‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 24 sur 57 · LES ILES WALLIS · texte numérisé non relu

LES ILES WALLIS

L'Archpel des Wallis ou Ouvéa, situé au mord-est de la Nouvelle-Calédonie, fut découvert en 1767 par le navigateur anglais dont il por’e le nom. Dès l’année 1843, des missions aires catholiques y avaient fondé une station, et un traité de commerce fut conclu avec la France. En 1887 ces Îles ont été annexées aux possessions françaises de l'Océanie. :

La population de ce petit archipel qui s'élève aujourd'hui à 8,308 âmes est en voie d'augmentation, .

Ce qui donne à nos possessions Océaniennes une importance de premier ordre, c'est leur situation maritime. Placées comme elles le sont sur la route de l'Australie et de 1 Asie à l'Amérique, ell:: sont pour nous, et seront surtout après l'ouverture de l’Isthme de Panama, de pré- -cieuses stations navaies, des ports de relâche et de ravitaillement. Nous aurons là un entrepôt Commercial, un arsenal maritime et un point stratégique indispensables en cas de guerre.

Que la Frauce veille donc sur son Océanie ; qu'elle n'hésite pas à faire quelques sacrifices ur lui préparer un avenir pros : ce sont des sacrifices qui rapporteront Ge gros intérêts.

ANÇAISES

français sur les îles

rincipe, puisqu'elles yaume des Pomaré.

\LLIS NOUVELLE-CALÉDONIE

u Ouvéa, situé au | © ET NOUVELLES-HÉBRIDES donie, fut découvert À 5 nglais dont il por’e La Nouvelle-Calédonie, fort bien située sur es MISSIONL Ares Ca- l route commerciale de l'Australie à l'Amé- > station, etun traité % que. centrale, possède de grandes richesses wec la France. En naturelles, des forêts, des montagnes qui renferées aux possessions | ment ” nombreux tape sol fertile, et un ÿ in climat doux et agréable, un des plus sains qui archipel qui s'élève soient au monde, Len voie d'augmen- C'est une île longue et étroite traversée dans 5 x toute sa longueur par une chaîne de montagnes ssions Océaniennes sssez élevées. Cook, le célèbre navigateur anglais r ordre, c'est leur À qui la découvrit en 1774, trouva dans ses côtes comme elles le sont abruptes, et dans l’entassement de ses monde 1 Asie à }Améri- tagnes quelque chose qui lui la l’Ecosse. seront surtout après C'est pourquui il lui donna l'ancien nom de ce > Panama, de pré- pays, Calédécnie.

ports de relâche et Elle resta longtemps sans maître européen. ons là un entrepôt Vers 1785, Louis XVI chargea La Pérouse d'exritime et un point Æ blorér cette Calédonie lointaine eties îles voisines, n cas de guerre. « ces contrées pouvant ouvrir un nouveäu champ C sur son Océanie ; aux spéculations du commerce, » disait-il. Mais quelques sacrifices D l'expédition périt, on ne sait comment ; d'Entre- Dee : ce sont D casteaux, envoyé à sa recherche, ne recueillit ront de gros intérêts. aucun indice, et ce ne lut que 40 ans plus tard, qu'un capitaine anglais trouva les débris des

navires de La Pérouse, dans une des iles Vanikoro.

C'est vers ce même moment, 1827,que Dumont d’Urville visita la Nouvelle-Calédonie et reconnut les trois Z/es Loyauté, situées à une centaine de kilomètres à l’est de la grande terre.

En 1843, des missionnaires français débarquèrent à Balade, au nord de l'ile, où 1ls s'établirent et créèrent plusieurs postes. Ils ne tardèrent pas à prendre dans le pays une influence considérable, et dix ans plus tard, lorsque l'amiral Febvrier-Despointes vint planter le drapeau tricolore sur cette terre neuve et sur l'ZZ des Pins, son annexe, le nom français y était dejà connu.

L'amiral Despointes établit un poste militaire à Balade, mais la position était mauvaise, le port peu sûr, et son successeur M. de Montravel, transporta le chef-lieu de la colonie à Vowméa, situé à l'extrémité sud-ouest de l'île. La rade de Nouméa est magnifique, son port parfaitement abrité et facilement défendable. Maiheureusement les environs manquent d'eau, c'est un inconvé-

nient grave, mais non irrémédiable ; l’homme est venu en aide à la nature, on à construit une conduite d'eau qui perrnet aux navires de s'approvisionner sans aller jusqu’à la baie de Prony, comme autrefois, et la ville, admirablement placée pour le commerce maritimé, se développe d’une façon satisfaisante. Elle compte aujourd'hui plus de 4,000 habitants, et, si l'on exécute les travaux projetés dans le port, tels

NÇAISES

ins une des îles |

, 1827,que Dumont “alédonie ét recon- 1ées à une centaine inde terre.

français débarquèe, où ils s'établirent lls ne tardèrent

influence considéd, lorsque l'amiral lanter le drapeau ve et sur l'Z/% des rançais y était dejà

it un poste militaire it mauvaise, le port M. de Montravel, colonie à Vouwméa, de l'île. La rade de à port parfaitement

e. uréusement :

y, c'est un inconvédiable ; l'homme est >n à construit une t aux navires de jusqu’à la baie de la ville, admirablenerce maritimr, se isante. Elle compte abitants, et, si l'on ; dans le port, tels

MB en face de Nouméa, 250 condamnésqui formèrent

RU EEE |

que quais, bassin de radoub, etc., elie pourra prendre une grande extension. Ge Ra

__ Dès que la Calédonie fut nôtre, le gouverne ment français songea à y fonder des établissements pénitenciers, et au mois de mai 1864, la

n frégate Zp/higénie débarqua à l'e Nou, située

le noyau du premier pénitencier. On employa ces | criminels amenés par l'/phigénie à contraire des habitations pour la ieune Colonie, à défricher, à ouvrir des routes, à poser des conduites d’ean, etc, Depuis, chaque année voit arriver de ces

des DE eton ana bien it établissements, es ten agricoles, des exploitations forestières et minières, etc. Les den ayant des professions industrielles sont envoyés au pénitencier central de l'Âe Vow, qui possède des ateliers pour travailler le fer et le bois. Charpenfiers, Charrons, menuisiers, ébénistes peuvent y. { être émployés utilement. Il existe une fonderie,

une bri e, etc. ER EN Ene Les criminels condamnés à moins de 8 ans de travaux forcés sont tenus à rester dans la Colonie après la libération pendant un temps égal à la durée de leur peine, Lorsque la condamnation dépasse les 8 ans, l'exil est pour toute la vie. E On applique aux condamnés de la Nouvelle:

Calédonie un système de récompense qui ressemble à celui des Anglais ; ainsi on peut accorder à ceux qui se conduisent bien et donnent satisfac-

tion des concessions de terrains, quelquefois la rstitution des droits civila et l'autorisation de | ouir où de disposer de leurs propres biens, etc.

6, Wir

A la suite de la Commune de 1871, on envoya

en Calédonie 3,000 déportés politiques, avec 450 d

femmes et enfants; mais les grâces d’une part, puis l’amnistie de 1880, ont ramené en France es cet élément de populatior.. Il n’est resté là-bas el

qu'un très petit nombre de familles, qui s'y trouvent bien, et prospèrent. de D na culture du pays est celle du et maïs, dont on peut faire deux récoites pat an; les es haricots cultivés su= une grande échelle donnent G aussi deux récoltes ; le café est de qualité très A supérieure ; le manioc pousse admirablement O partout : le tabac, la canr: à sucre, tr

presque l'ananas, tous nos légumes et un grand nombre

de fruits viennent bien.

ces ; fournissent Lois de construction et bois d'ébénisterie; mais ce sont surtout ses terrains mimiers qui ettent à notre Colanie un belavenir.

Elle a des gisements de sicéeZ fort importants et très étendus. L'exploitation du cuivre a prisun cossidérable. L'or se rencontre

de D rte ne les /Ls Loyauté avec 450 onie sont, | et

grâces d'une part, L'Jle des Pins, située à so kilomètres au sûdramené en France est de la grande île, est environnée de coraux; 1 n’est resté là-bas elle a de belles forêts, et un climat ravissent. familles, qui s'y Les Loyauté, situées à 100 kilomètres à l'est

de la Calédonie comprennent trois grandes îles

est celle di et beaucoup de petites. La importante, qui récoites par an; les est aussi l'île centrale, est ifou, où se trouve . de échelle donnent Chépénéhe, le chef-lieu de cet archipel de corail. est de qualité très | Au sud-est de Lifou est Moré, et au nord-ouest sse acdmirablement Owvée. Dans ces Îles couvertes de forêts se

compte 15,700 ar et 50,000 ndigènes

onie, de vastes espa-

1 bétail; ses $

ion et bois d’ébénis- "Ces : indigènes Calédomiens qu'on aprelle Cases terrains miniers } ragues sont d'une race belle et assez Ânte; il nie un belavenir. | sont mais peu travailleurs. Ils vivent ickel foxt importants en:tribus un état social très ruili

mn du cuivrea prisun M pratiquant encore aujourd'hui les | usages Les plus >. L'or se rencontre Don 2 ep rm nt

aidé d'un conseil colonial, Ds du conseil

andu en ab | sénéral rt envoie un &Aégué en France au Conseil pine de qualité supé Æ supérie des Colomies.

je. Le a été Les 5 arrondissements de l’île ont pour chefs-

| lieux, Vowma sur la côte sud-ouest, Canale, -R Ouaïlou, Tonho sur la côte est, et Ouéçoa au nord de l'Île, dans l'intérieur.

élèves, tant européens Lors

Les deux de la Nouvelle-Calé

Les 45 écoles de 18 Colomie comptent 207

Il existe actuellement quelques routes, et d’autres sont à l’état de projet ainsi qu’un chemin de fer de Nouméa à Canala. Des paquebots relient entre eux tous les points de la côte. Un réseau télégraphique met en communication le cheflieu avec tous les ports et tous les centres ..de population. On étudie la pose d'un câble sous-marin qui relierait la Calédonie à l Australie, et par conséquent à la France. De plus, les paquebots tou: 'hant à la Nouvelle-Calédonie, la mettent en communication avec l'Europe et l'Australie.

On estime que l'ouverture du canal de Panama aura une influence salutaire sur le commerce, déjà prospère de notre Colonie, appelée très certainement à devenir un cewfre important.

Non loin denotre Calédonie, entrecettefleetnos possessions tahitiennes, se trouve le groupe impor- ‘tant des Nouvelles-Hébrides. Il y aurait

gg colons de Nouméa, parmi lesquels il

ILE ne PÂQUES

L'ile de Pâques, située dans l'Océan P à mi-chemin entre Tahiti et la côte a é, :

fut découverte en 1686 par le navigateur Ta Une quarantaine d'années plus tard, R À Le DA TT N FRTeR ce qui lui valut son nom actuel. de Re île dont les Chiliens viennent de s'em- à

Mie À seu et 8r, ies de l'île ont ré ad Ÿ nisation d'un Protectorat français, et ce Protectorat a été afcieilement promis. Nos droits

sont donc indiscutables ; le gouvernement fran- * Lure roger ne l'oublie pas, et saura les car que la France reste

nous la rendra. » Et nous ne doutons pas que les actes du Gouvernement ne soient à la hauteur de ses paroles. x phos percement de RES on de d'A ues ne peut manquer de devenir un dépôt de charbon pare précieux sur la route de l’Améri- M re d Centrale à l'Océanie Centrale et à l'Australie. Fe l , comme le sol est fertile elle pourra |. servir de station vivrière; on y trouve.de quoi nourrir des bestiaux ; bananes et patates y abon-

tons pas que les t à la hauteur de

rminé, l'île de venir un dépôt oute de l’Améri- * età l'Australie.

ALT Li

Page 1