‹ Les colonies scolaires de vacances en LorraineChapitre 13 sur 61 · NOMBRE ANNÉES DES RECETTES DÉPENSES ENFANTS · texte numérisé non relu

NOMBRE ANNÉES DES RECETTES DÉPENSES ENFANTS

1897 | 12 9 1898 | 20 1.600 95| 1.600 05 1899 69 9.731 10! 2.730 95 1900 52 1.886 80! 1.977 05 1901 52 3.067 85| 2 032 85 1902 &2 | 3.106 25| 2.512 65 1903 37 2.507 90! 2.139 50 | 1904 34 2.266 95| 1.942 05 Éhalet dons 36 9.370 65| 2.176 55

Hannotte 1906 37 1.938 10! 1.749 10 \ 1907 37 2.099 45| 1.899 75 | | 1908 | 45 |()2 118 40] 1.651 70 ne 1909 57 2.483 70| 2.080 10 à Joli-Bois

() Les excédents de recettes sont affectés, depuis 1908, aux frais de la construction du chalet de Joli-Bois.

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Œuvre des Colonies scolaires de vacances de M. le Professeur Le Monnier.

En juin 1903, sur l'initiative de l'Amicale laïque Stanislas, un comité Composé des Amicales laïques de Nancy, de l'Amicale des Instituteurs et Institutrices de Meurthe-et-Moselle, de l'Union de la Jeunesse lorraine et de l'Université populaire, se formait afin de fonder l’œuvre des colonies scolaires de vacances.

Celte œuvre placée sous la présidence d'honneur de M. Humbert, alors préfet de Meurthe-et-Moselle, de M. Maringer, maire de Nancy et de M. Adam, recteur de l’Académie, eut à sa tête un comité composé de MM. le professeur Le Monnier, président, Stiefel et Perdrizet, vice-présidents, Cahen-Bernard, trésorier, Lombard, secrétaire, Taron et Renaud, secrétaires-adjoints.

Un chaleureux appel fut adressé au public, et le journal «l'Etoile de l'Est » voulut bien insérer leslistes de souscriptions : au bout de trois mois, l’œuvre avait recueilli la somme de 3.687 fr. 50. Chaque année depuis, de nombreuses personnes ont contribué généreusement à faire vivre l’œuvre : à noter, parmi les ressources de l’œuvre, le produit d’un concert toujours très réussi, donné tous les ans, par Madame Valentin, la dévouée directrice de l'Ecole maternelle de la rue Charles IIT, à Nancy.

Le choix des enfants à envoyer à la colonie fut fait par des médecins, sur les propositions faites par les instituteurs et institutrices. De préférence, furent choisis les enfants de veuves (18 sur 60), puis ceux des familles nombreuses. L'âge des colons varia entre huit et {reize ans.

I ne fut pas tenu compte dans la sélection à faire des

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enfants, ni de l'opinion politique, ni de la religion des parents. Il n'y avait là que des misères à soulager, de la santé à donner à ceux qui en avaient besoin. Sur 60 colons : 5ÿ.étaient catholiques et 1 protestant.

L'œuvre adopta le placement familial: en 1903 trente garçons furent envoyés dans des familles de paysans à Celles-sur-Plaine, sous la direction de Mesdames Lombard et Gillet, et trente fillettes à Vanémont et à la Houssière, sous la surveillance de Mesdames Barthélemy et Colnel.

La durée du séjour était de 29 Jours. Les dépenses se sont élevées à 2.717 fr. 45, soit une moyenne de 1 fr. 295 par enfant et par jour.

L'œuvre ne réclame aucun droit d'inscription aux parents des enfants : elle prend à sa charge tous les frais (voyage, pension, assurance des enfants en cas d'accident). Les enfants acceptés pour faire partie de la colonie doivent fournir seulement un trousseau en bon état; en pratique, il n'en est jamais ainsi, et l'œuvre est obligée de compléter ou de remplacer une grande partie du trousseau.

Les enfants étaient pesés avant le départ de Nancy, et de même au retour : une augmentation nette de poids de 1 à 2 kil. en moyenne fut constatée, et, fait à retenir, surtout chez les fillettes.

L'œuvre vit son essor se développer d'année en année. En 1905, le total des recettes était de 8.909 fr. 85, les dépenses de 6.131 fr. 53. Soit une moyenne de 1 fr. 61 par enfant et par jour. Le nombre des enfants (filles et garçons) de soixante en 1903, s'éleva à quatre-vingt-six en 1904 et atteignit cent vingt en 1905.

Parmi les cent vingt enfants de 1905, quinze appartenaient à des familles comptant six enfants ou plus, soixante- treize à des familles ayant de trois à cinq enfants,

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huit étaient fils ou filles de veuves, qualre étaient à la charge de grands parents ou d’oncles, un était un enfant assisté, dix-neuf seulement provenaientde familles n'ayant qu'un où deux enfants, mais que des circonstances particulières avaient fait bénéficier d’un intérêt spécial.

La colonie fut encore envoyée à Celles-sur-Plaine, bien accueillie par la population du pays.

Trente-quatre familles s'étaient partagé les cent vingt colons, la plupart n’en prenant qu’un pelitnombre, quatre par exemple, chiffre le plus fréquent, puisqu'il est atteint seize fois ; onze familles ont reçu chacune deux enfants : deux familles en hospitalisèrent chacune six; une famille enfin ne craignit pas de recevoir huit entants.

L'année 1906, apporta à l’œuvre un développement nouveau... Les recettes s'élèvent à 9.485 fr. 65, les dépenses à 6.628 fr. 25, soit par enfant et par jour 1 fr. 69. Cette moyenne est plus élevée que celle des années précédentes. Le nombre des enfants s’est accru également, il est monté à cent trente fillettes et garçons.

Le séjour de la colonie, qui dura du 7 août au 5 septembre, fut marqué cette année-là par une excursion qui fit époque dans les annales de l’œuvre : la visite de Saint-Dié. Une bienveillante réception était réservée aux jeunes colons par Mesdames Fleurent et Schmitt, par Messieurs Abel Ferry, Fleurent et Schmitt, députés et par le sous-préfet de Saint-Dié. Les enfants accompagnés de Mademoiselle Aubry, Messieurs Lombard et Nicolas furent reçus par Madame Jules Ferry à Foncharupt dans son magnifique parc, où le grand homme aimait à se reposer des soucis et des labeurs quotidiens, et d’où l’on aperçoit « la ligne bleue des Vosges », cette ligne idéale, objet de nos chères espérances. -

En 1907, nous notons un budget de recettes de

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