SAINT-PIERRE ET MIQUELON
ne
sur une superficie de 84 hectares. Elle se divise en deux parties, l'une appelée la ville en bois, l'autre la ville en pierre. Sa rade est la seule sûre que possède notre Colonie, c'es: aussi le point de relâche de tous les navires.
Le Barachois de Saint-Pierre est vaste et pourrait recevoir un grand nombre de bâtiments, mais il est peu profond, et seuls les bateaux d'un faible tonnage peuvent y entrer. Depuis de longues années on parle de creusement, de curage, mais on ne fait guère qu'en parler, et, chaque année, comme le commerce de Saint-Pierre devient plus important, la réalisation de ce projet devient plus nécessaire, La dépense serait, évalue-t-on, de 450,000 francs, mais pour assurer l'avenir de la Colonie, pour faciliter ïe mouvement -de navigation et accroître notre situation commerciale le sacrifice n'est pas énorme | Et pourquoi la Mère-Patrie ne viendraitelle pas en aide à ses enfants d'Outre-Mer ? Elle y gagnerait autant que sa Colonie. Ce qui fait la force des Anglais, ces colonisateurs intrépides, c'est justement cet esprit de Go-aheadisem qui parfois nous manque, En cela au moins nous ferions bien de les imiter.
Cette Colonie n’est pas représentée au Parlement, elle envoie seulement un délégué au Conseil supérieur des Colonies. L'administration de St-
Pierre et Miquelon est confiée à un comman- ie
dant aidé d'un conseil privé. :
Ilexiste trois centres de population, S4Pierre, .
Ile aux Chiens et Miquelon-Langlade dont la
population d'ensemble est 5,564 habitants. Au-
jourd’hui, trois routes carrossables rendent les communications fociles dans toutes les parties de l’île St-Pierre. Les steamers anglais qui vont à St-Jean de Terre-Neuve font escale à St Pierre. Chaque quinzaine, il y a un service postal entre Halifax et St-Pierre. De plus, le câble transatlantique attérit à St-Pierre, la mettant en communication constante avec la France.
En somme, notre brave petite Colonie est parmi les prospères, puisque depuis 40 ans la valeur des marchandises tant exportées qu'importées a quadruplé.
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La GUADELOUPE
De toutes les belles et nombreuses îles que nous dions autrefois dans la mer des Antilles, il nous reste la Martinique, et la Guadeloupe avec ses cinq dépendances : /a
Désirade, Marie-Galante, 5 Saintes, Saint.
Barthélemy, et Saint-Martin, dont la moitié seulement est à nous, l’autre appartenant à la Hollande.
La Guadeloupe se compose de deux îles principales a Pr par un bras de mer appelé la Rivière La partie occidentale est la Gwadeloupe proprement dite, la partie orientale porte le nom de Grande Terre.
Cette île fut découverteen 1493 par Christophe
Colomb. Ce parmi les grands la nomma.
Sainte-Marie de Guadeloupe, alors une des madones très révérées de l'Estramadure. Un grand siècle, presque un siècle et demi s'écoula avant qu'aucun peuplé de l'Europe eût ere 1° à s'y établir. Mais vers 1635 deux gen
français, L'Olive et Duplessis, avec plus de 500 de leurs compatriotes, vinrent jeter les fondements de la colonie actuelle. Ils prirent possession du pays sans aucune difficulté et n’eurent avec les Caraïbes indigènes que dés relations amicales jusqu'à le mort TER de temps
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après cet évènement l'Oliveleur déclara la guerre, guerre qui dura plus de quatre ans et nese termina que par l'extinction des Caraïbes.
Quinze années plus tard, c'est-à-dire en 1648,
la Compagnie des Iles d'Amérique dont Duplessis |
et l’Olive étaient agents fut dissoute, et la Guadeloupe avec ses dépendances furent vendues. au Marquis de Boisseret, et au sieur Houel, son beau-frère, « au prix de 60,000 livres tournois, et de 6oo livres pesant de sucre fin par an. » Ceux- . ci restèrent propriétaires de l'ile jusqu'en 1664, lorsque Colbert vint l'acheter à son tour pour la Compagnie des Indes Occidentales qu'il venait de fonder. Mais cette Compagnie ne fit pas des affaires plus brillantes que les autres, et, au bout de quelques années, elle aussi dut se dissoudre. La Guadeloupe fut alors réunie au domaine royal.
En 1666 les Anglais tentèrent de nous enle-
ver nôtre Guadeloupe, ils s'emparèrent même des Saintes, mais grâce un peu à la tempête et beaucoup à la bravoure toute française des habitants, ils furent repoussés. Deux autres tentatives, en 1691 et en 1703 échouèrent également. Mais en 1759, cette année si cruelle pour nous, qui vit moürir Montcalm et le Canada, mendier Dupleix et s'écrouler l'Inde, la Guade-
loupe aussi succomba. Les nôtres écrasés par le !
nombre durent capituler et, pendant quatre ans, - notre Colonie restera anglaise.
C'est le Traité de Paris, 1763, qui nous rendit la Guadeloupe et la Martinique, comme dédommagemént du Canada et de presque toutes les Antilles que nous perdions.
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