COLON DE LA BAIE D'HUDSON
* les Canadiens qui devait se terminer en 1760 par la capitulation de M. de Vaudreuil à Montréal. Les colons de la Nouvelle-Angleterre convoitaient la magnifique vallée de l'Ohio que nous occupions et où nous avions établi des postes militaires. A leurs yeux, la condition essentielle du développement de
l'empire anglais d'Amérique était la conquête de
l'Ouest, de ce pays où, pendant trois cents lieues, coulaient vers le Mississipi, à travers d'immenses terrains vierges couverts d'une herbe plantureuse, les eaux de l'Ohio ou de la Belle-Rivière. Les planteurs de la Virginie résolurent de mettre la main sur ces territoires, et, pour donner à leur entreprise une apparence de légitimité, ils firent octroyer à une association de défrichements qu'ils fondèrent sous le nom de Compagnie de l'Ohio, un acte de concession signé par les agents du gouvernement britannique et autorisant les actionnaires de la compagnie à prendre 600,000 acres de terre, dans la vallée de l'Ohio, au delà de ces monts Alleghanis qui avaient toujours été regardés comme la frontière naturelle des possessions des deux grandes nations occidentales en Amérique.
Mis en possession de cet acte de concession qui donnait un semblant de justice à la spoliation qu'ils avaient préméditée, les Virginiens prirent toutes les précautions qu'ils croyaient nécessaires pour triompher de la résistance à laquelle ils s’attendaient de la part des Canadiens. Se sentant soutenus par les quinze cent mille habitants des Treize Colonies anglaises d'Amérique, ils essayèrent encore d’avoir pour alliés les peuplades sauvages du sud des grands lacs, les Delawares, les Miamis, les Mingos et même la puissante confédération des Iroquois; ils réussirent en effet par des présents de poudre et d’eau-devie, à décider quelques-uns de ces Indiens à se joindre à eux.
Bientôt la compagnie de l'Ohio ouvrit une route à travers les défilés des Alleghanis et envoya des ouvriers pour construire un fort à la source de la
rivière de l'Ohio. Les Franco-Canadiens répondirent immédiatement à cette entreprise en élevant de leur côté un fort à l'endroit où se trouve aujourd'hui la