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LES COLONIES FRANÇAISES tte rtrtninatnntqe énormes

cédait à ge rom toutes les possessions de la France dans l'Amérique du Nord.

Notre Nouvelle France, qui nous avait Pr + aimé, ce pays conquis par nos pères, arrosé leur sang, eds Canada anglais par l'aban:

don d’un roi indigne. Ne parlons pas de celui-là, l'histoire s’est chargée de flétrir sa mémoire; mais souvenons-nous avec orgueil et reconnaissance de ces superbes vaincus, de ces patriotes qui, läbas, en pays d'outre-mer, ont su mourir pour l'honneur de notre pays, et suivons avec eu par ct attention les efforts de ce hardi

anada-français qui, aujourd'hui plus que jamais, revendique son titre de naissance et saisit avec empressement. toutes les occasions d3 manifester les sentiments d'amour qu’il conserve pour la France sa mère.

Qui suit jamais cc que réserve l'avenir? Éspérons en nos frères d'Amérique !

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SAINT-PIERRE Er MIQUELON

Saint-Pierre et Miquelon, quelques tristes. roches granitiques couvertes de tourbe, voilà ce qui nous reste à nous les explorateurs, les con-

quérants, les civilisateurs de l'Amérique du. Nord. Voilà à quoi se sont réduits les rêves splendides des Montcalm et des Lévis, qui voulaient doter la France d’un empire vingt fois plus grand qu'elle. Tout petits et tout tristes qu'ils soient, nous les aimons, pourtant, ces débris d'un si glorieux passé, nous ‘les aimons avec orgueil, malgré tout, et pieusement, comme on aime le souvenir d'un aïeul.

D'ailleurs, à un point de vue pratique, ces îlots situés dans l'archipel de Terre-Neuve nous sont précieux à cause de nn du Len banc de moruss ; pendant la saison ils sont le rendez-vous de 15 à 20,000 br qui partent des côtes de la Bretagne, de la Normandie et surtout du pays Basque, pour faire la pêche de la dore à 26 cutané quiest en même temps une source de richesse pour l'Etat et une excellente école pour la marine.

Le traité d’Utrecht (171), qui nous enleva Terre-Neuvs, nous réserva le pri - exclusif de la pêche: sur certaines parties de cette île, puis, lorsqu'en: 1763: nous: perdimes le Canada

et nos autres possessions de l'Amérique du Nord, on nous laissa Saint-Pierre et Miquelon,

comme refuge pour nos pêcheurs, et le 14 juillet

de cette même année 1763 on prit possession de ces iles au nom de la France. Nos droits de

pêche et de sécherie à Terre-Neuve furent à ce

moment non seulement confirmés, mais étendus.

Des établissements de pêche ne tardèrent pas à se former à Saint-Pierre et à Miquelon; ils pus même une grande importance. De 1765

1777, la pêche produisait, année moyenne, 60,000 quintaux de morue et occupait, en dehors de l'île, 220 bâtiments montés par 3,000 marins.

Mais, en 1778, la guerre de l'Indépendance américaine arrêta brutalement ce mouvement vigoureux ; les Anglais s'emparèrent de nos roches granitiques, ils ne laissèrent rien de nos constructions, et les habitants durent s'enfuir. Ils Ares l'Océan et vinrent retrouver la Mère-

atrie.

Cinq années plus tard, la paix de Versailles nous rendit ces îlots, et les habitants furent ramenés aux frais de l'Etat. Ils reprirent courageusement l'industrie aband-nnée et avec un même succès ; mais, encore une fois, en 1793, les Anglais reviennent et les habitants sont chassés, Ce n'est qu'en 1814 que nous serons définitivement maîtres de cette petite mais précieuse Colonie.

En 1816, le gouvernement français, pour repeupler ce pays délaissé, y renvoya’ 130 familles. et les aida à reconstruire le bourg de Saint-Pierre, aujourd'hui une ville qui s'étend

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