‹ Les colonies françaises [microforme]Chapitre 37 sur 57 · LE CAMBODGE · texte numérisé non relu

LE CAMBODGE

Le DR. aume du Cambodge, situé au Nord de à. Le ra française est un débris du se es Khmers jadis si florissant. Au Far. ne .hoieur il s'étendait sur toute de jusqu’à Sumatra, dit-on. Dans l'inté- ‘ pays, au milieu des forêts, on trouve le

antesques et merveilleuses ruines qui attestent

une civilisation puissante et avancée. Les temples d'Angkor, consacrés aux dieux hindous, sont parmi les plus beaux monuments connus au monde. Mais nous ne savons que très vaguement l’histoire de ce peuple venu probablement des bords du Gange.

Au xmr siècle, le tiers de la péninsule indochinoise appartenait encore aux Cambodgiens, mais des guerres malheureuses diminuèrent peu à peu leur territoire, si bien qu’en 1863, lorsque “pour se soustraire à leurs ennemis ils se jetèrent dans les bras de la France, le royaume ne comptait pas plus de 100,000 kilomètres carrés, c'est-à-dire la valeur environ de cinq ou six de nos départements français.

A ce moment-là le Cambodge gémissait sous le double joug des Annamites et des Siamois qui, chacun tirant de son côté, prétendaient à la suzeraineté du pays. L'amiral de la Grandière, alors Gouverneur de la Cochinchine, trouva l'occasion favorable pour augmenter l'influence

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la France. Les négociations, habilement con duites, réussirent pleinement : Norodom accept

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notre protectorat, et pour sceller notre amitié commença par nous céder une importante position sur le Mékong, où nous avons aujourd'hui un dépôt de charbon.

Depuis ce temps on a encore et plus étroitement resserré ce lien de protectorat. Au mois de

juin 1884 une nouvelle convention fut signée

par notre Gouverneur M. Thomson, par laquelle Norodom s'engage à accepter toutes les réformes administratives et autres qu'il plairait à la France

| de proposer. Notre représentant au Cambok

qui porte le titre de Résident général fait appli-

quer les règlements, et c'est lui qui prépare le

bu pour le soumettre au Gouverneur dé la

Cochinchine dont il dépend. Les impôts sont . perçus par des Français, les Douanes sont entre .

leurs mains ainsi que les Travaux publics, mais en dehors de cela les provinces sont adminis-

trées par des mandarins Cambodgiens. La nou- a velle convention abolit l'esclavage qui jusqu'alors

existait dans le pays.

En somme, Cambodgiens et Français ont

| tous deux gagné à ce traité de 1874 qui assure | aux uns paix et sécurité, aux autres un grand

développement de commerce et une influence

plus considérable dans l’intérieur dé la pénin-

sule.

Le Cambodge est arrosé par un grand ‘beau | fleuve, le Mékong, et par un affluent important.

Les productions et exportations sont, à peu de chose près, celles de la Cochinchine : riz, poisson, peaux, bois d'ébénisterie, etc. Lé chiffre

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des exportations atteint de 6 à 7 millions. La population est de 950,000 âmes.

Les villes principales sont la capitale actuelle Pnom-Penh, fort bien située-au point de vue commercial, Oudong, l'ancienne capitale, et Æawpong-Luong, marché important non loin de Pnom-Penh.

TONKIN Er ANNAM

Le Tonkin, borné au Nord par la Chine et au sud par l'Annam, fait partie de ce dernier royaume. C'est une belle et fertile contrée, traversée par un cours d'eau qui va prendre sa source dans le Yunnan, une des plus belies provinces de la Chine méridionale, pays merveilleusement riche en produits métallurgiques.

Malheureusement ces richesses sont à peine exploitées, elles dorment là inutiles, parce que les moyens de transport manquent. Les Anglais, très désireux d'attirer vers l'Inde le courant commercial et industriel d'une grande partie de la Chine, avaient organisé plusieurs expéditions pour reconnaître le pays, mais ils ne trouvèrent aucune voie praticable. Les Français, de leur côté, avaient envoyé une mission pour explorer le Mékong, ce grand fleuve qui traverse l’Indo- . Chine, mais l'expédition admirablement conduite par Doudart de Lagrée ne servit qu'à démontrer que ce vaste cours d’eau n'était pas encore le chemin cherché. :

C'est en 1870 seulement qu'un Français ar-

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