RÉPUBLIQUE DE 1848 ET SECOND EMPIRE
RÉPUBLIQUE DE 4848 Er SECOND EMPIRE 261 où la France aurait goûté les fruits amers de l’ingratitude des nationalités libérées par ses armes, sa foi dans la fraternité coloniale devait s'évanouir, à supposer qu’elle eût jamais été bien vive en dehors des conseils du gouvernement.
s précieux, si l'on sait s’en servir, qui nous constituent
ssance privilégiée dans le Levant. De même l'ouverture du canal de Suez, le crédit qui en résulta pour nous en Egypte et le discrédit parallèle qu’entraîna pour les Anglais leur opposition acharnée, donnaient à notre politique maritime et coloniale de notables chances de succès ; de sorte que si les décrets et les lois du second empire ont arrèté l’essor de notre colonie algérienne, certains actes de sa politique méditerranéenne étaient de nature à favoriser plus tard notre expansion. Ce n’est que justice de le dire.
citadelle française, soit un établissement de charbonnage pour nos navires. Les effets de cette imprévoyance devaient être durement ressentis, comme la mauvaise humeur de nos anciens alliés, quand il fallut diriger vers l’Indo-Chine une expédition de quelque importance, vingt ans après. Une seconde occasion fut négligée d’affermir et d'étendre nos droits, celle qui s’offrit en 1868, quand les Anglais, engagés dans la guerre contre Théodoros, durent négocier avec nous le débarquement de leur armée en rade d’Adulis et solliciter la permission d'employer l'ile Bessi aux opérations de ravitaillement ; la France donna toutes les autorisations nécessaires sans exiger la moindre réciprocité. Et nous faisions preuve de cette incurie à une époque où les Anglais ne semblaient pas encore mesurer l’importance de l'œuvre de Suez ; quand l'Ethiopie aura, de nos jours, intérèt à se rapprocher de la France, il sera trop tard, et il faudra inille détours pour empêcher une consécration trop définitivement fâcheuse de ces faiblesses du gouvernement impérial.