AISES
e si jamais elle voyer dans ses principes diff
ne put profiter :
ar chaque soldat
laboureur. I faut. à le blé, faire le
dats et la France.
ira les demander ”
ré la neutralité,
maintenant leur
lbs" de
itières : eurs
| pipe ee leurs cette
wA une ode ;
, charme les ser-
s cœurs naïfs et vouer au « pâle
nçais > un amour
que la mauvaise i resteront fidèles
dans sa main, cés qu'ils sont à lui .
‘e et se remet En lever aux Anglais, … | lui de lhouegen.
situé à la tête du
Jef de la route de uvaient tomber à
Ph di IPN à A ana LA ni RAA TS EN AE A OT , FAT MAN VON ME LA
l'improviste sur notre fort de Carillon, principale
à défense de ce côté.
Montcalm, avec sa sûreté de coup d'œil, son activité étonnante, mena cette attaque comme la première et avec le même succès. Le 3août1757, ses soldats étaient devant le camp de William-
Henry, et le 9, les Anglais capitulaient, nous :
laissant 43 canons, 36,000 livres de poudre et des vivres.
C'est le lendemain de cette capitulation que
doit se passer ce drame sanglant et terrible qu’on:
appelle aujourd'hui le massacre de William-
Henry, avec lequel on a essayé de ternir la
mémoire du loyal et généreux Montcalm, bien
qu'il eût exposé sa 3 vs vie pour l'empêcher,
car voici comment les documents du temps nous
| racontent cette déplorable histoire.
La capitulation avait naturellement mis la garnison du fort entre les mains de Montcalm, mais comme celui-ci n'avait pas de quoi nourrir 3011 prisonniers, il consentit à les laisser partir avec armes et bagages, à condition que pendant 18 mois ils ne serviraient pas contre la France.
Ils devaient donc partir le lendemain, avec une escorte destinée à les attaque possible des Peaux calm se méfiait malgré les serments des chefs, qui lui avaient juré « qu'ils tiendraient leur jeunésse dans le devoir, » et qu'il n'y aurait point de pillage. ;
Aussitôt maître du fort, Montcalm avait ordorné qu'on défonçât tous les tonneaux de:
[rhum ct d'éau-de-vie avant l’arrivée des Indiens,
rotéger contre une ouges, dont Mont-.
mais au lieu d'exécuter cet ordre formel, les Anglais en avaient distribué aux sa pendant la nuit, dans l'espoir de s'en faire des amis. Etrange calcul qui leur a coûté cher.
Ivres et furieux, les sa ne connaissent plus rien, tout ce qu'il y a de brutal et de féroce dans ces natures se réveille tout d'un rer.
Epouvantés, les Anglais prennent la fuite grand matin, sans même prendre le ar de “4 venir le détachement çais qui devait les | accompagner,
A peine en route, les Indiens se jettent sur leurs agages d'abord, puis, comme les Anglais, ! au lieu de se servir de leurs armes se dispersent en désordre, les sauvages s'en prennent aux fuyards, et poussant leurs hurlements dé guerre sautent dessus, le tomahawk au poing. Alors se passe un drame horrible. Les Indiens devenus de véritables bêtes fauves bondissent sur leurs victimes, arrachant leurs vêtements, scalpant, égorgeant avec rage. FAT
Aux premières clameurs, Montcalm accourt avec ses officiers et ils se jettent au-devant des Peaux Rouges, mais « qui dans le monde, demande Bougainville, pourrait contenir deux mille ! sauvages de trente-deux nations différentes quand ils ont bu. » Ivres de vin et de sang ils nerespu plus rien, un grenadier est tué aux côtés
Montcalm et plusieurs sont blessés. On finit cependant par les apaiser, Montcalm rachète les 600 prisonniers qu’ils ont faits. Comme bea
. d'entre eux sont tout nus, les soldats fi . partagent avec eux leurs vêtements et puis une
se ordre formel, les aux pende s'en faire des amis.
coûté cher.
ne connaissent , de brutal et de féroce
eille tout d'un coup.
prennent la fuite de de pré-
des vôtres, qui rendent justice à tout ce que j'ai fait dans cette occasion. » “as Mais le Gouvernement Britannique en tous les cas ne lui sut pas gré de s'être exposé de la sorte, Car là-bas à Londres on l'accusa d’avoir été complice des Indiens. On y racontait effrontément comment les troupes de Montcalm étaient restées dans l'inaction, ainsi que leur général, Drice du massacre, Le roi ge ra nulle la capitulation du fort = , et refusa de l'exécuter, Mais oublions cela, puisqu’aujourd’hui les Anglais eux-mêmes rendent justice à leur si loyal et ennemi. L'histoire a glorieusement
Le im la aurait voulu profiter de sa victoire
lus loin, et prendre encore le fort Réubd ce i nous aurait rendus maîtres de toute cette frontière, mais comme à Chouegen il est obligé de renvoyer ses soldats faire la mois.
me an de satver ce qui reste encore des
Me , en grande partie détruites par de longues
pluies. RAT Et maintenant l'hiver arrive, ce terrible hiver de
58, où la famine hideuse et décharnée se montre ah à l'horizon comme un point noir, mais le point
es s'en prennent aux hurlements dé guerre wk au poing. Alors se Les Indiens devenus
grandit et le fantôme approche avec son cortège sinistre, Les vivres deviennent de Em en plus rares, le peuple n'a qu'un quart de. ivre de pain
ar jour, la misère devient atroce. Au mois de évrier, le Commissaire des guerres . écrivait : « Le peuple va périr de misère. Les Acadiens réfugiés ne mangent depuis quatre mois que du cheval ou de la merluche sans pain. Il en est déjà mort plus de trois cents... »
Au mois d'avril on ne donne plus au peuple
ue 2 onces de pain w jour, et au mois de ai
n'y avait presque plus de pain ni de viande.
Et pendant ce temps, l'intendant de la Colonie, ‘infime et odieux Bigot se frottait les mains. Quelle bonne fortune pour lui que cette famine! On souffre, on meurt, eh bien? il va spéculer sur la faim du soldat et gagner de l'argent avec le ble qu'il tient en réserve, comme il a déjà spéculé sur les armes et sur l'équipement, donnant aux soldats « des fusils de l’ancienne façon dont les ns ACT cassent comme du verre. »
ar Bigot et ses créatures spéculaient, volaient sur tout. Du haut en bas de l'Administration, c'est le pillage le plus honteux. On ne reproche pas au fonctionnaire de voler, on lui reproche seulement de voler pour sa place.
« Quel pays! dit Montcalm en écrivant à sa mère, tous les marauds y font fortune et tous les honnêtes gens s'y ruinent. »
Et avec cet argent pris sur le pain des affamés que fait-on? On donne des fêtes, on danse chez l'intendant. « Malgré la misère publique, des bals et un jeu effroyable, » dit encore Montcalm,