PRINCE
L'Ile du Principe (Prince) a une étendue de 8 milles de FE. à 0., sur 10 du N. au S., et une superficie de 72 railles carrés.
Son sol est plus aride que celui de Saint-Thoraas, toutefois on y trouve des terrains drgileux et très productifs, de raéme que des traces d'éruptions volcaniques surtout vers le sud de File. L'eau y est encore plus abondante qu'à Saint-Thœnas; l'on prétend qu'il y a dans cette île plus de 300 rivières.
La production de File du Prince est semblable à celle de Saint-Thomas, mais elle y est moins développée.
Son port principal est Bahia de Scmto Antonio^ par 1° 38' de lat. N., et 16® 36' de long. E. de Lisbonne, entre Pmta do Cajntào et PotUa da Praia Saigada, et à l'abri de tous les vents. A peu de distance de ce port on en trouve un autre également bon, celui de Praia Saigada. Il y a encore un troisième port, par i^ 36' de lat. N. et 16® 33' de long. E. de Lisbonne, qui est le plus vaste et le plus fréqueqté par les navires de haut bord, on le nomme Praia Grande.
C'est près du premier de ces ports qu'a été fondé le chef-lieu de File. La population du Prince ne dépasse pas 4,000 habitants parmi lesquels se trouve un très petit nombre d'Européens.
Malgré de nombreuses conditions de prospérité. File du Prince est fort déchue de son ancienne importance, mais il est à espérer qu'elle reprendra un jour la place à laquelle elle a droit par sa situation, son climat et ses ressources. Le gouvernement portugais s'occupe d'ailleurs autant que possible d'arrêter le dépérissement de cette colonie.
AJUfrA
Le fort de Saint- Jean-Baptiste d'Ajudâ placé au centre de la grande population de Gregtié est tout ce qui reste au Por-
tugal de ses belles conquêtes entre le Cabo das Très Pontas (Cap des Trois Pointes) jusqu'au Cabo de Lopo Gonçalves (Cap de Lopo Gonçalves). On y voit encore les forts de S. Jorge de Mina, de Cabo Corso et à'Axem, fondés par les Portugais et qui appartiennent maintenant à d'autres nations.
Le port d'Ardra, par 6^ 19' de lat. N. et H« 8' de long. E. de Lisbonne, offre quelques dangers depuis le mois d'avril jusqu'au mois de juillet à cause de la force des courants, toutefois de petites barques viennent prendre les passagers et les marchandises à 3 lieues d'un banc de sable, et les conduisent sans risques en remontant le canal formé par ce banc de sable et la côte, jusqu'à Zambngiy situé à une lieue environ du fort portugais.
Les Portugais sont généralement fort aimés du roi et des habitants de Dahomey qui leur accordent des franchises et des libertés dont ne jouissent pas les autres Européens.
On retrouve encore à Ajudâ quelques traces du commerce important que l'on y faisait au milieu du siècle dernier. Outre le commerce des produits communs aux régions équatoriales, on y fait spécialement celui de la poudre d'or, de l'ivoire, de la cire, des cuirs, de l'huile de palmier, du bois, etc.