ou du Marabout que doublent deux ports latéraux. Cette rade, très sûre et profonde, peut accueillir les navires de fort tonnage. Deux phares éclairent ses approches. Le port, dans son ensemble, a 2 kilomètres d'étendue. A l'extrémité du Marabout, autour de grandes constructions et d'un dépôt de charbon (escale des Messageries maritimes), se tient toute une flottille de chalands et de remorqueurs. Là aussi est la tête de ligne de la voie ferrée sur Harrar et plus tard sur Addis-Ababa. Un câble télégraphique relie Djibouti à Périra. Port de ravitaillement, le nouveau chef-lieu est desservi par plusieurs lignes de navigation. 11 exporte les productions du sol abyssin et reçoit à l'importation les objets manufacturés en Europe ou même dans l'Inde et en Amérique. Des industries naissantes et divers établissements commerciaux ont suivi le développement des travaux publics. Un système de canalisation l'alimente sur place. Plus clémente qu'à Obock, la température ne dépasse pas 35° ou 360.

Femme somali.

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